LE TEST DE SWORD OF THE SEA SUR PS5
SOMMAIRE
1. Une genèse marquée par
l’héritage de Journey
2. Un émerveillement
visuel et sonore
3. Glisser pour
ressusciter un monde
4. Une méditation
interactive
Une genèse marquée par l’héritage de Journey
Dans Sword of the Sea, tu incarnes le Spectre, une figure spectrale rappelée à la vie dans une Nécropole déserte, aux paysages multiple. Tu vas devoir redonner vie à un monde ancien en faisant ressurgir les océans perdus. Pas de longues cinématiques ni dialogues. Tout se raconte par l’exploration, l’imagerie symbolique, le mouvement et les émotions que provoque ce périple hors du commun.Dès les premières minutes, tu comprends que ce n’est pas un jeu qui cherche à t’expliquer son univers, mais un jeu qui veut que tu le ressentes. Les environnements, les créatures, les structures colossales en ruine, chaque détail est une pièce de puzzle narratif. Le lore se lit dans les fresques gravées dans la pierre ou dans l’architecture monumentale, un peu comme dans Journey.
« Tout se raconte par l’exploration, l’imagerie symbolique, le mouvement et les émotions »
Le projet est né chez Giant Squid, studio déjà connu pour Abzû et The Pathless. À sa tête, on retrouve Matt Nava, directeur artistique de Journey chez Thatgamecompany. Quand le jeu a été révélé en mai 2023 lors d’un State of Play PlayStation, il a immédiatement attiré l’attention par son esthétique très proche de celui de Journey, mais transposée dans une mécanique nouvelle : la glisse sur l’Aéroépée.
La promesse était simple mais puissante : et si tu pouvais retrouver les émotions de Journey, mais en surfant sur les dunes comme sur un snowboard futuriste ? Deux ans plus tard, le 19 août 2025, le jeu est sorti enfin sur PS5 et PC (Steam et Epic Games Store), directement inclus dans le catalogue PlayStation Plus Extra et Premium. Un geste malin, car cela permet à des millions de joueurs de plonger gratuitement dans ce voyage contemplatif.
Un
émerveillement visuel et sonore
Si tu attends de Sword
of the Sea un choc
esthétique, prépare-toi, ce jeu est une véritable fresque interactive. Les
dunes ne sont pas de simples textures, elles ondulent et semblent même
respirer. En glissant dessus, tu as l’impression de surfer sur un océan figé
qui se réveille à ton passage. La lumière évolue subtilement, baignant chaque
biome dans une ambiance propre : l’aube dorée du désert, le bleu mystique des
ruines submergées, le blanc éclatant des montagnes glacées.Chaque environnement raconte une histoire. Une vallée balayée par le vent te rappelle l’immensité du vide, tandis qu’un ancien temple englouti regorge de poissons lumineux qui ramènent la vie autour de toi.
« Une direction artistique minimaliste mais chargée d’émotion »
Comme Journey, Sword of the Sea utilise la sobriété pour frapper fort. Pas besoin d’un monde surchargé de détails réalistes. C’est encore plus impressionnant quand tout est stylisé, poétique, presque pictural. Tu n’as pas besoin de texte pour comprendre que tu es en train de ressusciter un monde mourant. Tu n’as pas besoin d’être pris par la main pour explorer chaque pixel de se monde et ressentir des émotions.
Des émotions qui passent aussi par la bande son. Difficile de ne pas mentionner la musique de Sword of the Sea. Elle est composée par Austin Wintory, compositeur déjà culte pour Journey, il livre ici une partition qui oscille entre sérénité et puissance. Les cordes t’accompagnent quand tu prends de la vitesse, les percussions surgissent quand tu libères une zone, et les nappes atmosphériques emplissent ton casque lorsque tu explores.
Le plus fort, c’est que la musique ne t’écrase jamais. Elle est un compagnon de route, pas un artifice omniprésent. Elle respire avec le jeu, réagit à tes actions. Ajoute à cela un sound design riche (le bruit feutré du sable, le sifflement de l’épée qui fend l’air, le chant des créatures marines) et tu obtiens une immersion totale.
