mercredi 26 août 2026

Test Miams : Notre avis sur le Yams survitaminé d'Asmodee

Test Miams
#LeJeuDuMercredi | Et si le bon vieux Yams passait à la vitesse supérieure ? Avec Miams, les dés se transforment en « salade » de fruits et les combinaisons classiques gagnent une bonne dose de pouvoirs spéciaux. Accessible, rapide et franchement gourmand, le jeu de Jules Messaud cherche à moderniser une mécanique que l'on connaît tous…

Test Miams
Il y a des mécaniques dont on connaît immédiatement les règles, parfois même avant d'avoir ouvert la boîte. Le lancer de dés, la relance et la recherche de combinaisons du Yams en font évidemment partie. Miams part de cette base ultra familière pour construire quelque chose de plus nerveux, avec une course aux 50 cœurs, des bonus à débloquer et surtout une rivière de cartes capables de transformer progressivement notre façon de jouer.

Un Yams qui a mangé des fruits au petit-déjeuner

À l'origine de Miams, on retrouve Jules Messaud, auteur notamment d'Akropolis, accompagné ici de Ben Renaut aux illustrations. Le jeu est édité par KYF Edition et distribué par Asmodee. Le principe est immédiatement identifiable. On a cinq dés, des combinaisons à réaliser et une seule relance pour tenter d'améliorer son résultat. Mais là où le Yams traditionnel se contente essentiellement de remplir une grille de score, Miams ajoute une véritable couche de progression.

« Miams reprend une mécanique connue pour lui donner davantage de rythme et de possibilité »

Paire, brelan, full, carré, suite ou cinq fruits identiques permettent de remplir différentes lignes de sa feuille et de récupérer des bonus. Ces derniers prennent notamment la forme d'étoiles, de relances supplémentaires ou de précieux dés rouges. Surtout, les étoiles servent ensuite à acquérir des cartes Miams, qui vont progressivement personnaliser notre partie. C'est cette idée qui donne au jeu son petit goût de reviens-y, car le hasard reste bien présent, mais on dispose progressivement de davantage d'outils pour essayer de le dompter.

Test Miams

Des dés, des fruits et des choix qui comptent

Chaque tour commence par le lancer des cinq dés blancs. L'objectif est de réaliser l'une des six combinaisons proposées sur sa feuille. Après le premier lancer, une unique relance permet de conserver certains dés et d'en remettre d'autres en jeu. Une fois la combinaison obtenue, il faut choisir la ligne à compléter. Le système est particulièrement intéressant puisque chaque ligne possède plusieurs cases à remplir et peut débloquer différents bonus. On ne cherche donc pas uniquement à obtenir « la meilleure » combinaison possible, il faut aussi réfléchir à celle qui sert le mieux son développement.

« Lancer, scorer, acheter : trois étapes simples qui cachent quelques vrais dilemmes »

Les cartes Miams arrivent ensuite dans l'équation. Disponibles dans une rivière commune, elles peuvent être achetées avec les étoiles accumulées et apportent des effets permanents, ponctuels ou liés au scoring. Certaines permettent de modifier les résultats, d'autres d'améliorer ses possibilités de relance ou de renforcer certaines combinaisons. Et c'est là que Miams commence véritablement à se démarquer. Au fil des tours, on ne se contente plus d'espérer un bon lancer : on construit progressivement une petite machine à combos. Certaines cartes fonctionnent particulièrement bien ensemble et peuvent transformer un tour moyen en véritable festival de points. Le jeu se termine lorsqu'un joueur atteint les 50 cœurs. La manche en cours est alors terminée avant de comparer les scores, les cœurs et les étoiles restantes.

Test Miams

Des fruits colorés et des combos qui donnent le sourire

C'est probablement là que le jeu fonctionne le mieux. Miams est immédiatement sympathique. Les illustrations de Ben Renaut donnent aux fruits une personnalité décalée et apportent au jeu une identité visuelle très colorée. Le matériel accompagne bien cette ambiance, avec notamment le tapis destiné à accueillir la rivière de cartes.

