Parce qu’on avait beaucoup aimé le premier jeu, on a resigné pour continuer à défendre la démocratie dans ce jeu de tir à la troisième personne qui va nous permettre de se frotter à la vermine extraterrestre qui pullule dans la galaxie. C’est avec un code fourni par l’éditeur que l’on s’est engagé sur PS5, voici notre verdict sur Helldivers 2…
La « Super-Terre, un bastion de la paix, de la
prospérité et de la démocratie contrôlée ». C’est en ces termes que le
trailer de l’histoire de Helldivers 2 plante le décor de cette nouvelle
exclusivité PS5 (disponible également sur PC en crossplay). La vidéo nous allèche
pour nous inciter à nous engager dans une aventure vidéoludique où ça tire à
tout-va. Avec un ton résolument engagé et faussement enjoué, on est en pleine
propagande de cette démocratie autoritaire qui a besoin de chair fraîche pour
alimenter sa machine de guerre. Le ton est donné, le jeu joue la carte de la
dérision, du second degré en utilisant les codes de la communication militaire.
On comprend que le jeu ne se prend pas au sérieux.
« Sur le champ de bataille, si on meurt
zigouillé par un Terminides, ce n’est pas grave, on revient dans la peau d’un
nouveau Helldiver »
On devient donc un Helldiver, un soldat de la liberté
(alias chair à canon) qui va mourir dans d’atroces circonstances (au moins une
fois, ça ne fait aucun doute), mais c’est pour la bonne cause : pour
repousser les envahisseurs. On n’a pas d’autres choix que d’écouter le
gouvernement militaire qui dirige sur la Super-Terre en se faisant propulser
directement sur le champ de bataille pour affronter les Terminides (de gros
insectes) et les robots Automatons (une sorte de « Terminaformers »).
Le super-citoyen qui est en nous a signé pour en baver, mais on va le faire en
coop, car c’est plus fun de jouer entre potes.
Mettons tout de suite les points sur les i, le jeu ne
cherche pas à rivaliser avec les grosses productions vidéoludiques en matière
de technique. C’est certain qu’il aurait pu être plus beau. Pour autant, il
n’est pas moche, non, visuellement très correct, les différentes planètes que
l’on visite, ont des styles différents qui vont avoir un impact sur le
gameplay. On ne se déplace pas de la même façon dans la neige, que sous un
soleil de plomb. On apprécie donc la diversité des environnements. Les tenues
des Helldivers sont aussi variées et stylées, les armements et les animations
font également le job. De toute façon, en plein combat, on défie quiconque de
voir si la texture du caillou (sur lequel le Terminide, qui est face à toi, va
t’exploser) est super bien détaillée.
« Le jeu nous remet à notre place, car oui,
Helldivers 2 est exigeant et va faire de nous une vraie bête de guerre »
Du côté de la bande-son, il y a une bonne ambiance qui
contribue à donner de la vie et à nous immerger. Le sound design est soigné et
nous immerge dans cette atmosphère de guerre. Coop oblige, on s’est armé de
notre casque-micro sans fil Pulse 3D et l’on doit dire qu’entendre les bêtes
geindre dans vos oreilles, incite à garder ses sens en éveil. On ne peut pas
faire plus immersif. Parfois, on était tellement au taquet que le moindre son
nous faisait sursauter. L’ambiance sonore contribue à faire augmenter notre
niveau de stress pour nous faire ressentir ce qu’un soldat peut éprouver dans
de telles conditions. On est en pleine guerre et on ne va pas la jouer cool. Le
jeu nous remet à notre place, car oui, Helldivers 2 est exigeant et
demande à ce que l’on soit une vraie bête de guerre pour tenir tête aux envahisseurs.
Après la cinématique d’ouverture, pas le temps de se
poser que l’on part en mission. La liberté n’attend pas et la galaxie est prise
d’assaut par les envahisseurs. Arrowhead a fait le choix de rendre l’expérience
dynamique, une expérience qui va vivre au fil des mois et à mesure que les joueurs
s’appliquent à libérer les planètes (lire « Pourquoi on aime Helldivers 2»). Les planètes sont générées de façon
procédurale, ce qui rend chaque exploration unique : on ne peut pas faire
mieux pour lutter contre l’ennui. On sent bien que le gameplay veut nous faire
sortir de notre zone de confort et nous mettre sur le gril à tout moment, comme
lorsqu’il faut composer les codes pour lancer les stratagèmes (qui apportent
une aide de ravitaillement ou d’ordre offensif ou défensif)
ce qui demande à taper (sans perdre son sang froid) une suite de commandes avec
les flèches directionnelles. Le jeu nous met la pression (et c’est ce qui le
rend addictif), car on veut débloquer toujours plus de nouveaux stratagèmes, de
nouvelles armes afin d’être plus fort. Dans le même ordre d’idées, on
s’applique à récupérer des échantillons lors des missions pour améliorer ses
stratagèmes une fois rentré dans notre vaisseau. D’ailleurs, si tu meurs en
combat, tu vas perdre tout ton équipement.