Glisser
pour ressusciter un monde
Le cœur de Sword of the Sea, c’est sa mécanique
de glisse à l’Hoversword. Et quelle réussite avec sa prise en
main d’une fluidité et d’une intuitivité des plus grandioses.Ton épée n’est pas qu’une arme : c’est une planche. Tu l’utilises pour surfer sur le sable comme sur la neige, grinder des rampes, wallrider sur des surfaces verticales et enchaîner des tricks aériens. Le tout avec une fluidité impressionnante.
La prise en main est immédiate. Dès les premières minutes, tu comprends comment gérer ton élan, ton angle et ta vitesse. Mais le jeu garde une profondeur subtile. Plus tu maîtrises ton dynamisme, plus tu découvres des enchaînements spectaculaires. C’est un gameplay basé sur le flow, qui te pousse à trouver ton rythme plutôt qu’à exécuter des combos précis.
« Exploration, puzzles environnementaux et rencontres spectaculaires »
Tu ne fais pas que glisser. En explorant, tu dois résoudre de petits puzzles : activer des runes, illuminer des lanternes, plonger ton épée dans des points d’énergie. Ces actions ressuscitent des pans entiers de l’environnement : une vallée aride devient un océan grouillant de vie, une ruine s’illumine de poissons volants. Ces puzzles ne sont jamais difficiles, mais ils rythment ton voyage et donnent un vrai sentiment d’accomplissement.
Le jeu propose aussi des moments de grâce où tu chevauches des créatures colossales : serpents de mer, raies géantes, baleines flottantes, dauphins. Ces séquences rappellent les scènes épiques de Shadow of the Colossus, mais vues à travers le prisme poétique de Giant Squid. Même si la maniabilité est parfois un peu moins précise, ces passages marquent la mémoire. Au-delà de l’histoire, Sword of the Sea t’encourage à rejouer grâce aux tricks que tu peux acheter et perfectionner. Grinder une rampe avec style, enchaîner un salto au-dessus d’un canyon, ça ne change pas le monde… mais ça change ton plaisir. Le jeu flirte presque avec le skate game contemplatif.
Une
méditation interactive
Alors, que penser de Sword of the Sea ?
C’est un voyage court mais intense. Tu peux finir l’histoire principale
en 3 à 4 heures. Certains diront que c’est trop court. Mais
comme Journey ou Abzû, ce n’est pas un jeu qui
cherche à t’occuper des dizaines d’heures. C’est une expérience condensée, un
voyage que tu peux refaire pour retrouver la sensation de liberté.Ce qui frappe le plus, c’est la cohérence artistique. Tout est pensé pour que tu sois dans l’instant : les visuels, le son, la glisse. Tu ne joues pas à Sword of the Sea pour son challenge ou pour ses mécaniques profondes, mais pour vivre un moment suspendu. Difficile de ne pas comparer directement les deux jeux. Journey reste une expérience inoubliable, mais Sword of the Sea réussit à moderniser cette approche. Là où Journey reposait sur la marche et la coopération silencieuse (l’une des forces du jeu que l’on aurait aimé retrouver ici), Sword of the Sea te donne les sensations de la vitesse et du surf. C’est la même philosophie, mais avec une intensité nouvelle.
Sword of the Sea est une œuvre contemplative unique. À la fois poème visuel, ode à la glisse et méditation interactive, il reprend l’ADN de Journey pour l’adapter à une mécanique plus dynamique. Si tu as aimé Journey, Abzû ou The Pathless, tu trouveras dans Sword of the Sea un héritier digne de ce nom. C’est un jeu qui ne cherche pas à t’épuiser, mais à te faire respirer.
L’HISTOIRE : 4/5
IMAGE ET SON : 5/5
GAMEPLAY : 4/5
L’AVIS GÉNÉRAL : 5/5
[ LA NOTE : 18/20 ]
Lire aussi : Le test de Mafia - The Old Country sur PS5 : Retour sanglant aux racines mafieuses en Sicile d’antan
Pour en savoir plus sur Sword of the Sea, mate la vidéo :
> Sword of the Sea,
un jeu Giant Squid
sur PS5 et PC
Déjà dispo.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire