lundi 30 novembre 2020

Sackboy : A Big Adventure (test)

Le test de Sackboy : A Big Adventure sur PS5
Quand on a appris qu’une nouvelle aventure de Sackboy serait disponible pour le lancement de la PlayStation 5, on s’est retrouvé sur un petit nuage, en plein cœur de l’imagisphère. On est fan de la saga depuis le premier Little Big Planet, on ne pouvait pas louper ce nouvel opus. On a testé Sackboy : A Big Adventure, voici le verdict...

Il était une fois dans l’imagisphère

Si la vie à Pachtwork, est belle, colorée et douce, Sackboy et les Sackripants vont découvrir que le rêve peut virer au cauchemar avec l’arrivée de Vex, une entité malveillante née du chaos et de la peur, qui n’a qu’une idée en tête, semer la terreur. Le vil ennemi de Sackboy se rassasie des cauchemars des habitants de l’imagisphère, mais notre héros tout droit sorti de sa LittleBigPlanet va jouer de ses petits bras cousus de fil blanc pour affronter la bête. En effet, Vex a pour projet de construire un Tournebouleur, une machine destinée à apporter la désolation dans ce monde idyllique. Sackboy part à l’aventure pour libérer les Sackripants et permettre à ce beau monde de revivre une vie de rêve.
L’HISTOIRE
Note 4/5

 

Plus vrai que nature

Une chose est sûre, et visible dès les premières secondes, Sackboy : A Big Adventure est tout simplement beau. Les décors DIY sont magnifiés par la résolution 4K, les 60FPS et un travail sur les lumières qui rend les textures plus réalistes que jamais : on arrive encore à être étonné, mais c’est de la « faute » à la puissance de la PS5.
C’est coloré à souhait, c’est mignon et soigné dans les détails. On prend plaisir à vagabonder pour explorer les lieux. La beauté des décors nous distrait parfois et l’on se fait rattraper par un ennemi parce que l’on contemplait un effet de lumière hyper réaliste.
En tournant sur PS5, le jeu bénéficie d’un temps de chargement minimum. C’est un atout qui semble anodin, mais qui fait toute la différence. On veut jouer, il suffit de claquer des doigts et l’on joue. On prend vite goût à ce petit confort qui rend l’expérience gaming si agréable.
L’une des marques de fabrique de la saga, c’est la bande-son qui colle aux mondes et qui contribue à créer une véritable ambiance et ainsi singulariser chaque chapitre de l’aventure. Ici encore, le choix a été soigné et l’on a adoré les niveaux musicaux avec une sélection de titres éclectique : On n’en dira pas plus pour ne pas gâcher la surprise, mais l’idée était bien trouvée.
L’IMAGE ET LE SON

Note 5/5

Petit, mais costo le Sackboy

La course contre la montre pour stopper les plans de Vex a commencé et c’est en visitant les six mondes du jeu que l’on arrivera au terme de la Big Aventure de Sackboy. Mais pour débloquer les mondes, les uns après les autres, il faudra collectionner les orbes de rêve (plus ou moins) dissimulées dans le décor. Il faudra parfois reprendre des chapitres pour acquérir le nombre adéquat, mais, pas de panique, ils se bouclent assez rapidement, pas de quoi avoir envie de laisser tomber le jeu.
Sackboy, en bon petit héros de jeu vidéo, court, saute, tape, fonce dans le tas, « vole », esquive, s’agrippe à tout ce qui est spongieux et, quand cela ne suffit pas, il peut compter sur un grappin, un jetpack et même un boomerang. Et quand ce n’est pas assez suffisant, des potes Sackripants répondent présents pour mettre la raclée aux boss. Ce n’est pas très original pour un jeu de plateforme, mais ça reste efficace.
La saga LittleBigPlanet a fait sa renommée sur la possibilité de jouer en coop jusqu’à 4 joueurs, ici en local en connectant une DualShock 4 à la PS5. On regrette que la coop en ligne ne soit pas dispo au lancement du jeu, mais un patch devrait arriver dans les prochaines semaines pour remédier à cela. Cette Big Aventure réserve donc des niveaux qui seront uniquement faisables à plusieurs. Tu n’auras pas le choix, si tu veux platiner le titre il te faudra faire appel à tes « sackripotes ».
Chaque monde demandera de collectionner des bulles de rêves, des collectabelles (à dépenser dans la boutique de Zom Zom pour acheter de nouvelles tenues à Sackboy) et autres éléments de décoration, un résidu des titres qui permettaient de créer son propre monde. Ici, les pièces collectées servent à customiser ton Sackboy. Il faudra battre des ennemis, trouver des passages secrets qui dévoileront des orbes. La mécanique se répète chapitre après chapitre, mais le level design fait preuve d’originalité et de diversité, ce qui permet d’éviter l’ennui.
Et puis on aura bouclé le jeu, après avoir tenté de tout ramasser et d’avoir obtenu des high score dans chaque monde. Cette aventure s’arrête là où la vraie expérience LittleBigPlanet commençait avec la partie création. On regrette que cela ne soit plus possible, mais à bien y réfléchir, Sumo Digital a peut-être fait preuve d’humilité pour ne pas tenter de rivaliser avec la maîtrise qui a fait la renommée de Media Molecule. Le studio n’aurait certainement pas pu dépasser le niveau d’excellence de Dreams. Alors oui, on regrette, mais il vaut mieux rester sur sa faim plutôt que de ne pas digérer quelque chose qui n’aurait pas été à la hauteur de nos attentes : un mal pour un bien.
LE GAMEPLAY

Note 4/5

L’AVIS GÉNÉRAL

Sackboy a été de (presque) toutes les PlayStations (PS3, PSP, PS Vita et PS4), Il était normal que la PS5 lui réserve l’honneur de faire partie des premiers jeux à nous amuser sur la console nouvelle génération de Sony. Si ce nouvel opus n’est plus sous la houlette de Media Molecule, qui après les deux premiers opus de LittleBigPlanet a réalisé ses Dreams, c’est Sumo Digital qui a lourde charge de reprendre les rênes des nouvelles aventures de Sackboy dans un jeu de plateforme jouable en solo et en multi. On ressent le changement en prenant le jeu en main et par le fait qu’il n’y ait plus le côté création de monde, un savoir-faire de Media Mollecule qui n’a pas son pareil pour jouer avec notre imagination. Mais le studio anglais, à qui l’on doit LittleBigPlanet 3, Sonic Team Racing, Disney Infinity 3.0 et d’autres jeux de tennis et de course, nous livre un opus des plus agréables. Visuellement, on est toujours sous le charme des univers faits de fils et autres bouts de ficelle. Avec un Sackboy, plus que jamais, sous les feux de la rampe, on éprouve un réel plaisir à prendre part à son aventure et à découvrir les autres Sackripants. Le jeu est somme tout assez classique, on aurait aimé qu’il utilise bien plus les caractéristiques de la DualSense, comme le fait Astro’s Playroom, néanmoins le tout reste d’une excellente facture et s’avère être le jeu familial par excellence, donc parfait pour figurer en tête de la liste pour le Père Noël : petits et grands vont se régaler.
Note 4/5

Le test de Sackboy : A Big Adventure sur PS5

Pourquoi on aime le jeu ?

Pour le level design qui apporte tout le charme à la licence depuis le premier opus. Si l’on est fan de LittleBigPlanet, on retrouve ses marques tout de suite, car les mécanismes sont connus. Même si le gameplay est plaisant, c’est l’esthétisme du jeu qui récolte tous nos suffrages. On est émerveillé par les mondes créés tant ils sont riches de détails et diversifiés à souhait. Avec six mondes à explorer, il y a une vraie diversité proposée afin que l’on ne soit pas gagné par l’ennui. La puissance graphique de la PS5 fait que les textures sont magnifiées (on pourrait presque ressentir le toucher des matières tant c’est criant de réalisme), ce qui était indispensable pour que l’imagisphère nous fasse encore rêver. Et puis il a Sackboy, il est toujours aussi craquant, aussi brave et drôle. On s’amuse toujours autant à le personnaliser avec les tenues les plus folles : c’est vrai, ça ne sert à rien, mais c’est juste pour le fun et on s’éclate à le faire !

Sackboy : A Big Adventure sur PS5
> Un jeu Sony sur PS5, déjà dispo.
[Note de la rédac’ : 17/20]

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