SOMMAIRE
1. Le retour d’un samouraï pas comme les autres
2. Une réalisation qui donne du poids à
chaque coup
3. Le katana comme arme de précision
4. Capcom ne compte pas lever le pied
5. le sabre de Capcom frappe encore juste
Il aura fallu attendre plus de vingt ans pour revoir un
Onimusha inédit. L’année dernière, on
s’était régalés avec le remaster Onimusha 2 : Samurai’s Destiny.
Vingt ans, c’est une éternité à l’échelle du jeu vidéo, mais suffisamment
longtemps pour transformer le retour de la licence en véritable événement.
Après avoir marqué l’ère PlayStation 2 avec son mélange de sabre, de Japon
féodal et de fantastique, la série de Capcom revient aujourd’hui avec Onimusha
: Way of the Sword. Et autant le dire tout de suite, le studio n’a
pas oublié ce qui faisait le sel de ses aventures.
Le retour d’un samouraï pas comme les autres
Avec Onimusha : Way of the Sword, Capcom replonge
dans un Japon féodal où la réalité historique côtoie rapidement le surnaturel.
Le jeu nous entraîne à Kyoto, alors que la ville est frappée par l’apparition
des Genma, ces créatures démoniaques déjà emblématiques de la série.
Pour leur faire face, on retrouve Miyamoto Musashi, figure légendaire du
Japon et parfait héros pour cette nouvelle aventure. Le choix du personnage
n’est évidemment pas anodin. Musashi apporte immédiatement une dimension
mythique au récit, tout en permettant à Capcom de jouer avec l’image du
samouraï solitaire et redoutable. Ses traits, inspirés de ceux de Toshiro
Mifune, renforcent d’ailleurs cette impression de voir prendre vie un héros
directement sorti d’un grand film de sabre japonais.
« L’histoire fournit un écrin particulièrement efficace aux combats et permet à la série de retrouver son identité après toutes ces années »
Le point fort
Un univers qui a du caractère : Le mélange entre Japon féodal,
mythologie japonaise et dark fantasy fonctionne à merveille. Avec Musashi au
centre, Capcom retrouve cette identité si particulière qui faisait le charme
des premiers Onimusha.
Le point faible
Une histoire parfois en retrait : Même si l’univers est réussi et que
l’ambiance fonctionne, le scénario reste finalement assez classique. Il sert
surtout de fil conducteur aux affrontements et aurait mérité un peu plus de
profondeur pour finir de nous achever.
Une réalisation qui
donne du poids à chaque coup
Capcom exploite une nouvelle fois toute la puissance de son
RE Engine pour donner vie à un Japon féodal particulièrement détaillé. Les
décors de Kyoto affichent une belle richesse, les personnages sont soignés et
les Genma bénéficient d’une modélisation qui renforce leur aspect inquiétant.
Mais c’est surtout dans les affrontements que la réalisation impressionne
véritablement.
« Dans Onimusha, le katana ne se contente pas de frapper : il claque, vibre et tranche avec une précision impressionnante »
Le point fort
Des combats qui claquent : Animations, effets visuels et sound design
fonctionnent ensemble pour donner une sensation de puissance rarement prise en
défaut. Chaque coup de katana possède son propre poids et rend les
affrontements particulièrement immersifs.
Le point faible
Quelques environnements moins inspirés : Si Kyoto offre de très beaux
panoramas et une ambiance réussie, certains décors se montrent plus classiques
et moins impressionnants que les personnages ou les séquences de combat. La
réalisation brille surtout lorsque l’action démarre.
Le katana comme arme de précision
C’est sans doute ici que Onimusha : Way of the Sword se montre le plus convaincant. Capcom a construit son aventure autour d’un système de combat aussi nerveux qu’exigeant, dans lequel il ne suffit pas de marteler les boutons pour venir à bout des Genma. Chaque affrontement demande de rester attentif aux mouvements adverses, de choisir le bon moment pour attaquer et surtout de maîtriser les techniques défensives de Musashi. Le jeu récompense ainsi davantage la précision et l’observation que le simple acharnement. La parade et les contres occupent une place essentielle dans les affrontements. En observant les attaques ennemies et en intervenant au bon moment, tu peux retourner une situation qui semblait mal engagée. Cette mécanique apporte une vraie satisfaction, notamment lorsque plusieurs adversaires t’encerclent et qu’une succession de parades parfaitement maîtrisées permet de reprendre le dessus. Avec un peu de pratique, les combats prennent même une dimension presque chorégraphiée, où chaque mouvement peut servir à préparer le suivant.Le gantelet Oni vient compléter cet arsenal avec ses
propres capacités. Les âmes récupérées sur les ennemis permettent notamment de
renforcer Musashi et d’exploiter différentes possibilités au cours des combats.
Cette mécanique donne également une raison supplémentaire de rester attentif à
ce qui se passe autour de soi : les ennemis ne sont pas seulement des obstacles
à éliminer, ils deviennent aussi une ressource pour alimenter la progression.
Le système ajoute ainsi une dimension supplémentaire au jeu sans transformer l’aventure
en véritable RPG.
