lundi 30 mars 2020

Nioh 2 (test)


La suite du Action-RPG développé par Team Ninja est disponible. On a testé Nioh 2, voici le verdict...


L’HISTOIRE
Retour dans le Japon médiéval avec Nioh 2. Cette suite est un prequel, située à l'ère Sengoku, en 1555. On a laissé le marin William Adams, héros du premier opus, pour un personnage qui va prendre les traits d’un héros mi-humain, mi-Yokai, ce qui en fait un guerrier aux pouvoirs surnaturels. C’est dans un univers inspiré du folklore japonais que l’on va évoluer et tenter de maîtriser notre démon intérieur. En tant que mercenaire, on se retrouve sous la coupe d’Oda Nobunaga, un chef de guerre sans pitié qui va nous faire traverser un Japon déchiré pour affronter une multitude de clans composés de guerriers redoutables. Pour s’en sortir, on peut compter sur notre capacité à se transformer en Yokai et faire appel à des pouvoirs incommensurables : ce sera un véritable atout dans la réussite de notre quête.
Note 4/5

L’IMAGE ET LE SON
Nouvel opus, nouveau héros, mais contrairement au premier jeu, Nioh 2 opte pour un personnage que l’on va créer de A à Z selon nos propres envies afin qu’il nous ressemble le plus possible, ou du moins qu’il ressemble à l’image du héros que l’on se fait. Exit donc le marin William Adams, avant de se lancer dans l’aventure, on s’applique à customiser son personnage. Si pour certains, cette étape est une perte de temps et préfèrent foncer tête baissée dans le tas pour entrer dans le vif du jeu, on ne rougit pas en avouant prendre son temps pour paramétrer le moindre détail afin de donner vie à notre héros. Cette étape n’est vraiment pas futile puisqu’elle permet une grande indentification avec son perso donc, une plus grande immersion dans le jeu. Il faut bien reconnaitre le travail fait et remercier la Team Ninja qui n’a pas bâclé la chose en offrant un outil de customisation de pointe. C’est déjà un bon point pour le jeu et, comme tu le verras par la suite, ce n’est pas le seul.
On est donc parti pour vivre une aventure mystique dans un univers marqué par les croyances et les coutumes. En plaçant l’histoire dans le japon féodal, les développeurs se sont offert les moyens de nous immerger dans des paysages grandioses, peuplés de monstres uniques. En maîtrisant leur art, ils nous livrent un jeu très réussi, qui nous en met dans les yeux et les oreilles. Le tout est bien ficelé et nous fait prendre conscience de l’évolution graphique depuis le premier volet sorti en 2017. Trois ans après, le jeu a progressé qualitativement parlant, on ne va pas s’en plaindre.
Note 4/5

LE GAMEPLAY
Après la phase de customisation, et après avoir choisi l’arme qui va t’accompagner (entre Hachette, Tonfa, Kurasigama, Glaive, Katana, Odachi, Lance, Arc et Hache) tu peux te lancer dans l’aventure et enfin apprécier ce monde qui est offert. C’est un monde qui n’est pas ouvert, mais les développeurs ont fait ce choix, qui n’est pas sans nous déplaire, parce que le level design s’avère très complexe, ce qui va nous donner du fil à retordre : On est là pour en suer, alors on va en suer. Pas de vaste étendue à sillonner comme bon nous semble, mais des niveaux à explorer à mesure que les chapitres défilent. Chaque niveau réserve son lot d’ennemis variés (il y en a pour tous les goûts), de petits et, bien sûr, de bon gros boss qui, rien qu’en te regardant, te donnent envie de faire demi-tour.
On prend son courage à deux mains, on blinde son équipement et s’applique à maîtriser les techniques qui vont nous permettre de prendre le dessus et (ça arrivera surement) si ce n’est pas le cas, on pourra compter sur ses potes qui viendront régler son compte aux molosses grâce au combat en coop, dans le même état d’esprit de ce qui est possible dans Monster Hunter. Et si tu n’as pas assez de potes charitables, pas de souci un PNJ ou le fantôme d'un autre joueur feront très bien le job.
Mais revenons à la maîtrise de l’art de combattre dans Nioh 2 avec les spécificités de ce nouvel opus, à savoir le Contre Yokai. Le Contre est toujours une technique qui s’avère redoutablement efficace dans un jeu, pour autant faut-il qu’il soit fait au bon moment. C’est toute la difficulté de la technique et c’est encore plus vrai ici où il faudra faire preuve d’une réactivité millimétrée si l’on veut réussir. Il faut de l’entraînement pour y arriver afin que cela devienne un réflexe et là, bingo, les dégâts qu’inflige le Contre sont monstrueux. Pour faire la différence, on doit aussi se reposer sur le Yokai qui sommeille en nous et ses capacités magiques.
À mesure que tu vas progresser et réussir à vaincre tes ennemis, tu vas mettre la main sur des récompenses plutôt bien venues pour améliorer ton équipement ce qui ne sera pas futile pour les prochains combats, surtout quand tu commences à maîtriser le système de jeu et que tu agis avec sagesse. Ainsi, à force de persévérance, tu constateras que tu t’en sors de mieux en mieux et que tu en sues vraiment moins, par rapport au début.
En bon RPG, Nioh 2 propose un arbre de compétences utile pour muscler son style de jeu, ses armes (principale et secondaire) et acquérir de nouvelles compétences. C’est tellement riche, que cela peut décourager les novices qui ne sauront pas par quel bout aborder la chose. En revanche, si tu aimes décortiquer les menus, passer ton temps à disséquer les arbres de compétences pour trouver la bonne stratégie, tu vas être servi.
Note 4/5

L’AVIS GÉNÉRAL
Si tu as aimé Dark Souls, Bloodborne ou Sekiro, tu ne seras pas déçu par Nioh 2, car le jeu partage quelques points communs avec les références du genre. Ça commence par l’univers, mais aussi au niveau de la difficulté et l’obligation de ne pas bourriner, de se montrer appliquer dans sa façon de combattre, mais aussi à la façon de sauvegarder sa partie. Pour autant, ces « ressemblances » n’en font pas un Souls Like à proprement parler. Nioh a su se démarquer et se singulariser, c’est pourquoi la franchise compte autant d’aficionados. Ce second opus continue donc de marcher dans les pas de son prédécesseur, tout en s’appliquant à inclure de bonnes trouvailles (comme le contre Yokai et le pouvoir des Yokai qui confère des pouvoirs magiques) qui rendent les combats plus prenants et éprouvants. L’univers du jeu est toujours aussi captivant, on n’a peut-être pas affaire à un monde ouvert, mais les différents paysages sont assez fournis et travaillés pour nous en donner pour notre argent et pour nous combler le temps de boucler le jeu.
Note 5/5


Pourquoi on aime le jeu : Parce qu’il place la barre haute en matière de difficulté. Seuls les meilleurs pourront tracer en solo sans stresser. Mais pas de soucis pour les autres qui n’aiment pas trop souffrir ou ceux qui abandonnent quand ils pensent qu’un combat est perdu d’avance ou qu’un boss est invincible, le jeu prend toute son ampleur (à l’instar des Monster Hunter) avec la coop. C’est clair, à trois c’est plus facile que tout seul et l’on prend très vite plaisir à combattre en clan, surtout avec ses potes, ça donne une nouvelle dimension au gameplay et donc, a fortiori, au jeu en lui-même.

[Note de la rédac’ : 17/20]

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