mercredi 5 août 2026

Test Bunny Kingdom Town : Un jeu de construction aussi mignon que stratégique

le test de Bunny Kingdom Town iello

#LeJeuDuMercredi
| Après le succès de Bunny Kingdom (2017), Richard Garfield retrouve le royaume des lapins avec Bunny Kingdom Town, une version « resserrée » pour deux joueurs qui délaisse la conquête de territoires pour se concentrer sur la construction d'une cité prospère. Accessible dès les premières parties mais riche en choix tactiques, ce nouvel opus mise sur le draft, l'optimisation et un univers encore plus attachant. C’est avec un exemplaire fourni par l’éditeur que l’on s’est lancé dans la bataille entre lapinous. On a testé Bunny Kingdom Town, voici notre verdict…

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Il y a des jeux qui séduisent immédiatement par leur univers. Bunny Kingdom Town fait clairement partie de ceux-là. Ici, deux familles de lapins rivalisent d'ingéniosité pour bâtir la cité la plus prestigieuse du royaume et attirer les faveurs du souverain. Derrière ses illustrations colorées et son ambiance légère se cache pourtant un véritable jeu de gestion où chaque bâtiment, chaque ressource et chaque objectif personnel peut faire basculer la partie. Version « à deux » de Bunny Kingdom, ce nouveau titre en reprend les codes, en revisite l’univers graphique, pour proposer une expérience totalement différente, davantage orientée vers la construction et l'optimisation.

Richard Garfield revient au royaume des lapins

Difficile de présenter Richard Garfield sans évoquer Magic : The Gathering, le jeu de cartes qui a révolutionné le monde du jeu de société moderne. Il aurait été facile pour lui de se reposer sur ce laurier, mais l'auteur américain ne s'est jamais limité à ce monument ludique. Au fil des années, il a signé des titres devenus incontournables comme King of Tokyo, Mindbug, Android : Netrunner ou encore le premier Bunny Kingdom.

« Le créateur de Magic transpose une nouvelle fois son talent dans un jeu aussi accessible que stratégique »

Avec Bunny Kingdom Town, il retrouve cet univers qu'il affectionne, mais en change l'approche. Exit la conquête du territoire, place à une véritable course au développement urbain, où l'optimisation et la planification prennent le dessus.

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Bunny Kingdom Town : Bâtir la ville la plus prospère du royaume

Dans Bunny Kingdom Town, chaque joueur développe progressivement sa propre cité en sélectionnant des bâtiments grâce à une mécanique de draft. Chaque construction possède son coût, son niveau de prestige et parfois un effet particulier qui viendra influencer la suite de la partie. L'objectif est de créer des quartiers capables de produire un maximum de ressources, de renommée et surtout les précieuses Carottes d'Or, qui feront office de points de victoire.

« Derrière son apparence familiale se cache un jeu d'optimisation particulièrement malin »

Plus les bâtiments d'un même quartier sont complémentaires, plus les récompenses deviennent importantes. Le jeu repose ainsi sur un équilibre permanent entre développement immédiat, préparation du scoring final et adaptation aux opportunités offertes par le draft.

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Construire, optimiser et anticiper chaque quartier

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Une partie de Bunny Kingdom Town se déroule en quatre manches, chacune alternant des phases de draft et de construction. À chaque tour, alternativement, chaque joueur choisit un bâtiment parmi plusieurs tuiles. Ce système oblige à réfléchir autant à ce que l'on récupère qu'à ce que l'on laisse aux autres. Les bâtiments sélectionnés peuvent ensuite être construits dans différents quartiers de la ville, à condition de disposer des ressources nécessaires. Au fil des manches, ces quartiers prennent de l'ampleur et deviennent de véritables moteurs économiques capables de produire davantage de ressources et de prestige.

« Peu de tours, mais une multitude de décisions à prendre »

Le jeu introduit également plusieurs couches de réflexion supplémentaires grâce aux cartes Requête. Ces objectifs personnels, qui restent secrets, distribués progressivement au cours de jeu, rapportent des points en fin de partie selon certaines conditions de construction. Ils poussent régulièrement à modifier sa stratégie ou à privilégier certains bâtiments plutôt que d'autres, en fonction aussi de son adversaire. À cela s'ajoutent les améliorations, qui permettent de renforcer certains quartiers et d'optimiser encore davantage le rendement de la ville. Sans jamais devenir complexe, l'ensemble offre une vraie profondeur tactique.

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Une ville qui évolue au fil des parties

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L'un des grands atouts de Bunny Kingdom Town réside dans sa rejouabilité. Le jeu propose plusieurs mises en place et scénarios qui modifient légèrement la configuration des tuiles de départ et invitent à revoir ses habitudes. Un petit pitch permet de s’immerger dans le petit monde de Bunny Kingdom Town. Mais ce sont surtout les nombreuses cartes Requête qui assurent le renouvellement.

