Le test de The Last of Us Part II Remastered sur PS5
Déjà très beau et réussi sur PS4, The Last of Us part II a eu l’honneur de se voir offrir une version remasterisée pour la PS5 et ainsi profiter de tout ce que la console next gen de Sony est capable d’offrir. En plus des améliorations techniques, le jeu se voit doter de nouveautés, dont le mode « sans retour » qui a joué avec nos nerfs. On a testé The Last of Us Part II Remastered sur PS5 avec un code fourni par l’éditeur, voici notre verdict…
Parce que le premier opus de la
sagaThe
Last of Us avait eu le droit à un remaster en
septembre 2022, Naughty Dog vient d’en faire de même avec la suite sortie sur
PS4 en 2020. Afin de proposer une version digne de la PS5 (puisque la console
nouvelle génération de Sony en a sacrément sous le capot), les développeurs se
sont appliqués à retravailler leur copie afin de répondre aux standards de la
console et de profiter de toute sa puissance et de ses spécificités, pour
offrir, ce que l’on peut considérer comme une version ultime du jeu. Ils ne se
sont pas arrêtés là, ils ont également étoffé cette version avec des bonus et
un mode de jeu complémentaire à l’histoire principale, ce qui va ravir les
amateurs d’adrénaline et ceux qui se régalent des différents affrontements
auxquels on est confronté lors du jeu. Cette version remastered n’a pas touché
à l’intrigue du jeu de base (c’est un remaster, ce n’est pas un remake) et si
tu veux en savoir plus sur l’histoire, les personnages et le gameplay, on
t’invite à lire
notre test de The Last of Us Part II sur PS4.
« Les développeurs de Naughty Dog se sont appliqués
à retravailler leur copie afin de répondre aux standards de la console »
Bien sûr, on n’a pas pu
s’empêcher de relancer l’histoire à zéro pour constater de visu les progrès
apportés par ce remaster. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on s’est
tout de suite laissé (re)prendre par le jeu qui est encore plus immersif que la
version originale. Ce qui change avec cette version, ce sont les temps de
téléchargement qui sont, ici, réduits au strict minimum : merci le SDD de
la console. On se souvient que c’était (parfois très) long, mais ce n’est plus
le cas, ce qui permet de rester immergé dans l’histoire, ce qui est
indispensable pour ce genre de jeu qui mise tout sur l’ambiance et qui joue
avec des moments de calme, d’exploration, de narration qui contrastent avec les
phases d’infiltration, les affrontements frontaux ou les scènes dignes d’un
film d’horreur. Le jeu gagne également en réalisme grâce aux améliorations
techniques qui permettent d’accentuer les émotions ressenties par les
personnages. Que ce soit à travers les regards, les postures et les expressions
faciales, les émotions véhiculées par les personnages sont encore plus criantes
de vérité. On a encore plus été bluffé que lors de la sortie de la version
originale. On ne le répétera jamais assez, le jeu propose des personnages si
bien écrits et mis en scène à la perfection qu’ils en sont attachants, même
quand ils apparaissent sous leurs pires jours.
Du côté des performances
graphiques de cette version Remastered, Naughty Dog sort le grand jeu avec la
possibilité de jouer en 4K, jusqu’à 60 FPS suivant si on choisit le mode
Performance ou Fidélité et suivant si son téléviseur offre la fonction VRR.
Ainsi, le jeu gagne en réalisme sur les surfaces aquatiques, mais aussi sur les
autres textures qui gagnent en netteté. Globalement, on a le sentiment que le jeu
est plus beau, même si au cœur de l’action on n’a pas le temps de s’arrêter sur
les détails. Mais ce qui change vraiment, c’est la prise en charge des
fonctions de la Dual Sense qui ajoute un degré supplémentaire à notre immersion.
Le retour haptique et les gâchettes adaptatives sont bien utilisés et on sait
tout ce que cela apporte pour notre immersion dans le gameplay.
