SOMMAIRE
1. Une aventure lunaire entre science-fiction
et émotion
2. Une direction artistique maîtrisée,
entre froideur et poésie
3. Un gameplay hybride qui fait toute la différence
4. Rejouabilité et accessibilité : Un jeu qui respecte
ton temps
5. Une proposition audacieuse qui marque
durablement
Annoncé il y a plusieurs années puis longtemps resté
silencieux, Pragmata arrive finalement sur consoles et PC pour nous proposer
une expérience d’action différente. Développé et édité par Capcom, le jeu
s’inscrit dans la lignée des productions du studio japonais qui aime
expérimenter tout en conservant une base solide. Pragmata n’est pas un
blockbuster classique, il est de la trempe de ses jeux « sans prétention »,
mais qui s’avère rudement efficace et qui peuvent allégrement jouer dans la
cour des très grands. Ici, pas de monde ouvert tentaculaire ni de formule
balisée. Le titre mise tout sur une idée forte et un gameplay hybride et dès
les premières minutes, tu comprends que tu ne joueras pas à un simple TPS.
Une aventure lunaire entre
science-fiction et émotion
L’histoire se déroule dans un futur proche, après une
découverte majeure : le lunum. Cette ressource a permis le développement de la
lunafibre, un matériau capable de reproduire n’importe quel objet à partir de
simples données. Une avancée technologique gigantesque… qui va évidemment mal
tourner. Du jour au lendemain, toute communication avec une station lunaire
dédiée à ces recherches est coupée. Une équipe d’intervention est envoyée sur
place, mais un violent séisme frappe la Lune peu après leur arrivée. Hugh
Williams, membre de cette équipe, se retrouve séparé des siens, gravement
blessé et inconscient.« Dans Pragmata, la survie passe autant par les balles que par la compréhension de l’autre »
À son réveil, il est sauvé par une étrange androïde à
l’apparence d’une jeune fille : Diana. Elle appartient à une catégorie bien
particulière appelée les Pragmata, des entités autonomes conçues à partir de
lunafibre. Ensemble, ils vont tenter de survivre, comprendre ce qui s’est
passé… et fuir une station devenue hostile. Même si le scénario reste assez
classique dans sa construction, il fonctionne efficacement grâce à son rythme
et à sa mise en scène. Ce n’est pas tant l’intrigue qui marque que la relation
entre Hugh et Diana, qui apporte une vraie sincérité émotionnelle. Notement
avec les interactions au fil de l’aventure qui leurs permettent de mieux se
connaître ou celles au Refuge qui renforcent leurs liens. On s’attache
facilement à ce duo, ce qui suffit à maintenir l’intérêt jusqu’au bout.
🌙 Point fort : la
relation entre Hugh et Diana fonctionne immédiatement. Elle apporte une vraie
dimension émotionnelle à une intrigue pourtant classique.
🚨
Point faible : le scénario reste assez prévisible dans ses
grandes lignes et manque de véritables surprises.
Une direction artistique
maîtrisée, entre froideur et poésie
Techniquement, Pragmata s’appuie sur le RE Engine,
une valeur sûre chez Capcom et le résultat est globalement très solide. Le jeu
affiche une belle stabilité, avec des performances maîtrisées et une lisibilité
constante de l’action, élément essentiel compte tenu de son gameplay exigeant.
Les effets visuels, notamment liés aux interfaces de hacking et aux
interactions avec les ennemis, apportent une vraie identité visuelle et
participent activement à l’expérience de jeu. La direction artistique, elle,
repose sur un contraste fort. D’un côté, tu explores une station lunaire
froide, clinique, presque aseptisée, marquée par des couloirs métalliques, des
infrastructures industrielles et des zones ravagées par le chaos. De l’autre,
la présence de Diana introduit une forme de douceur et d’humanité inattendue
dans cet environnement hostile. Ce décalage fonctionne particulièrement bien et
donne au jeu une vraie personnalité.« La Lune n’a jamais semblé aussi hostile… et pourtant aussi fascinante »
Pour éviter la lassitude d’un décor de station spatiale, des
zones ont leur propre style comme la réinterprétation de Time Square ou le « musée
d’histoire naturel ». Les ambiances sont mixées, ce qui apportent une
autre dimension à ce jeu qui se déroule sur la lune. Les effets de lumière, les
textures et les animations participent à une immersion réussie. Certains
panoramas, notamment en « extérieur », offrent des moments plus
contemplatifs qui viennent casser le rythme des affrontements. Ce n’est pas un
jeu qui cherche la démesure visuelle, mais plutôt la cohérence et l’efficacité.
Le sound design, lui, renforce constamment la tension, tandis que la bande-son
reste discrète mais efficace, accompagnant l’action sans jamais la surcharger.
Même si notre progression est guidée et qu’on n’a pas la liberté d’un monde
ouverte, on ne se sent pas enfermé, en fait, ça colle au fait que l’on est
prisonnier de cette station.
🌙 Point fort : une
ambiance immersive et cohérente, portée par une direction artistique forte.
🚨
Point faible : un manque de variété visuelle sur la durée, avec
des environnements parfois trop similaires.
Un gameplay hybride qui fait toute la
différence
Pragmata repose sur une idée simple mais brillante.