« Pour rester en vie le plus longtemps, il
faut une stratégie et communiquer entre les Helldivers »
Mais on a le droit à une seconde chance. Une fois revenu
sur le champ de bataille, il ne faut pas oublier de tout reprendre, sinon c’est
définitivement perdu. Quand on dit que le jeu met la pression, ça passe aussi
par le nombre limité de vies que possède notre escouade et que l’on partage
entre Helldivers. Sur le terrain, il n’y a pas que les vies qui sont comptées, le
temps l’est aussi. Les missions peuvent être longues, ce qui met nos nerfs à
rude épreuve. Chaque action demande un temps pour s’enclencher (comme demander
du ravitaillement, déclencher un stratagème ou attendre qu’atterrisse le
vaisseau chargé de l’extraction). Il faut donc garder son sang-froid, élaborer
une stratégie en examinant en début de mission la carte, en analysant les
objectifs prioritaires, en repérant les points d’extraction et les zones de
danger. Face à tous ces facteurs de stress, il y a l’entraide entre joueurs qui
contrebalance. En effet, tu peux compter sur tes camarades, car Helldivers 2
est un jeu coopératif, mais attention à eux. Pour rajouter de la pression, tu
peux te faire zigouiller par tes camarades (ou tu peux les zigouiller), ce sont
les joies du Friendly Fire (qui ajoute une bonne dose de challenge au jeu). Tu
peux également mourir en marchant sur les mines de ton escouade, explosé par
une grenade alliée, les tirs de soutien ou même par l’atterrissage du vaisseau
extracteur. Tout ça vient s’ajouter aux multiples occasions de périr par les
assauts des hordes d’ennemis : le jeu ne te fait pas de cadeau !
C’est vrai que les trailers de Helldivers 2 nous
ont donné envie de jouer au jeu. On connaissait la saga, on s’était bien éclaté
sur le premier opus et le côté satirique du discours militaire adepte de la
liberté, nous a complètement accroché. Certes, l’histoire est réduite à son
minimum, mais Arrowhead a trouvé le bon ton pour nous convaincre de nous
engager dans l’aventure. Le studio s’est appliqué à soigner cette nouvelle
copie afin de proposer un jeu à l’image de ce que la communauté attendait.
C’est ainsi que Helldivers 2 laisse tomber sa vue isométrique qui avait
fait le charme du premier jeu, pour une vue à la troisième personne afin de
nous plonger pleinement dans le cœur de l’action et de nous permettre de vivre
intensément chaque combat. Un choix qui a payé, vu que le jeu s’est vendu à
plus d’un million d’exemplaires durant ses trois premiers jours d’exploitation :
un exploit qui a engendré des soucis de serveurs, très vite résolus pour notre
plus grande satisfaction.
« En
laissant de côté la vue isométrique, on est plongé au cœur de l’enfer des
combats »
Un changement de perspective qui change tout pour nous
placer au cœur de l’action et nous faire ressentir la tension des affrontements
(aussi bien avant que pendant les combats). Une tension renforcée par le stress
que provoquent le gameplay et ses choix qui ne se sont pas faits pour nous
faciliter la tâche. Mais c’est dans l’adversité que l’on apprend (de ses
erreurs), que l’on s’adapte (en travaillant de concert avec ses frères d’arme)
et que l’on enchaîne les victoires. Le jeu nous donne les moyens de se battre à
armes égales, que ce soit au niveau des armements, de l’équipement et des
stratagèmes. La mécanique de jeu nous a séduits, surtout que l’on a pu former
une escouade entre potes (dont un jouant sur PC, le crossplay fonctionnant très
bien), mais aussi avec d’autres Helldivers inconnus. Ces soldats ont toujours
répondu présents, puisque l’entraide a été au rendez-vous de chaque partie.
Comme on l’a déjà écrit, le premier jeu nous avait laissé de très bons
souvenirs, cette suite aussi. On a même encore plus apprécié l’expérience de
jeu. On peut d’ailleurs même parler au présent, puisque la bataille n’est pas
finie, la guerre continue à l’heure où tu lis ces lignes, c’est l’autre force
du jeu, de faire évoluer l’expérience « en temps réel » grâce aux
Maîtres du jeu.
Bien que le jeu n’en manque pas, pour mettre encore plus
de piment, Arrowhead a décidé d’introduire la notion de Maître du jeu. Les Game
Masters sont des observateurs qui ont le pouvoir d’influer sur le déroulement
des missions, mais aussi sur la globalité de la guerre. On le rappelle, la
galaxie Helldivers 2 est composée de secteurs et chaque secteur regroupe
plusieurs planètes. C’est une à une qu’il faut les libérer. Les Game Masters
peuvent ajouter des modificateurs qui vont faciliter ou corser la mission. Ils
sont aussi chargés, pour chaque mission, de déterminer des ordres prioritaires
qui, s’ils sont accomplis, confèrent des récompenses. Car oui, le jeu est
exigeant, mais il sait aussi récompenser.
L’HISTOIRE : 3/5
IMAGE ET SON : 4/5
GAMEPLAY : 5/5
L’AVIS GÉNÉRAL : 5/5
[ LA NOTE : 17/20 ]
Pour en savoir
plus, mate la vidéo de Helldivers 2:
> Helldivers 2
un jeu Sony
sur PS5 et PC
déjà dispo.