« C’est la prise en
charge des fonctions de la Dual Sense (retour haptique et gâchettes
adaptatives) qui ajoute un degré supplémentaire à notre immersion »
Parmi les pépites que l’on retrouve dans cette version du
jeu, il y a les « lost level », au nombre de trois, que les
développeurs s’appliquent à présenter dans une partie des bonus qui fait office
de « making of ». Ces niveaux perdus devaient se retrouver dans le
jeu original, mais ils ont été abandonnés, supprimés, oubliés, en cours de
production, pour x raisons, c’est très bien expliqué dans les commentaires qui
accompagnent leur exploration, car oui, on peut « jouer » en l’état à
ces niveaux. En effet, afin de situer leur place dans l’histoire et d’expliquer
pourquoi ils ont été mis de côté, les développeurs argumentent leurs choix. Il
faut bien comprendre qu’ils ne sont pas finis, qu’il manque quelques mois de
production, mais cela permet d’avoir une bonne vision de ce que cela aurait pu
donner. Il y a donc trois niveaux perdus à découvrir : « Jackson
Party », « Sewers » et « Boar Hunt ». On s’est régalé
à les découvrir, car cela permet de passer de l’autre côté du miroir et de
comprendre les rouages de fabrication d’un jeu vidéo. Ça nous montre qu’en cours
de production, même avec des éléments déjà bien avancés, rien n’est figé et que
tout peut être changé. Sans remettre en question les choix de la production, on
trouve qu’ils avaient leur place, surtout celui de la chasse au sanglier qui
permet de bien comprendre (et justifie un peu plus) le comportement d’Ellie à
ce moment donné du scénario.
Si tu as déjà joué au jeu (ou quand tu y joueras), tu
constateras que la guitare tient une place particulière dans le récit. Ces
scènes, durant lesquelles Ellie gratte quelques accords, sont toujours des
moments forts en émotions. Pour aller plus loin dans ce sens, The Last of Us
Remastered propose un mode pour jouer librement de la guitare, en reprenant
le gameplay du jeu, à savoir utiliser le pavé tactile de la Dual Sense en guise
de cordes et en choisissant les accords avec le joystick gauche : c’est
basique, mais ça fonctionne.
« Le mode Guitare rend hommage à Gustavo
Santaolalla, le compositeur de la BO, de la façon la plus prenante qu’il soit ! »
Bien sûr, ce mode s’adresse à ceux qui veulent reproduire
des mélodies, comme s’ils jouaient de la guitare. Ça ne sert pas à grand-chose,
sauf à faire passer le temps et essayer de sortir quelque chose de potable. Les
développeurs se sont appliqués à fournir tous les éléments pour que cette
expérience soit réussie. Ainsi, pour varier les plaisirs, plusieurs instruments
et décors sont à débloquer. Du côté des personnages, on a le choix entre Ellie,
Joel et Gustavo Santaolalla pour jouer de la guitare. En effet, le compositeur
de la bande originale des deux jeux a été modélisé pour apparaître dans ce mode
guitare. De la part de Naughty Dog, c’est une très belle façon de le remercier
d’avoir composé une aussi belle BO. En effet, sa musique est magistrale et elle
contribue à créer l’ambiance si singulière du jeu : une fois de plus, on s’en
est rendu compte avec cette nouvelle version du jeu.
Parce que le déroulé du scénario
occupe une très grande partie du temps de jeu, par rapport aux affrontements,
les amateurs de fight peuvent être frustrés de n’avoir pas plus d’occasions de
montrer de quoi ils sont capables pour vaincre les humains et les infectés.
C’est là que le mode « Sans retour » prend tout son sens et justifie
sa présence dans The Last of Us Part II Remastered. Ce mode de survie
reprend la mécanique des jeux « Rogue Like » dans lequel la mort est
définitive et remet les compteurs à zéro. Le principe est des plus simples, il
faut enchaîner les affrontements (au nombre de cinq et créés de façon
procédurale pour qu’ils soient différents à chaque fois) avant de se frotter au
boss final. Entre chaque affrontement, on revient dans sa planque pour mettre
la main sur son butin de fin d’affrontement, pour améliorer ses armes et faire
un tour dans la boutique. Le but étant de toujours s’améliorer pour bien se
préparer au prochain combat et aller le plus loin possible. Si au départ, on a
le choix d’incarner seulement Ellie ou Abby, à mesure que l’on enchaîne les
affrontements, on peut débloquer de nouveaux personnages (huit de plus au
total) avec lesquels on peut jouer par la suite. Ce qui est intéressant, c’est que
chacun à son propre style, ce qui permet de varier l’expérience.