« Les scénarios et les objectifs renouvellent constamment les stratégies »

Comme elles apparaissent progressivement et proposent des objectifs très variés, aucune partie ne se ressemble vraiment. Certaines encouragent la spécialisation, d'autres récompensent au contraire la diversification ou certaines combinaisons de bâtiments. Cette variété pousse les joueurs à adapter continuellement leur développement plutôt qu'à appliquer une stratégie toute faite.

Une direction artistique pleine de charme

Impossible de parler de Bunny Kingdom Town sans évoquer son identité visuelle. Jiahui Eva Gao livre ici une direction artistique particulièrement chaleureuse, où chaque bâtiment possède sa propre personnalité. Les illustrations débordent de détails et donnent véritablement vie à cette cité peuplée de lapins. Elle s’était déjà illustré sur le jeu Kingdom Run et elle a un univers bien marqué, bien a elle comme tu peux en juger sur son site. Il y a un soupçon d’Ankama dans la DA de Bunny Kingdom Town, ce qui n’est pas surprenant puisque Jiahui Eva Gao a bossé pour le studio roubaisien, notamment sur Wakfu. On ne peut que saluer le choix d’avoir revisiter le style graphique du jeu de base. Le résultat est détonnant.

« Chaque quartier raconte sa propre petite histoire »

Au fil de la partie, voir sa ville se développer procure une réelle satisfaction. Les bâtiments s'assemblent progressivement pour former des quartiers où il fait bon grignoter sa carotte. Le matériel participe pleinement à l’immersion dans le jeu, avec une édition particulièrement soignée qui donne envie de construire encore et encore.

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Un jeu aussi accessible qu'addictif

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Bunny Kingdom Town fait partie de ces jeux dont les règles s'expliquent rapidement mais dont la richesse apparaît progressivement. Très vite, on comprend que chaque bâtiment choisi implique un renoncement, que chaque carte Requête peut modifier une stratégie et que les meilleures opportunités ne se présentent jamais toutes en même temps. Cette tension permanente constitue la grande réussite du jeu. On hésite constamment entre optimiser un quartier existant, préparer un futur objectif ou récupérer une carte que l'adversaire convoite probablement lui aussi.

« Chaque décision paraît simple… jusqu'à ce qu'il faille renoncer à une autre »

Nous avons également beaucoup apprécié la façon dont le jeu renouvelle ses parties grâce aux scénarios et aux objectifs personnels. Cette variété donne immédiatement envie de relancer une nouvelle partie pour tester une approche différente. Enfin, la qualité de l'édition et la direction artistique rendent l'expérience particulièrement agréable. Derrière ses adorables lapins se cache finalement un excellent jeu de construction qui récompense autant l'anticipation que l'opportunisme.

Le compromis idéal entre jeu familial et stratégie

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Bunny Kingdom Town conviendra parfaitement aux familles habituées aux jeux modernes ainsi qu'aux joueurs initiés recherchant une expérience accessible mais loin d'être simpliste. Les règles sont faciles à assimiler, tandis que les nombreuses décisions offrent une profondeur qui satisfera les amateurs d'optimisation. Les joueurs appréciant le draft, la gestion de ressources et les jeux où chaque choix compte devraient rapidement tomber sous le charme de cette nouvelle aventure. À l'inverse, ceux qui recherchent une forte interaction directe ou un affrontement permanent pourront trouver l'expérience plus posée, même si le draft crée naturellement une compétition constante.

Une ville qui donne envie d'y revenir

Avec Bunny Kingdom Town, Richard Garfield signe un excellent jeu de construction qui réussit à combiner accessibilité, optimisation et rejouabilité. Les parties sont fluides, les décisions nombreuses et la satisfaction de voir sa ville prendre forme ne faiblit jamais.

« Une ville pleine de charme où chaque bâtiment compte jusqu'à la dernière carotte »

Sous ses airs de jeu familial se cache un titre particulièrement malin, où les compromis permanents et les objectifs personnels renouvellent constamment l'expérience. Une très belle réussite qui devrait séduire aussi bien les amateurs du royaume des lapins que ceux qui découvrent cet univers pour la première fois.

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Dans Bunny Kingdom Town, les plus belles villes ne se construisent pas seulement avec des rondins, mais avec des choix judicieux. Un jeu aussi mignon qu'intelligent, qui donne envie d'empiler les parties comme les quartiers de sa cité. 

Fiche technique | BUNNY KINGDOM TOWN
Éditeur : iello
Auteurs : Richard Garfield 
Illustrations :
Nombre de joueurs : 2
Âge conseillé : à partir de 10 ans
Durée : environ 30 minutes
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Bunny Kingdom Town - IELLO

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