Le gameplay combine du tir à la troisième personne avec un système de hacking
en temps réel, ce qui va te demander une double dose d’attention pour ne pas te
laisser submerger. Tu contrôles Hugh pour les déplacements et les combats, mais
Diana intervient en parallèle pour pirater les ennemis. Concrètement, chaque
affrontement te demande de viser, esquiver… tout en résolvant rapidement un
mini-puzzle (de plus en plus « complexe ») pour exposer les points
faibles adverses. Ce système crée une tension permanente. Tu ne peux pas te
contenter de tirer, il faut analyser, anticiper et agir vite. Et contre toute
attente, la prise en main devient rapidement naturelle. Lors de nos premiers
pas on pensait qu’on allait vite perdre pied, mais on est devenu accro, en
cherchant à compléter ses puzzle à 100%.« Dans Pragmata, tirer ne suffit pas, tu dois aussi réfléchir »
« Une structure classique au service de l’efficacité »
🌙 Point fort : un
gameplay original, intelligent et extrêmement satisfaisant une fois maîtrisé.
🚨
Point faible : une prise en main qui peut déstabiliser au début,
surtout pour les joueurs habitués aux TPS classiques
Rejouabilité et accessibilité : Un
jeu qui respecte ton temps
Pragmata propose des éléments de rejouabilité,
notamment via des améliorations à débloquer, des défis et un New Game+. Sans
être exceptionnel sur ce point, le contenu reste suffisant pour prolonger
l’expérience quand on s’est pris au jeu et que l’on veut faire durer le plaisir.
Côté accessibilité, le jeu s’en sort bien. La difficulté est globalement
équilibrée, même si certains passages peuvent surprendre.« Une expérience courte, mais suffisamment riche pour donner envie d’y revenir »
L’interface est claire, les mécaniques bien expliquées, et
la progression permet une montée en puissance naturelle. De toutes façons,
quand on échoue ou que l’on a besoin de gagner en puissance, un retour rapide
au Refuge permet de booster ses stats ou changer d’équipement. Ces ajustements
de curseurs permettent de revenir dans la bataille, mieux armé, donc plus
efficace.
🌙 Point fort : une
progression accessible et bien pensée.
🚨
Point faible : une difficulté parfois inégale selon les phases.
Une proposition
audacieuse qui marque durablement
Ce qui frappe immédiatement, une fois la manette posée,
c’est à quel point Pragmata réussit à proposer quelque chose de
différent sans jamais perdre en efficacité. Là où beaucoup de nouvelles
licences peinent à trouver leur identité, le titre impose la sienne avec une
évidence presque déconcertante. Depuis queleques années, Capcom enchaîne les
projets solides avec une vraie vision, cherchant à affirmer un style plutôt
qu’à suivre des tendances. Une démarche que peu d’éditeurs parviennent encore à
maintenir aujourd’hui, tant l’industrie est souvent dominée par des formules
sécurisées. Pragmata s’inscrit pleinement dans cette philosophie : une
prise de risque mesurée, mais surtout une proposition claire, originale,
cohérente et assumée.Son gameplay hybride, véritable colonne vertébrale de
l’expérience, est une réussite totale. Ce mélange d’action et de hacking ne se
contente pas d’être original. Il est surtout parfaitement maîtrisé, évolutif et
constamment stimulant. Chaque affrontement devient un terrain
d’expérimentation, où réflexion et réflexes s’entremêlent avec une fluidité
remarquable. C’est ce genre de mécanique qui reste en tête longtemps après
avoir terminé le jeu.
« Avec Pragmata, Capcom confirme une dynamique rare : proposer des jeux originaux, assumés et profondément marquants »
Mais Pragmata, ce n’est pas seulement une bonne idée
de gameplay. C’est aussi une aventure rythmée, dense et maîtrisée, qui évite
intelligemment les longueurs. Le jeu sait exactement où il va et ne s’éparpille
jamais, offrant une expérience concentrée, sans superflu, qui respecte ton
temps tout en maintenant un haut niveau d’engagement. Et puis il y a ce duo,
Hugh et Diana, qui apporte une vraie âme à l’ensemble. Leur relation, simple en
apparence, fonctionne avec sincérité et donne au jeu une dimension émotionnelle
qui renforce l’implication du joueur. Ce n’est pas une révolution narrative,
mais c’est suffisamment juste pour marquer.
Au final, Pragmata ne cherche pas à en faire trop et c’est précisément ce qui fait sa force. Il préfère affiner une idée forte plutôt que de multiplier les concepts et cette approche lui permet de proposer une expérience cohérente, aboutie et surtout mémorable. Si tu cherches un jeu qui sort des sentiers battus tout en restant immédiatement plaisant à jouer, Pragmata est clairement une valeur sûre. Une nouvelle licence qui, sans bruit inutile, s’impose comme une réussite et confirme que Capcom fait partie des rares éditeurs capables de proposer encore des expériences originales avec une véritable identité.
Lire aussi : RE Engine : Plonge au cœur du moteur qui propulse Resident Evil Requiem et les plus grands jeux de Capcom
Mate la bande-annonce de Pragmata :
Pragmata est une excellente surprise. Un jeu qui ose,
qui tente, et qui réussit là où beaucoup échouent : proposer une vraie idée de
gameplay et l’exploiter intelligemment du début à la fin. Et si ce n’est
peut-être pas encore une révolution, c’est clairement une base solide pour une
licence qui pourrait devenir incontournable.
> Pragmata, un jeu Capcom sur PS5, Xbox Series, Switch et PC, le 17 avril.
+d'infos :PRAGMATA alunit en 2026 - Capcom France
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