vendredi 16 octobre 2026

Test de Ghost of Yōtei : Échos de Sekigahara, une nouvelle raison de reprendre le katana ?

Test de Ghost of Yōtei  Échos de Sekigahara
C’était il y a un an que l’on faisait nos premiers pas en Ezo, aux côtés d’Atsu. C’était il y a un an que l’on traquait et battait les Six de Yōtei dans le nouvel opus de la saga Ghost of…. On doit bien avouer que l’ambiance du Japon féodal nous manquait et que l’annonce du DLC a tout de suite ravivé la flamme et boosté à fond notre envie d’y retourner. C’est avec un code fourni par l’éditeur que l’on s’est équipé du double katana pour tester « Échos de Sekigahara », voici notre verdict…

Test de Ghost of Yōtei  Échos de Sekigahara
Comme pour Ghost of Tsushima, Ghost of Yōtei prolonge le plaisir avec une nouvelle zone à découvrir et une nouvelle histoire à savourer, qui s’intéresse à un autre pan du passé d’Atsu. Baptisée Échos de Sekigahara, cette extension nous entraîne sur les traces de Nagato, un homme qu’Atsu a connu trois ans auparavant, alors qu’ils combattaient ensemble lors de la célèbre bataille de Sekigahara. Une prime lancée contre cet ancien compagnon va pousser notre héroïne à reprendre la route, direction le territoire des Vipères.

Lire aussi : Le test de Ghost of Yotei sur PS5 : la nouvelle leçon de maîtrise signée Sucker Punch 

Mais avant de pouvoir découvrir ce nouveau chapitre, il faut remplir quelques conditions. L’extension est accessible après avoir terminé quatre quêtes de l’aventure principale : L’Auberge abandonnée, La Voie du double katana, Le Récit de l’Oni et Le Destin du Kitsune. Il faut ensuite retrouver Kojiro, le courtier en primes, à l’auberge de l’Ombre de Yōtei, puis accepter le contrat visant Nagato. Un chemin à travers les marais te conduira alors vers Ashoro. Pas besoin d’avoir terminé toute l’histoire principale pour te lancer, mais il faudra avoir suffisamment avancé dans celle-ci. Pour connaître toutes les étapes et accéder facilement à cette nouvelle zone, retrouve notre article consacré à l’accès au DLC Échos de Sekigahara.

Lire aussi : Ghost of Yōtei : Comment accéder aux contreforts d’Ashoro?

Test de Ghost of Yōtei  Échos de Sekigahara

Une histoire qui prolonge le plaisir

Avec cette nouvelle aventure, Sucker Punch ne cherche pas à bouleverser la formule qui nous avait séduits lors de la sortie de Ghost of Yōtei. Cette extension du jeu principal approfondi le passé d’Atsu, nous faire découvrir une nouvelle facette de sa personnalité et nous offrir une aventure supplémentaire dans cet univers que l’on avait pris tant de plaisir à parcourir. Le scénario joue sur les liens entre Atsu et Nagato, tout en alternant entre le présent et les souvenirs de la bataille de Sekigahara. Cette construction permet de faire progressivement la lumière sur leur histoire commune et de donner un peu plus d’épaisseur à notre héroïne.

« Les liens qui unissent Atsu et Nagao sont si forts qu’ils permettent de voir l’héroïne de Ghost of Yōtei sous un autre jour » 

Sans révolutionner la narration, cette intrigue s’inscrit naturellement dans la continuité du jeu de base. On retrouve ce mélange de vengeance, de rencontres et de secrets qui fonctionnait déjà si bien. Clairement, si tu avais accroché à l’histoire d’Atsu et à l’univers de Ghost of Yōtei, tu devrais apprécier ce nouveau chapitre. En revanche, si le récit principal ne t’avait pas convaincus, cette extension ne risque pas de changer ton avis. Elle prolonge une formule existante plutôt qu’elle ne cherche à la réinventer.

