vendredi 6 mars 2026

Le test de Resident Evil Requiem sur PS5

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Trente ans après la tragédie de Raccoon City, Resident Evil Requiem replonge la saga culte de Resident Evil dans ses racines horrifiques. Entre nouvelle héroïne, retour d’un personnage légendaire et ambiance toujours plus oppressante et horrifique, ce nouvel épisode tente de mêler survival horror classique et modernité technique. C’est avec un code foruni par l’éditeur et armé du Requiem que l’on a plongé dans une aventure sombre, tendue et particulièrement marquante. On a testé Resident Evil Requiem, voici notre verdict…

SOMMAIRE
1. Une enquête hantée par Raccoon City
2. Un cauchemar magnifié par la technique
3. Deux héros, deux visions du survival horror
4. Une gestion de la survie toujours au cœur du jeu
5. Un retour aux racines qui assume son héritage

Depuis près de trente ans, la série Resident Evil a façonné le survival horror moderne. Entre virus mutants, laboratoires secrets, déviances et villes dévastées, la licence de Capcom n’a cessé d’évoluer tout en conservant une identité forte.

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Avec Resident Evil Requiem, le studio d’Osaka choisit de revenir à l’un des événements les plus marquants de la saga : l’incident de Raccoon City. Mais cette fois, le regard change. L’histoire ne se contente plus de raconter la catastrophe : elle s’intéresse à ses survivants, aux cicatrices qu’elle a laissées derrière elle… et aux répercussions qui sont encore effectives trente ans après.

Ce nouvel opus introduit une héroïne inédite tout en ramenant une figure emblématique de la série. Un duo qui va devoir affronter un passé que personne n’a réellement réussi à enterrer.

Une enquête hantée par Raccoon City

test de Resident Evil Requiem sur PS5
L’histoire de Resident Evil Requiem se déroule trente ans après les événements tragiques de Raccoon City. Le monde a changé, mais les conséquences de l’épidémie sont toujours bien présentes. Le jeu suit Grace Ashcroft, analyste du renseignement au FBI et fille d’Alyssa Ashcroft, une survivante bien connue des fans de Resident Evil Outbreak (sorti en 2003 sur PS2). Dix ans auparavant, sa mère a été assassinée par un zombie programmé, un événement qui a profondément marqué Grace et orienté toute sa carrière. Chargée d’enquêter sur une série de morts mystérieuses, Grace découvre rapidement un point commun troublant : toutes les victimes sont d’anciens survivants de Raccoon City. Des cadavres tuméfiés, des traces d’infection… et une piste qui ramène inexorablement au virus T.

« Trois décennies après la catastrophe, les fantômes de Raccoon City continuent de réclamer leurs victimes »

De son côté, Leon S. Kennedy, désormais agent expérimenté du DSO, mène sa propre enquête. Lui comprend vite ce qui se passe : les survivants de Raccoon City meurent lentement, victimes ’une infection latente liée au virus T. Mais Leon n’est pas épargné. Des marques noires apparaissent déjà sur sa nuque, signe que le temps joue peut-être contre lui. Lorsque Grace est kidnappée par une mystérieuse créature traqueuse et emmenée dans le centre médical de Rhodes Hill, Leon se lance immédiatement à sa recherche. C’est là que commence véritablement l’aventure, dans un lieu aussi inquiétant que chargé de secrets.

test de Resident Evil Requiem sur PS5

Un cauchemar magnifié par la technique

Techniquement, le jeu repose une nouvelle fois sur le célèbre RE Engine, le moteur graphique maison de Capcom qui a déjà fait ses preuves sur les derniers épisodes de la saga.

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Le premier décor principal de l’aventure est le centre de soin de Rhodes Hill. Un immense complexe médical que tu vas explorer dans ses moindres recoins : sous-sols, étages abandonnés, ailes médicales délabrées… Un lieu unique, fidèle à la tradition de la série, à la fois familier et profondément malsain. Chaque pièce est richement détaillée (et souillée par du sang infecté) : matériel médical rouillé, éclairages blafards, couloirs interminables et salles d’opération abandonnées. L’ensemble crée une atmosphère oppressante qui rappelle les meilleurs moments de la saga. Le jeu t’emmène aussi dans certaines zones de Raccoon City, ravivant les souvenirs de la catastrophe.

« Entre réalisme graphique et horreur viscérale, Resident Evil Requiem mise sur l’immersion totale »

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Le bestiaire est particulièrement réussi. Entre zombies classiques, créatures mutantes et nouveaux monstres particulièrement grotesques, le jeu assume pleinement son côté gore. Certaines rencontres sont même franchement dérangeantes comme celle avec la jeune Emily dont la cécité décuple ses sens (et le ressentiment d’horreur) dans la scène de l’hélico pris d’assaut par une horde de monstres.