« Dans Way of the Sword, la différence entre une victoire éclatante et une mort brutale tient parfois à quelques fractions de seconde »
Le point fort
Un sabre qui demande du doigté : Parades, contres, esquives et
attaques s’enchaînent avec une précision redoutable. Le système récompense le
joueur qui prend le temps d’apprendre les mouvements adverses et transforme
chaque affrontement maîtrisé en véritable démonstration de technique. La
sensation de puissance, renforcée par les animations et les impacts, rend
chaque duel particulièrement satisfaisant.
Le point faible
Le démon de la répétition : À force de multiplier les combats et de pousser
au farming pour améliorer Musashi, le jeu finit par diluer l’efficacité de son
excellente formule. Ce qui est grisant pendant les premières heures peut
devenir plus mécanique sur la durée, notamment lorsque certains affrontements
reviennent régulièrement. Une aventure un peu plus resserrée aurait permis au
système de combat de conserver toute son efficacité jusqu’au bout.
Capcom ne compte pas lever le pied
« Avec cette nouvelle sortie majeure, Capcom confirme qu’il reste l’un des grands maîtres du AAA japonais »
Le plus impressionnant reste cette capacité à ne pas
s’endormir sur ses lauriers. Là où certains grands éditeurs peuvent donner
l’impression de recycler inlassablement leurs formules gagnantes, Capcom
continue de multiplier les projets et les expériences, avec une créativité qui
ne semble pas vouloir ralentir. Onimusha : Way of the Sword n’est
peut-être pas parfait et aurait gagné à mieux maîtriser son rythme, mais il
symbolise parfaitement cette nouvelle dynamique. Une licence que l’on
croyait condamnée au passé revient avec une identité modernisée, un gameplay
solide et suffisamment de personnalité pour trouver sa place dans le paysage
actuel. Alors oui, 2026 est peut-être bien l’année Capcom. Et si
l’éditeur continue de dégainer des projets de cette qualité, on n’est
clairement pas près de ranger le katana.
Le sabre de Capcom frappe encore
juste
Il y avait forcément une certaine pression autour du retour
d’Onimusha. La série fait partie de ces licences qui ont marqué une
génération de joueurs, avec leur mélange de samouraïs, de démons et d’action
particulièrement efficace. Avec Way of the Sword, Capcom ne cherche
pourtant pas à reproduire à l’identique ses anciens épisodes. Le studio
conserve l’ADN de la série tout en lui offrant une réalisation moderne et un
système de combat suffisamment solide pour justifier son retour.
Et c’est une réussite sur ce point. Le plaisir de manier
le katana est immédiat. Les combats sont précis, nerveux et suffisamment
exigeants pour donner envie de progresser. Une parade parfaitement exécutée, un
contre au bon moment ou un affrontement contre un boss remporté après plusieurs
tentatives procurent cette satisfaction que l’on attend d’un bon jeu d’action.
Way of the Sword comprend parfaitement ce qui doit être au centre de son
expérience : le plaisir du combat.
« Après plus de vingt ans d’absence, Onimusha revient avec une lame toujours aussi affûtée… mais une aventure qui manque parfois de tranchant »
Le reste de la production est au même niveau. La direction artistique possède une vraie personnalité, les animations impressionnent et le travail sonore renforce considérablement l’impact des affrontements. Le Japon féodal imaginé par Capcom offre un terrain particulièrement réussi pour cette confrontation entre samouraïs et créatures démoniaques.
Mais Way of the Sword n’est pas aussi efficace lorsqu’il
cherche à sortir de cette zone de confort. L’exploration, la progression et
certaines mécaniques de farming viennent progressivement ralentir le rythme. À
mesure que l’on avance, la répétition de certains combats peut donner
l’impression que Capcom cherche davantage à prolonger l’aventure qu’à la rendre
plus riche. C’est finalement le principal paradoxe du jeu. Il possède un
excellent système de combat, mais ne lui fait pas toujours suffisamment
confiance. Lorsqu’il te laisse avancer, découvrir son univers et affronter
ses ennemis, Onimusha est particulièrement efficace. Lorsqu’il impose
des séquences répétitives pour faire durer l’expérience, son efficacité
s’émousse.
Malgré ces réserves, Way of the Sword réussit son retour.
Il modernise suffisamment la formule pour ne pas donner l’impression de jouer à
un vestige du passé, tout en conservant ce qui faisait l’identité de la
licence. Pour les anciens joueurs, c’est un retour qui fait plaisir. Pour ceux
qui découvrent Onimusha, c’est surtout une excellente porte d’entrée dans cet
univers de samouraïs et de démons.
Lire aussi : Onimusha - Way of the Sword : La démo s’enrichit et débarque sur Nintendo Switch 2
Mate la bande-annonce de Onimusha : Way of the Sword :
Capcom avait une belle carte à jouer avec le retour
d’Onimusha. Elle est clairement gagnante, même si quelques coups de sabre
supplémentaires auraient permis de trancher définitivement la question.
> Onimusha : Way of the Sword , un jeu Capcom sur PS5, Xbox Series, Switch 2 et PC, le 4 septembre.
+d’infos : https://www.capcom-games.com/onimusha/ws/fr/
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