« Miams mise autant sur le plaisir de réussir une combinaison que sur la frustration de la rater »

Mais surtout, le plaisir vient des lancers. Réussir un carré quand on en avait absolument besoin procure cette petite satisfaction que les jeux de dés savent si bien provoquer. Et lorsqu'une carte permet ensuite de transformer cette réussite en un combo encore plus rentable, le jeu peut devenir franchement jubilatoire. L'autre bonne idée est d'avoir créé une course plutôt qu'une simple compétition au meilleur score. Voir un adversaire remplir progressivement sa piste de cœurs met une petite pression supplémentaire. Il faut parfois abandonner une combinaison confortable pour tenter quelque chose de plus ambitieux. Les cartes apportent également ce petit pépin de folie qui manquait peut-être au Yams classique. Elles rendent les parties moins linéaires et permettent à chacun de développer une stratégie différente.

Test Miams

Un titre qui rassemble facilement autour de la table

Avec ses règles rapidement assimilables, Miams vise clairement un public familial. Dès 10 ans, il peut facilement réunir plusieurs générations autour de la table et ne demande pas une longue explication avant de commencer. La fiche officielle annonce des parties d'environ 30 minutes, ce qui correspond bien à son format. Les joueurs qui aiment le Yams, les Roll & Write ou les jeux de combos devraient naturellement y trouver leur compte.

« Le candidat idéal pour réunir joueurs occasionnels et habitués autour d'une table »

Mais il peut également servir de porte d'entrée vers des jeux un peu plus modernes, grâce à ses cartes qui introduisent progressivement des notions de construction et d'optimisation. À deux ou trois joueurs, le rythme est particulièrement agréable. À quatre ou cinq, l'attente entre les tours devient forcément un peu plus sensible, d'autant que l'interaction reste relativement limitée. Bonne surprise également, Miams propose un mode solo, dans lequel on affronte l'« Incroyable Affamé », avec plusieurs niveaux de difficulté. Une option bienvenue pour prolonger l'expérience lorsque personne n'est disponible pour une partie.

Test Miams

Verdict : Le Yams passe à la vitesse supérieure

Soyons honnêtes, Miams ne révolutionne pas le lancer de dés. Son ADN reste profondément lié au Yams et les amateurs de jeux très stratégiques n'y trouveront probablement pas une profondeur exceptionnelle. Le hasard peut également provoquer quelques écarts parfois difficiles à rattraper. Mais ce serait passer à côté de l'essentiel. Miams prend une mécanique connue de tous et lui ajoute exactement ce qu'il faut pour la rendre plus moderne, plus dynamique et surtout plus amusante. Les cartes sont la véritable bonne idée du jeu : elles donnent envie de construire des combos, de tenter des coups plus ambitieux et surtout de relancer une partie pour essayer une autre combinaison de pouvoirs.

« Miams ne réinvente pas les dés, mais il sait parfaitement leur donner un nouveau souffle »

On apprécie aussi cette sensation de montée en puissance. Les premiers tours sont simples, puis les possibilités se multiplient et les scores peuvent soudainement décoller. C'est ce côté « encore un tour » qui fait que l'on se retrouve rapidement à vouloir tenter une dernière partie. Alors oui, Miams reste un jeu de dés avec sa part de hasard. Mais il sait transformer cette incertitude en moteur de plaisir plutôt qu'en simple contrainte.

Lire aussi : Test Flip 7 - Soif de Vengeance : Le stop ou encore passe à l'attaque

Test Miams

Miams
, c'est un peu comme un Yams qui aurait décidé de mettre des baskets, de boire un jus de fruits survitaminé et de courir un marathon. C'est simple, coloré, parfois complètement fou… et surtout, ça donne faim de revanche ! 

Fiche technique | MIAMS
Éditeur : KYF Edition
Auteur : Jules Messaud
Illustrations : Ben Renaut
Nombre de joueurs : 2 à 5 joueurs
Âge conseillé : à partir de 10 ans
Durée : environ 30 minutes 
+d'infos : 
Miams - Asmodee France

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire