mercredi 1 juillet 2020

The Last of Us Part II (test)


Test The Last of US part 2 sur PS4
On ne pouvait pas concevoir que The Last of Us reste sans suite. Le premier opus signé Naughty Dog nous avait vraiment marqués, on s’est donc jeté sur la suite. On a testé TheLast of Us Part II sur PS4, voici le verdict...


La fin n’était que le début

Cinq ans après les événements du premier opus, les Coureurs, Rôdeurs et autres Claqueurs n’ont pas disparu et Ellie et Joel s’appliquent à poursuivre leur lutte pour leur survie. Dans cette Amérique post-pandémie, ils se sont installés dans une communauté du comté de Jackson, en plein cœur du Wyoming. La vie y est, en apparence, paisible, mais l’hiver est rude et il faut redoubler d’efforts pour survivre aux attaques des infectés. Néanmoins, une certaine routine s’est installée au rythme des tours de garde. Pourtant, tout va changer quand un événement tragique va transformer Ellie qui n’aura qu’une idée en tête, se venger de renégats qui suivent leurs propres convictions. Parmi eux, on fait la connaissance de la redoutable Abby. La menace ne fait que s'intensifier puisqu'Ellie et les personnes qui l'ont prise sous son aile, vont devoir faire face au danger que les deux nouveaux ennemis représentent : le Front de Libération de Washington (WLF) et les Scars. Ces nouveaux adversaires sont humains, mais ils sont tout aussi mortels et sans foi ni loi que les infectés. Au fil que l'histoire progresse, on apprendra à les connaitre et on découvrira ce qui les motive.
Naughty Dog a mis l’histoire au cœur de son jeu, d'ailleurs, on passe les deux premières heures à suivre le film du récit puisque les affrontements sont peu nombreux. Cette façon de procéder ne nous permet pas de rentrer dans le vif du sujet, mais elle permet de rentrer dans le vif de l'intrigue. À mesure que l'on progresse dans les paysages enneigés, on s'immerge et on apprend à se familiariser avec les nouveaux éléments dont le couple formé par Ellie et Dina. Un couple qui a de quoi surprendre, mais qui fonctionne redoutablement bien, car l'alchimie qui lie les deux jeunes femmes est indéniable. C’est un parti-pris audacieux, mais qui permet au jeu de se différencier un peu plus et qui apporte une vraie modernité à l’histoire.
L’HISTOIRE
Note 5/5

Redoutablement beau…

C’est un monde semi-ouvert que Naughty Dog nous propose de découvrir ou plutôt de contempler tant le travail graphique donne un résultat criant de vérité à l’écran. C’est vrai sur les décors sont soignés, surtout les paysages qui révèlent de véritables splendeurs. Quand l’intrigue le permet, il ne faut pas avoir peur de prendre son temps de s’arrêter et de faire tourner la caméra autour de soi pour en prendre plein les yeux, surtout que les environnements varient entre nature et ville. Un soin particulier a été porté sur la lumière et c’est très certainement pour cela que le jeu est si splendide et qui appelle à la contemplation.
Les décors sont beaux visuellement parlant, mais ce sont les expressions des visages qui nous ont bluffés. Depuis des années, les jeux vidéo gagnent en réalisme pour faire mouvoir des personnages de plus en plus humains, mais ici, le travail sur les expressions des émotions va encore plus loin dans le réalisme au point de nous arracher quelques frissons, voire quelques larmichettes, suivant la relation affective que l’on a avec l’histoire et/ou les personnages.
Avec autant de soin apporté à l’univers, il est primordial de proposer une immersion totale et pour que l’immersion fonctionne, il faut du réalisme. Ce réalisme passe par l’image et, bien sûr, par le son. Comme pour le premier opus, il n’y a rien à redire pour la musique, elle colle toujours aussi bien aux images et à l’atmosphère de The Last of Us. On était déjà conquis avant même de lancer la partie, mais cette nouvelle partition finit de nous combler. Le reste de l’ambiance sonore est toujours aussi efficace : on est toujours pétrifié dès que les Claqueurs commencent à pousser les « cris ».
L’IMAGE ET LE SON
Note 5/5

…Absolument fatal

Comme l’histoire est au centre du jeu et prend le dessus sur les affrontements avec les ennemis, il se passe de longues séquences où l’on suit l’histoire et où l’on explore les lieux, ce qui permet d’étoffer le récit. Mais quand il faut de venir à bout des ennemis qui croisent ou bloquent notre chemin, on n’a pas d’autre choix que de réfléchir à la bonne technique pour s’en sortir indemne. On l’avait bien compris dans le premier opus, l’infiltration est la base pour progresser, sans encombre, dans le jeu. Rebelote pour cette suite où l’on s’applique à réagir et agir suivant l’ennemi que l’on a en face de soi, qu’ils soient Infectés ou Humains. Se montrer trop impatient, foncer en pensant qu’on arrivera à passer sans se faire remarquer est une fausse bonne idée. L’ennemi est plus fort que toi et tu devras reprendre la séquence de combat pour trouver la bonne combinaison action/mouvement pour y arriver. Les points de reprises sont bien pensés pour ne pas se lasser de devoir s’y reprendre maintes fois. Dans notre périple, on marche en binôme et notre partenaire s’avère d’un grand secours quand on se retrouve submergé lors d’affrontements musclés. Parfois, il ne pourra rien faire, mais parfois il vous sauvera in extrémiste, on pourra aussi être amené à lui rendre la pareille.
On a le choix de subir l’affrontement ou de prendre les choses en main en partant « chasser » nos ennemis. En utilisant des briques ou des bouteilles, on peut les attirer où l’on veut pour les isoler et les prendre par surprise : une élimination en douceur qui passe inaperçue. On peut aussi jouer avec les cocktails Molotov et faire un barbecue géant d’infectés. Pour en remplir sa besace, il faudra récolter différents matériaux tout au long de l’aventure et les fabriquer quand on aura assez d’éléments. Le craft n’est pas à négliger pour mettre toutes les chances de son côté pour remporter les combats, avec plus ou moins de facilité. C’est aussi indispensable pour améliorer les armes ou ses compétences afin d’être plus réactif dans ses actions.
Les bases du premier opus sont reprises et, on le reconnaît aisément, le gameplay ne révolutionne pas le genre, mais ce n’est pas vraiment ce que l’on attend d’un jeu comme The Last of Us qui est avant tout une histoire et des personnages. Très franchement, ce n’est pas plus mal d’avoir un gameplay dont on connaît les bases ou qui s’acquiert instinctivement, car c’est du déjà joué, pour pouvoir s’immerger dans l’histoire et créer des liens affectifs avec les personnages.
LE GAMEPLAY
Note 4/5

L’AVIS GÉNÉRAL

Il est indéniable que l’esprit créatif a animé les développeurs tout au long de la production du jeu. Ils ont engendré un petit bijou qui nous offre une large palette d’émotions (peur, rire, tristesse, rage, nostalgie). Si le titre va droit au but et a tout bon, c’est qu’un soin particulier a été apporté à l’histoire, aux personnages, aux décors, au rendu des émotions et au gameplay qui, sans révolutionner le genre, est parfaitement adapté à la situation ou du moins ce que l’on peut imaginer ce que serait la situation si l’on devait se retrouver à survivre dans les baskets d’Ellie.
Note 5/5

Pourquoi on aime The Last of Us Part II ?

Parce qu’avant d’être un jeu vidéo, The Last of Us est une histoire, un scénario, une aventure épique qui, paradoxalement (et c’est ce qui en fait sa force), est ordinaire dans son ADN. Le destin lié d’un père « orphelin » de sa famille et d’une fille qu’il prend sous son aile, nous passionne depuis les prémices du projet. Leur histoire est narrée au fil de ces deux jeux et le scénario est tellement bien écrit qu’on se prend d’affection pour ces personnages ordinaires au destin hors norme. Si l’écriture n’avait pas été aussi pointue, aussi soignée, le jeu n’aurait pas suscité autant d’émotion. The Last of Us (la première partie comme la deuxième) démontre que même un gameplay basique (oui, il ne révolutionne pas le genre) peut-être magnifié par une histoire solide, des personnages criants de vérité et une écriture aussi intelligente qu’émouvante. Parfois, les choses les plus simples sont les plus belles.

[Note de la rédac’ : 19/20]

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