La DualSense de la PlayStation 5 est très bien exploitée. Les gâchettes adaptatives renforcent les sensations lors des tirs et des interactions, tandis que le retour haptique accentue chaque moment de tension. Il y a aussi les micros-vibrations, comme au début de l’aventure quand Grace est sous la pluie et que l’on ressent les gouttes tombées sur la manette. Mais c’est surtout le son 3D qui impressionne. Jouer avec un casque permet de percevoir les déplacements des ennemis autour de toi. De sentir, de craindre leur présence. Un grognement derrière une porte, un bruit de pas dans un couloir voisin… autant de détails qui te maintiennent constamment sous pression et qui te font ressentir la peur. Le résultat est redoutablement efficace, tu te sens aussi tendu que Grace à chaque instant.

test de Resident Evil Requiem sur PS5

Deux héros, deux visions du survival horror

L’une des grandes forces de Resident Evil Requiem réside dans son système de double protagoniste. Le jeu alterne entre Grace Ashcroft et Leon S. Kennedy, deux personnages qui incarnent deux visions très différentes du survival horror, ce qui apporte du changement de rythme, des « respirations » sous forme de grand défouloir après des séquences de tensions extrêmes.

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Grace représente la vulnérabilité. Ses séquences se rapprochent fortement de l’approche horrifique vue dans Resident Evil 7 : Biohazard ou Resident Evil Village. Elle dispose de peu de moyens de défense et doit souvent éviter les ennemis les plus dangereux plutôt que les affronter frontalement. Son inventaire est limité, les ressources sont rares et chaque rencontre peut rapidement tourner au cauchemar. L’exploration repose alors sur l’observation, la gestion de l’équipement et la résolution d’énigmes environnementales.

« Resident Evil Requiem joue avec les nerfs du joueur en alternant vulnérabilité pure et action maîtrisée »

La caméra en vue subjective accentue encore cette sensation d’immersion. Chaque couloir, chaque salle du centre médical de Rhodes Hill devient un espace de tension. Tu avances lentement, écoutes le moindre bruit et hésites à ouvrir certaines portes de peur de tomber sur une horreur tapie dans l’ombre et certaines séquences ne font pas dans la dentelle, les développeurs n’ont pas été avares en utilisant des hectolitres d’hémoglobines infectées.

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Ces séquences rappellent clairement l’approche horrifique instaurée par Resident Evil 7: Biohazard. Le jeu insiste sur la gestion des ressources, l’observation de l’environnement et la résolution d’énigmes. On est dans du pur RE avec des allers retours nombreux pour mettre toutes les pièces en place. Les puzzles sont d’ailleurs bien intégrés à l’exploration du centre médical : rétablir le courant dans certaines ailes du bâtiment, fouiller des archives médicales ou manipuler d’anciens équipements pour accéder à de nouvelles zones.

« Requiem alterne deux styles de jeu opposés pour maintenir la tension du début à la fin »

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Leon, à l’inverse, apporte une dimension beaucoup plus orientée action. L’agent expérimenté dispose d’un arsenal plus large, plus musclé, et de capacités de combat avancées : parades, coups de pied, actions contextuelles et utilisation d’armes plus puissantes rappellent clairement les sensations de Resident Evil 4. Quand Grace joue du couteau, Leon y va à la hache. Son inventaire est plus généreux et il peut affronter les créatures avec une efficacité redoutable.

Cette alternance fonctionne étonnamment bien. Les sections avec Grace installent une tension permanente, où chaque couloir peut devenir un piège. Puis Leon arrive pour « relâcher la pression » avec des affrontements plus spectaculaires et dynamiques. Le jeu joue constamment avec ce contraste. Une séquence peut te faire passer d’une infiltration angoissante proche d’un survival horror pur à une scène d’action nerveuse digne d’un blockbuster quand Leon se met en ode sniper pour épauler la fuite de Grace. Ce « ping-pong » entre les deux personnages évite toute monotonie et permet de couvrir toute la palette du gameplay Resident Evil. On retrouve également cette dualité avec les lieux qui servent de cadre au jeu, que ce soit Rhodes Hill ou Racoon City.