Test de Ghost of Yōtei  Échos de Sekigahara

Ashoro, un nouveau territoire à explorer

Test de Ghost of Yōtei  Échos de Sekigahara
Après nous être assurés d’avoir validé tous les prérequis, nous avons enfin pu découvrir Ashoro, le territoire des Vipères et notre nouveau terrain de jeu. Une fois de plus, on salue le travail de Sucker Punch, qui s’est appliqué à donner du caractère à cette nouvelle région et à lui offrir sa propre personnalité, tout en respectant la direction artistique du jeu. Les premières foulées d’Atsu sur les hauteurs d’Ashoro nous régalent de la beauté des lieux, le décor est magnifié par la chanson originale « Nagare Yoi Uta » de Hako Yamasaki. C’est ce travail minutieux qui fait que l’histoire s’étoffe naturellement et donne le sentiment qu’il y aurait encore tant de choses à conter. La mise en scène profite toujours de cette capacité à transformer une simple balade en véritable moment de contemplation. Les panoramas, la lumière et les mouvements de la nature participent pleinement au charme de l’expérience. Visuellement, on retrouve donc ce qui faisait déjà la force du jeu original, sans rupture esthétique ni changement radical, mais en trouvant son style pour donner son propre caractère à cette zone.

« Les paysages sauvages, les reliefs et les ambiances naturelles contribuent à nous replonger immédiatement dans ce Japon féodal fantasmé »

Test de Ghost of Yōtei  Échos de Sekigahara
Côté son, l’ambiance conserve elle aussi toute sa place dans l’immersion. Les bruitages des affrontements, les sons de la nature et la musique accompagnent l’exploration comme les moments plus tendus du récit. L’extension s’inscrit dans la continuité de l’expérience de Ghost of Yōtei, sans chercher à en modifier les codes. Il faut toutefois garder à l’esprit que nous sommes ici dans une continuité. Le DLC ne cherche pas à nous surprendre avec une nouvelle approche de l’exploration, mais à prolonger l’expérience et à étendre un territoire que l’on avait déjà bien exploré. Cette logique se retrouve dans les activités proposées : camps ennemis à libérer, sources chaudes, temples, bambous à trancher et autres points d’intérêt bien connus sont de retour. Certains y verront une certaine redondance et on peut les comprendre. Mais quel plaisir, pour peu que l’on ait aimé le jeu de base, de retrouver ces petites habitudes et de repartir à l’aventure dans un univers que l’on connaît ! L’extension nous offre ainsi plusieurs heures supplémentaires d’exploration, avec un contenu qui peut demander une dizaine d’heures si l’on prend le temps de découvrir la région dans ses moindres recoins.

Un gameplay toujours aussi efficace, avec quelques nouveautés

On ne change pas une équipe (ni une formule) qui gagne. Les combats conservent cette nervosité et cette précision qui nous avaient séduits, avec des affrontements qui demandent toujours de bien observer ses adversaires, de choisir la bonne approche et de maîtriser ses armes. Les différentes techniques d’Atsu restent au cœur des affrontements et les nouveaux ennemis viennent apporter quelques variations à des situations que l’on connaît déjà. L’extension ajoute tout de même quelques possibilités supplémentaires. Atsu peut notamment s’emparer d’armes lourdes, comme les kanabō, pour faire parler sa force face aux adversaires les mieux protégés. Elle peut également apprendre à attraper une flèche en plein vol. De nouveaux équipements, des armures, des teintures et des récompenses viennent compléter l’ensemble. Ces ajouts restent modestes, mais ils donnent quelques raisons de poursuivre la progression et d’expérimenter différentes approches du combat. La prise en main ne change pas fondamentalement et c’est finalement ce que l’on attendait de ce contenu supplémentaire : retrouver des sensations familières, tout en disposant de quelques outils inédits pour varier les affrontements.

« Et puis Jin Sakai, le héros de Ghost of Tsushima, fait un retour surprise pour notre plus grand plaisir »

Test de Ghost of Yōtei  Échos de Sekigahara
Les amateurs du système de combat devraient donc y trouver leur compte, même si les joueurs en quête d’une véritable évolution des mécaniques risquent de rester sur leur faim. En parallèle, la Complete Edition propose un autre ajout important, Ennemi public, un mode solo inspiré du roguelite. Le principe est de lancer une expédition, affronter des vagues d’ennemis de plus en plus redoutables, récupérer des améliorations et tenter de venir à bout de la cible recherchée. Plusieurs personnages sont jouables, dont Atsu, Oyuki et Nagato, mais aussi Jin Sakai, le héros de Ghost of Tsushima, ce qui est une bonne surprise, car cela permet de retrouver un personnage que l’on apprécie tant. Chacun de ces personnages dispose de ses propres armes et compétences, ce qui renouvelle les approches et encourage à multiplier les parties. Ce mode s’adresse avant tout à celles et ceux qui apprécient les combats de Ghost of Yōtei et souhaitent les retrouver dans un format plus immédiat, axé sur le défi et la rejouabilité. Il constitue un complément intéressant à l’extension narrative, même s’il ne remplace pas une véritable nouvelle aventure.

« Il y a aussi une mise à jour gratuite »

Une Complete Edition pour prolonger l’aventure

Disponible depuis le 1er octobre 2026, la Complete Edition marque le premier anniversaire de Ghost of Yōtei. Elle regroupe le jeu de base, l’expérience coopérative Ghost of Yōtei Legends, l’extension narrative Échos de Sekigahara et le mode solo Hors-la-loi. Elle comprend également le contenu de l’édition numérique Deluxe, plusieurs éléments cosmétiques, des tampons supplémentaires pour le mode Photo et de nouveaux trophées liés aux contenus additionnels. Pour les joueurs qui possèdent déjà le jeu, la mise à niveau vers la Complete Edition est proposée à 14,99 €. Ceux qui découvrent l’aventure peuvent directement se tourner vers l’édition complète, affichée à 79,99 € sur le PlayStation Store français.

« Il y a aussi une mise à jour gratuite »

Attention toutefois, tout ce qui accompagne cette sortie n’est pas réservé aux acheteurs de cette édition. La mise à jour gratuite déployée le 1er octobre ajoute notamment le mode Merveilles de Yōtei, qui permet de contempler les paysages d’Ezo comme un fond d’écran animé, ainsi que de nouvelles options de confort, dont la possibilité de conserver l’apparence d’une armure tout en profitant des statistiques d’un autre équipement. De nouvelles pistes pour le mode Watanabe et une option d’accessibilité à contraste élevé sont également au programme. La Complete Edition propose donc un ensemble plutôt complet pour celles et ceux qui souhaitent prolonger leur séjour en Ezo. Reste la question du prix, si l’extension narrative et le mode Ennemi public représentent deux ajouts appréciables, on peut regretter que certaines nouveautés ne soient accessibles qu’en passant par cette mise à niveau payante.

« Il y a aussi une mise à jour gratuite »

Faut-il retourner en Ezo ?

Avec Échos de Sekigahara, Sucker Punch joue la carte de la continuité. La nouvelle région d’Ashoro est agréable à parcourir, l’histoire d’Atsu gagne quelques nuances et les combats conservent leur efficacité. L’extension ne cherche jamais à réinventer Ghost of Yōtei, mais plutôt à nous donner une bonne raison d’y retourner. Les quelques nouveautés de gameplay et le mode Ennemi public viennent compléter une proposition qui devrait satisfaire les joueurs encore attachés à l’univers. En revanche, les activités très familières et le manque de changements en profondeur pourront laisser sur leur faim ceux qui espéraient davantage qu’un prolongement du jeu de base.

Lire aussi : Ghost of Yōtei : Atsu reprend les armes avec Most Wantedet Echoes of Sekigahara

Mate la bande-annonce de Échos de Sekigahara :

Si tu as aimé accompagner Atsu dans sa quête de vengeance, Échos de Sekigahara est une occasion plaisante de reprendre le katana. Si tu attendais une évolution majeure de la formule, mieux vaut ajuster tes attentes avant de repartir sur les routes d’Ezo. Mais après tout, cette extension, peut-être un bon moyen de retenter l’expérience et de te laisser surprendre par tout ce qu’Ezo a à offrir.

> Ghost of Yotei, un jeu Sony sur PS5, déjà dispo.
+d'infos sur la page dédiée du PlayStationBlog.  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire