samedi 2 mai 2020

Predator : Hunting Grounds (test)


Test Predator Hunting Grounds ps4
Le Predator n’a pas dit son dernier mot. Dans ce jeu de tir multijoueur asymétrique il va traquer un commando de quatre soldats. On a testé Predator : Hunting Grounds sur PS4, voici le verdict...


Reste calme, la chasse peut commencer

C’est une période où le genre multi asymétrique a le vent en poupe. Après Friday The 13th et Resident Evil Resistance, c’est autour de Predator : Hunting Grounds d’entrer dans la partie. Une partie qui a comme terrain de chasse une jungle luxuriante d'Amérique du Sud, aussi belle que létale. C’est dans ce cadre (tout droit venu du film de 1987 réalisé par John McTiernan) que s’enfoncent quatre commandos d’élite qui ont la lourde tâche d’accomplir des missions. Ils doivent se battre contre des Guérillos et autres organisations secrètes aux motivations peu reluisantes et aux activités qui vont du trafic de drogues au trafic d’armes. Une fois les missions remplies et après avoir dégommé les ennemis gérés par l’IA, l’ultime défi est de s’exfiltrer en rejoignant un hélico qui n’attend que vous pour vous faire partir de ce bourbier. Les PNJ, que tu devras mettre hors état de nuire, ne sont pas les seules menaces qui rôdent dans les parages, un tueur extraterrestre s’est invité dans la partie et il a bien l’intention d’ajouter la tête de chacune de ses proies à sa collection de trophées. Tu l’auras compris, dans l’ombre et avec sa faculté de se rendre invisible, le Predator guette, prêt à s’abattre sur ses proies. Les bases de ce jeu de tir asymétrique sont posées, il ne reste plus qu’à choisir ton camp pour être certain de remporter la victoire : que la chasse commence.

L’HISTOIRE
Note 4/5


Dans la jungle, personne ne t’entendra agoniser

Si graphiquement il y avait à redire, car on aurait aimé (voire espéré) un plus grand soin apporté à l’esthétisme, on est plus enclin à passer l’éponge parce que l’on a affaire à un jeu de tir et que la qualité graphique n’est pas forcément ce que l’on recherche avec ce genre de jeu. C’est vrai, on est plus regardant sur la qualité graphique quand il s’agit de Final Fantasy VII Remake, mais ici, ça passe, car l’ambiance est suffisamment immersive pour détourner notre regard des imperfections.
On s’y croirait, grâce à l’univers sonore qui nous fait bien penser à la jungle et les bruits du Predator en refroidiront plus d’un. Cependant, on est plus stricte sur la taille des cartes proposées (ainsi que leur nombre) ce qui nous bride pas mal et nous fruste quant à l’expérience que l’on espérait vivre. De par la nature du jeu, cela devient vite répétitif et de la diversité aurait pu remédier à cela. On aurait aimé un terrain de chasse plus vaste afin de rendre le combat plus complexe pour élaborer toutes sortes de stratégies : on a un peu l’impression de tourner en rond.

L’IMAGE ET LE SON
Note 3/5


Les Beaux et la Bête

Pour faire revivre le Predator et lui donner un jeu digne de ce nom, Illfonic a donc opté pour le multi asymétrique, un genre qui fait beaucoup d’adeptes ces temps-ci, en centrant le gameplay sur le choix cornélien de « qui vais-je choisir pour me lancer dans la partie ? ». Bien entendu, on ne peut que conseiller d’essayer les deux options, c’est un bon moyen de bien comprendre comment l’adversaire se « joue » et c’est une façon de prévoir ses prochaines stratégies quand on switchera de camp.
On a donc le choix de faire partie d’un groupe d’assaut de quatre commandos armé jusqu’aux dents ou alors de ne compter que sur soi-même en se glissant dans la peau du Predator et de son incroyable propension à traquer et massacrer les êtres humains qui croisent sa route. On comprend très vite que le groupe de commandos doit jouer la carte de la coopération pour espérer s’en sortir vivant, car la moindre brebis égarée se fait dévorer par la bête extraterrestre. Du côté du Predator c’est la carte de l’infiltration qu’il faut jouer. Une chose est sûre, c’est que d’un côté ou de l’autre, les sueurs froides sont au rendez-vous, sans oublier une bonne dose d’adrénaline typique à ce genre de jeu.
Les choses sont même un brin plus corsées pour les commandos qui, en plus, doivent accomplir des missions et se battre contre des ennemis, même s’ils sont gérés par l’IA et que celle-ci n’a pas la qualité d’un général de guerre, mais plutôt celle d’un lieutenant. Ils ont des objectifs à accomplir, comme pour détourner leur attention du Predator qui rode dans les arbres. C’est vrai, la tâche des commandos n’est pas simple, mais, après tout, ils sont quatre et avec une bonne cohésion de groupe on s’en sort plus ou moins bien, sans compter que l’on a à sa disposition un large choix d’armes et d’objets de soutien quand on est en galère. C’est comme à l’armée, il faut progresser ensemble, car on est plus fort à quatre que chacun de son côté : Simple, basique !
Pour le Predator, il peut compter sur sa fameuse vision thermique et sa faculté à se fondre dans le décor tel un caméléon, il passe inaperçu jusqu’au moment où il est blessé, il faut donc rester très vigilant. Pour varier les plaisirs et pour choisir quel type de jeu est le plus adapté à son style, on peut choisir entre trois classes : Éclaireur, Chasseur ou Berserker, il y a même la possibilité de se glisser dans la peau d’un Predator féminin. Le chasseur est la classe la plus équilibrée, que l’on recommande pour débuter le jeu et pour faire ses premières armes sur le Hunting Grounds. Quand on n’est pas un chasseur d’élite et que l’on pêche avec les jeux de tir, c’est un bon compromis pour débuter sereinement et ne pas baisser les bras. Chacune des parties remportées offre son lot de loot boxes et de points qui permettent de parfaire son équipement et son apparence.

LE GAMEPLAY
Note 4/5


L’AVIS GÉNÉRAL

Parce que le film dans lequel Arnold Schwarzenegger bataillait contre le Predator a toujours fait partie de nos films préférés dans notre vidéothèque, on ne pouvait faire l’impasse sur un titre qui promettait de s’immerger dans son univers. Comme Hunting Grounds nous permet de choisir le personnage que l’on veut incarner, on traverse l’écran et l’on se retrouve à chasser le Predator. On a affaire qu’à un jeu de tir, mais la franchise (pour un peu qu’elle parle au gamer qui est en toi) est à elle seule un atout pour susciter la curiosité. Le gameplay asymétrique devrait finir de convaincre les derniers récalcitrants qui restaient à l’orée de la jungle.
Note 5/5

Test Predator Hunting Grounds ps4

Pourquoi on aime Predator : Hunting Grounds

Parce que le gameplay basé sur l’affrontement asymétrique permet de voir les deux côtés de l’affrontement. Chassé ou être chassé suivant que l’on est commando ou Predator ne procure pas la même sensation. Même si la majorité des joueurs préfère jouer la bête (la file d’attente pour trouver une partie quand on veut jouer Predator est parfois longue, voire interminable) il est bien de s’essayer aux commandos. Comme on l’a dit plus haut, c’est un bon moyen de comprendre comment les jouer : dans une guerre, il faut toujours connaître son ennemi !

Test Predator Hunting Grounds ps4
> Un jeu Sony sur PS4, déjà dispo.
[Note de la rédac’ : 16/20]

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