#LeJeuDuMercredi | Et si le meilleur moyen de démasquer un imposteur était de lui confier un feutre ? Avec A Fake Artist Goes to New York, Oink Games transforme une activité toute simple en un jeu d’ambiance malin, où il faut dessiner juste assez pour se faire comprendre, mais pas trop pour ne pas aider celui qui tente de passer inaperçu. C’est avec un exemplaire fourni par l’éditeur que l’on a testé A Fake Artist Goes to New York, voici le verdict…
Un trait de feutre, mille façons de bluffer
« Qui manque d’inspiration ? Qui joue la prudence ? Qui ne sait tout simplement pas ce qu’il dessine ? »
Le concept fonctionne grâce à cette idée simple de n’avoir
le droit qu’à un seul trait par tour. Pas question de se rattraper avec une
illustration détaillée. Il faut interpréter les intentions des autres, trouver
le bon niveau d’abstraction et surtout garder un œil sur les réactions autour
de la table qui peuvent en dire long. Une fois le dessin terminé, place aux
accusations et au vote. Même démasqué, le faussaire conserve une dernière
chance de s’en sortir en devinant le mot mystère.
Le talent de dessinateur n’est pas requis
C’est là que le jeu marque des points. Inutile de savoir
dessiner pour participer, donc tout le monde peut jouer. Les coups de crayon
maladroits deviennent des indices à interpréter, tandis que les artistes trop
explicites risquent de faciliter la tâche de l’imposteur. Tout le monde doit
donc adapter sa stratégie, et les situations les plus drôles naissent souvent
de ces dessins ambigus que chacun croit comprendre à sa manière.
« Un jeu de dessin accessible à tous, où le bluff et l'observation comptent davantage que le talent artistique »
Les règles s’assimilent rapidement et les manches
s’enchaînent sans temps mort. Avec son format compact, A Fake Artist Goes to
New York se glisse facilement dans un sac et trouve naturellement sa place
lors d’une soirée entre amis ou en famille. Il faudra simplement accepter que
le plaisir repose davantage sur les échanges, les soupçons et l’ambiance du
groupe que sur la profondeur stratégique.
Un petit jeu qui a tout d’un grand
Avec A Fake Artist Goes to New York, Oink Games
prouve qu’il n’est pas nécessaire de multiplier les règles ou le matériel pour
proposer une bonne expérience divertissante. Le mélange de dessin, de bluff et
de déduction fonctionne immédiatement et le rôle de l’imposteur renouvelle les
situations à chaque partie. On aurait tort de se laisser intimider par le thème
du dessin. Ici, l’imagination compte bien plus que le coup de crayon. Facile à
expliquer, rapide à sortir et suffisamment malin pour donner envie de rejouer,
le jeu coche toutes les cases du compagnon idéal des soirées conviviales. Une
petite boîte à emporter partout, qui mérite sa place dans la ludothèque des
amateurs de jeux d’ambiance.
Lire aussi : Aurealis : Notre test du jeu de duel et d’exploration à 2
Un format compact, des règles immédiates pour des parties rythmées. C’est idéal pour lancer une soirée ou la ponctuer de quelques manches passées à se rêver le plus hype des artistes.
Fiche technique | A FAKE ARTIST GOES TO NEW YORK
Éditeur : Oink Games
Auteur : Jun Sasaki
Nombre de joueurs : de 5 à 10
Âge conseillé : à partir de 8 ans
Durée : 20 minutes
+d'infos : A Fake Artist Goes to New York | Gigamic



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