« Les sections avec Grace installent une tension constante. Avec Leon on " relâche " la pression »

Le jeu joue intelligemment sur ce contraste et cette alternance fonctionne remarquablement bien. Après une longue phase d’exploration angoissante avec Grace, il n’est pas rare que le joueur prenne enfin le contrôle de Leon pour affronter une horde de créatures dans une séquence beaucoup plus explosive. Cette construction évite la monotonie et permet à Resident Evil Requiem de couvrir tout le spectre du survival horror moderne : la peur viscérale, l’exploration méthodique et l’action intense. Le titre réussit ainsi à réunir plusieurs ADN de la saga dans un seul épisode.

test de Resident Evil Requiem sur PS5

Une gestion de la survie toujours au cœur du jeu

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Comme tout bon épisode de la saga Resident Evil, Resident Evil Requiem repose sur un principe fondamental, la gestion des ressources. Le jeu ne se contente pas d’enchaîner les affrontements. Il pousse constamment le joueur à réfléchir à la meilleure manière d’aborder une situation. Faut-il utiliser ses dernières munitions pour éliminer un zombie dans un couloir étroit… ou tenter de l’éviter au risque de devoir repasser par-là plus tard ? Les munitions, les plantes de soin et les objets de craft sont volontairement distribués avec parcimonie, surtout dans les phases jouées avec Grace. Chaque découverte devient alors un petit soulagement, presque une récompense après plusieurs minutes de tension. Ici, on peut récolter du sang infectés afin de le combiner pour obtenir un sérum qui empêche les morts de se réveiller en mutant plus coriaces.

« Dans Resident Evil Requiem, chaque balle compte et chaque décision peut devenir fatale »

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Les fameuses boîtes de stockage, emblématiques de la série, font évidemment leur retour. Elles permettent de déposer du matériel pour libérer de la place dans l’inventaire, mais obligent aussi à anticiper ses déplacements dans le centre médical de Rhodes Hill. Avant de partir explorer une nouvelle aile du bâtiment, mieux vaut réfléchir à ce que l’on emporte avec soi. Le jeu encourage aussi l’exploration minutieuse. Certaines pièces apparemment anodines cachent des ressources précieuses, tandis que des documents disséminés dans l’hôpital permettent de mieux comprendre les expériences menées dans le complexe. Ou de trouver le code d’un coffre qui renferme plein de ressources. Il ne faut pas oublier de ramasser les pièces qui permettront d’acheter des objets. Ce système crée une tension permanente, on n’est jamais totalement en sécurité, même après avoir nettoyé une zone. Et c’est précisément cette pression constante qui fait toute la force de Resident Evil Requiem.

test de Resident Evil Requiem sur PS5

Un retour aux racines qui assume son héritage

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Avec Resident Evil Requiem, Capcom livre un épisode qui regarde clairement dans le rétroviseur de la franchise. L’histoire réussit à exploiter intelligemment l’héritage de Raccoon City, l’un des événements fondateurs de la série. Plutôt que de simplement revisiter la catastrophe, le jeu explore ses conséquences sur ceux qui y ont survécu. Cette approche donne au récit une tonalité plus mélancolique et plus mature. L’introduction de Grace Ashcroft fonctionne également très bien. En tant que nouvelle héroïne, elle apporte une perspective différente sur l’univers Resident Evil. Moins expérimentée que les vétérans de la saga, elle renforce le sentiment de vulnérabilité qui fait l’essence du survival horror.

« Resident Evil Requiem transforme le passé de la saga en moteur narratif et ludique »

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Le retour de Leon S. Kennedy apporte quant à lui un équilibre parfait entre nostalgie et efficacité. Son gameplay plus dynamique vient contrebalancer les phases d’exploration plus lentes et anxiogènes. À l’image de ce retour, Requiem est truffé de référence aux précédents opus. Techniquement, le jeu impressionne grâce au RE Engine, toujours aussi performant. Les environnements sont détaillés, le bestiaire particulièrement dérangeant et l’ambiance sonore redoutablement efficace. La DualSense de la PlayStation 5 ajoute d’ailleurs une vraie plus-value. Les vibrations et les gâchettes adaptatives participent à l’immersion, tandis que le son 3D renforce l’angoisse en permettant de localiser les ennemis dans l’espace. Quelques séquences peuvent toutefois sembler un peu classiques pour les habitués de la série, et certains puzzles restent relativement simples. Mais ces défauts restent mineurs face à la cohérence globale de l’expérience.

Lire aussi : Resident Evil Requiem : Tout ce qu’il faut savoir avant la sortie du nouveau survival horror de Capcom

Mate la bande-annonce de Resident Evill Requiem :

Finalement, Resident Evil Requiem apparaît comme un épisode très respectueux de la saga, qui réussit à mêler héritage et modernité sans trahir l’identité du survival horror.

test de Resident Evil Requiem sur PS5
Resident Evil Requiem,
un jeu Capcom sur PS5,
Xbox Series, Switch 2 et PC
déjà dispo.
+d'infos : Resident Evil RequiemCAPCOM

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire