vendredi 29 mai 2020

Persona 5 Royal (test)


À sa sortie, il y a trois ans, Persona 5 a été un succès et cette nouvelle mouture, plus complète et plus travaillée, va finir de conquérir ceux qui n’avaient pas encore succombé. Cette version est (enfin) sous-titrée intégralement en français. On a testé Persona 5 Royal sur PS4, voici le verdict...

À voleur fantôme, voleur fantôme et demi

Il n’aurait jamais dû intervenir pour porter assistance à une femme menacée par son compagnon ivre. En jouant le chevalier servant, notre héros, un jeune homme en seconde année du lycée, s’est mis dans de beaux draps. En fait, si, il a bien fait d’intervenir en écoutant que son cœur, ou du moins le cœur de Joker son alias. Depuis, il a affaire avec la justice et il traîne un passé de délinquant juvénile. Au fil de l’intrigue, qui court d’avril à novembre, on le suit prendre un nouveau départ dans une école privée de Tokyo où il doit faire profil bas. Mais quand on porte le masque et que l’on joue les Gentlemen Cambrioleurs (voler le cœur des méchants pour mettre à jour leurs pires exactions) on n’a pas d’autre choix que de rassembler une bande de Voleurs Fantômes de Cœurs pour remettre de l’ordre dans la société. Entre monde réel et monde parallèle, l’aventure pour débuter.
L’HISTOIRE
Note 5/5

Ils ont volé notre cœur

On ne va pas se mentir, on est accro à Persona 5 Royal, car la réalisation du jeu est digne d’un anime. Le ton est donné avec un style visuel qui cemballe une intrigue prenante, comme pour la sublimer. Tout a été très bien travaillé, les menus sont dynamiques, stylés et dignes d’anime, les personnages sont charismatiques à souhait et les décors contribuent à l’immersion dans l’histoire. Persona tire son ADN des mangas et ça se ressent dans la forme, mais aussi dans le fond. Côté bande son, là encore on sent le travail pointilleux qui a été fait. L’ensemble est cohérent, on ne peut qu’être séduit.
L’IMAGE ET LE SON
Note 4/5

Joueur le jour, voleur la nuit

Si le jeu est si prenant et si addictif c’est qu’il jongle entre une phase de vie quotidienne d’un lycéen tokyoïte et l’exploration de Donjons, qu’ici, on nomme Palais où la bande de voleurs fantômes va traquer des personnes aux motivations peu recommandables afin de leur donner des leçons bien méritées.
On commence donc par vivre la vie quotidienne de Joker, un étudiant qui va au lycée, qui fait des trucs de jeune et qui doit faire attention à ne pas faire de vague, après tout, il est en probation. Il doit aussi socialiser, ce qui nous pousse à faire des choix, à prendre des décisions qui forgent le personnage. Il faut tisser des liens et de ne pas avoir peur d’exploiter à fond ses journées. C’est vrai que cette partie s’avère hautement addictive, car les personnages sont attachants et qu’on se laisse porter par l’histoire. Dans le jeu, le calendrier s’écoule inlassablement et il faut exploiter le temps que l’on nous offre. L’interaction avec les différents personnages aura pour conséquence d’en faire des « confidents ». Dans le Metaverse, le monde parallèle où les méchants dévoilent leur vrai visage, on peut utiliser des Personae, des masques qui fonctionnent comme des armures qui protègent le cœur contre la réalité du monde. Tu le comprendras, cela devient vite un enjeu incontournable pour prendre le dessus dans la deuxième phase du gameplay : l’exploration des Palais peuplés d’une belle brochette de monstres.
Les Donjons de P5R réservent leurs lots d’ennemis que l’on combat au tour par tour, à plusieurs avec un panel d’actions (offensives ou défensives) à dispo. Les premiers combats donnent le ton et permettent de se familiariser avec la mécanique. Il est important de comprendre quelles sont les bonnes méthodes à adopter (comme profiter de la faiblesse d’un ennemi) pour être redoutablement efficace. C’est vrai, rien de très nouveau sous le soleil des RPG, mais ça n’en demeure pas moins efficace, grâce aux graphismes, aux animations et à la musique.
C’est parce que le jeu navigue entre ces deux phases, différentes et complémentaires, qu’il séduit par son rythme atypique : une vraie solution pour lutter contre la monotonie.
LE GAMEPLAY
Note 4/5

Aussi captivant qu’un anime

Il n’est pas nécessaire d’être un expert en Persona pour apprécier ce nouveau titre, qui est en réalité une nouvelle version du jeu Persona 5 sorti en 2017 sur PS4 et PS3. De nombreuses nouveautés (un nouveau semestre, une nouvelle zone à explorer, de nouveaux personnages, etc.) viennent enrichir le titre, ce qui donnera aux aficionados l’envie de replonger, surtout qu’il est encore plus beau et plus stylé que la première mouture. Les autres vont pouvoir comprendre pourquoi la série des Persona attire autant de gamers. C’est vrai que l’univers a de quoi rebuter de prime abord, mais il faut y aller sereinement, sans a priori, afin d’entrer dans le jeu et se laisser porter par l’histoire, sacrément bien écrite. Il ne faut pas être impressionné par le vocabulaire propre à la série, on comprend vite de quoi il en retourne, car tout est très bien expliqué et vu que cette nouvelle version en intégralement sous-titrée en français, on a plus d’excuses pour ne pas s’essayer à Persona 5 Royal. C’est vrai qu’il serait dommage de bouder son plaisir, car l’intrigue n’a rien à envier aux romans fleuves, c’est détaillé, c’est bourré de personnages haut en couleur histoire de nous accrocher et de ne pas nous lâcher jusqu’à la fin. Il faut savoir que le jeu est tellement fourni qu’il en est long, très long, voire très très long, mais comme il est très très prenant, on ne voit pas le temps passer : ça tombe bien, on en a à revendre.
L’AVIS GÉNÉRAL
Note 5/5

Pourquoi on aime Persona 5 Royal ?

Parce que cette version « Royal » de Persona 5 est un pur bijou au niveau des graphismes (les cinématiques sont de vrais morceaux d’anime), de l’histoire et son gameplay singulier et accrocheur, même si le début est très scolaire pour nous permettre de nous imprégner de l’ambiance et de trouver ses marques. Soigné et prenant, le jeu offre un univers qui séduit les amateurs d’anime que nous sommes, on se délecte car humour et suspens sont au rendez-vous, il n’en fallait pas plus pour que le jeu nous accroche dès les premières minutes. Que l’on soit fan de la saga ou que l’on soit novice, on prend autant plaisir à jouer à Persona 5 Royal. Cerise sur le gâteau le jeu est sous-titré en français et l’on a le choix entre la version japonaise ou anglaise pour les dialogues.

> Un jeu Koch Media sur PS4, déjà dispo.
[Note de la rédac’ : 18/20]

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