« Au fil des combats,
ce mode devient vite addictif, car on veut aller au bout de l’expérience »
Plus on multiplie des combats,
plus on s’aperçoit que de nouveaux éléments viennent modifier les « règles
du jeu », c’est une façon de casser la monotonie dans un mode qui se
répète sans cesse. C’est aussi une façon d’étoffer le gameplay en reprenant
tous les atouts du jeu ; auxquels s’ajoutent des bonus et des malus, sans
parler des défis. En fait, ce mode s’enrichit à mesure que l’on se fait à
l’expérience, à mesure que l’on multiplie les combats qui sont plus nerveux. Néanmoins,
on a rencontré des bugs avec l’IA, notamment quand Dina nous accompagne et
qu’elle fait des allers-retours sous le nez d’un d’ennemi qui ne la voit pas.
Malgré cela, ce mode devient vite addictif, car on veut relever le défi d’aller
au bout de chaque série et d’affronter tous les boss du mode « Sans
retour ». On veut aussi se comparer aux autres joueurs, débloquer tout ce
qui l’est : bref, aller au bout de l’expérience.
Au fil des ans, The Last of Us
s’est imposé comme une valeur sûre qui ne se cantonne plus aux jeux vidéo, mais
aussi avec la série dont la saison 1 a magistralement adapté le premier jeu. La
réputation de « chef œuvre » continue de se renforcer avec ce
remaster qui prouve que Naughty Dog maitrise son sujet et n’a pas son pareil
pour raconter une histoire qui prend aux tripes, qui nous émeut et qui divise
tant le jeu ne fait pas dans la demi-mesure. Même en connaissant les tenants et
les aboutissements, on s’est laissé encore happer par cette histoire de
vengeance, magistralement mise en scène et prodigieusement mise en images.
C’est encore plus vrai avec cette version dédiée à la PS5 qui est parfaite en
tout point.
« Même en connaissant
les tenants et les aboutissements, on s’est laissé encore happer par cette
histoire magistrale »
Tout a été soigné pour que l’on
s’enfonce, petit à petit, dans l’histoire, que ce soit avec les prouesses
techniques possibles grâce à la PS5, la bande originale qui renforce le côté
dramatique, les spécificités de la Dual Sens qui font encore une fois mouche,
les bonus, le mode « Sans retour » qui est un vrai ajout pour
profiter pleinement du gameplay et, il en va de soi, pour son histoire et ses
personnages. L’immersion est donc la grande gagnante de cette sortie en
mode améliorée. Il n’est pas commun que l’on reprenne un jeu bien après sa
sortie, mais quand on a une pépite comme The Last of Us Part II, c’est
un véritable plaisir d’y rejouer et de constater qu’on a été encore plus bluffé
que lors de sa sortie originale.
On
l’a vu, The Last of Us Part II Remastered est plus beau que jamais avec
cette version exclusive et optimisée pour la PS5. On comprend facilement que
les joueurs qui possède la version PS4, vont vouloir tester le remaster pour
bénéficier des améliorations et des bonus qu’il offre. Sony a eu la bonne idée
de faire une mise à niveau au prix de 10€, quand on possède la version physique
ou la version numérique, ce qui n’est pas cher au vu de la quantité de travail
effectuée pour offrir cette version. C’est un choix tarifaire qui devrait
donner envie au plus grand nombre de replonger dans le jeu, et c’est une très
bonne chose. Quant à ceux qui ne connaissent pas encore la saga, le jeu sera
disponible au prix de 49,99€.
L’HISTOIRE : 5/5
IMAGE ET SON : 5/5
GAMEPLAY :5/5
L’AVIS GÉNÉRAL : 4/5
[ LA NOTE : 19/20 ]
Mate la bande-annonce de The
Last of Us Part II Remastered :
> The Last of Us Remastered
un jeu Sony sur PS5
le 19 janvier.