Fait partie du dossierWingspan, Wyrmspan, Finspan : L'envergure d'une série devenue culte
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Test Finspan : Le Span qui plonge

Après les oiseaux et les dragons, on plonge. Finspan est le troisième jeu de la famille Wingspan, signé David Gordon et Michael O'Connell, développé par Elizabeth Hargrave elle-même, et illustré par Ana María Martínez, Catalina Martínez et Mesa Schumacher, avec un coup de main de Natalia Rojas. Il est sorti en 2025 chez Stonemaier Games, en français chez Matagot, pour 1 à 5 joueurs dès 10 ans, et annonce 45 minutes à une heure. On y est allés avec la même question qu'à chaque fois : encore du Span, ou autre chose ? On a sorti notre boîte, voici notre verdict…

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Test Finspan : Le Span qui plonge

Comment ça se joue ?

Test Finspan : Le Span qui plonge

Tu es biologiste marin, et ton plateau est un océan en coupe : trois lignes de profondeur, la Zone Photique en surface, la Zone Dysphotique au milieu et la Zone Aphotique tout au fond, croisées par trois colonnes, les sites de plongée. Dix-huit emplacements, trois poissons déjà imprimés, deux œufs et un juvénile pour commencer, et une main de cinq cartes posée face visible à côté. À ton tour, tu places un de tes six plongeurs pour faire l'une de deux choses. Jouer un poisson : payer son coût et le poser dans une zone qu'il accepte, sous le site de plongée de sa couleur s'il en a une. Plonger : envoyer le plongeur descendre une colonne de haut en bas, en ramassant au passage les bonus de chaque zone où tu as déjà un poisson, les capacités d'activation des cartes qu'il croise, et, s'il est le premier de la semaine à toucher le fond, le bonus de fond.

Le tout dure quatre semaines de six tours, vingt-quatre tours par joueur. Les bonus des sites font trois choses, et toujours les mêmes : piocher, pondre un œuf, faire éclore un œuf en juvénile. Et dès que trois juvéniles se retrouvent sur le même emplacement, ils forment un banc, qui vaut six points là où un juvénile n'en vaut qu'un. À la fin des trois premières semaines, un succès commun rapporte des points, œufs et juvéniles, lignes complètes, bancs. À la fin, on additionne les points de toutes les sources. Un mode solo contre le Nautoma a son propre livret. L'explication tient en dix minutes, et le plateau fait le reste.

« Deux choix par tour, jouer un poisson ou plonger, et vingt-quatre tours pour tout faire »

On plonge au lieu de se poser

Test Finspan : Le Span qui plonge (2)

Le principe est celui de Wingspan, personne ne s'en cache, mais les sensations de jeu diffèrent légèrement, et c'est ce qui nous a plu. La première différence flagrante est qu'ici on plonge. On ne va pas se mentir, ça ne change pas grand chose à notre Schmilblick. Le plongeur descend toute la colonne, quoi qu'il arrive, et chaque zone où tu as pris soin de poser un poisson lui offre quelque chose au passage. Ton moteur ne se lit plus de droite à gauche sur une rangée, il se lit de haut en bas.

Ce qu'on a surtout aimé c'est la construction des bancs de poissons. Les œufs éclosent, les juvéniles se déplacent en ligne droite d'un emplacement à l'autre, et quand trois se rejoignent, le banc se forme. On passe une partie du jeu à faire nager ses petits poissons vers le même coin de l'océan, à pousser un juvénile de plus au bon endroit, et à râler quand un coût réclame justement celui qu'on gardait. C'est très simple, très visuel, et ça n'existait pas chez les oiseaux ni chez les dragons.

« Le moteur se lit de haut en bas, et tu peux déplacer tes poissons pour former des bancs »

Plus rapide, et c'est ce qu'on cherchait

Déjà, on le trouve plus rapide. Six tours par semaine, pas de ressources à compter, pas de dés à relancer : le coût d'un poisson, c'est des cartes de ta main que tu défausses, ou parfois un œuf ou un juvénile (RIP), parfois un poisson plus petit à recouvrir. Tu choisis, tu paies, tu poses. Les tours s'enchaînent, et une semaine passe en un clin d'œil. Les pouvoirs « tous les joueurs », plus nombreux que dans l'aîné, font que tu gagnes aussi quelque chose pendant le tour des autres, ce qui raccourcit encore l'attente.

C'est exactement ce qu'on apprécie : jouer à Finspan pour une durée de partie plus courte, tout en gardant globalement le même principe que Wingspan. Quand on a envie de la construction de moteur sans y passer la soirée, c'est cette boîte qu'on sort maintenant.

« Le même plaisir que Wingspan, en moins longtemps »

Voir les espèces, encore

Test Finspan : Le Span qui plonge (3)

Tout comme pour Wingspan, on aime voir les différentes espèces. Cent vingt-cinq poissons, plus dix de départ, du gobie de Catalina d'un centimètre au grand requin blanc de six mètres, avec leur nom latin, leur taille, et trois lignes qui disent où ils vivent et ce qu'ils font. Le poisson-mandarin doit son nom aux robes des fonctionnaires chinois, tu vas me dire que tu le savais ? On lit et on compare. Et les symboles, bioluminescent, camouflage, venimeux, prédateur, servent à la fois aux succès et à la curiosité.

Le matériel est plus sobre que celui des oiseaux : les œufs et les juvéniles sont des jetons recto verso, les bancs des jetons ronds, les plongeurs des pions en bois. Le plateau Océan, assez long quand même, se lit bien avec ses trois bandes de profondeur, et le carnet de score reprend les catégories dans l'ordre du décompte.

« Du gobie d'un centimètre au requin blanc de six mètres, on lit les cartes avant de les jouer »

Finspan est-il fait pour toi ?

Test Finspan : Le Span qui plonge (4)

Si tu aimes Wingspan mais que tu lui reproches sa durée, Finspan est fait pour toi. Même famille, même construction de moteur, même plaisir de lire les cartes, mais en quarante-cinq minutes, avec des règles qui tiennent en dix, et sans ressource à gérer. C'est aussi, des trois, le plus simple à sortir avec des joueurs qui débutent, puisqu'il n'y a que deux actions.

Si tu veux de l'interaction méchante, par contre, il n'y en a pas plus qu'ailleurs dans la gamme : chacun construit son océan, et les effets « tous les joueurs » profitent à tout le monde. Et si tu as déjà Wingspan ou Wyrmspan et que leur longueur te convient, Finspan t'apportera une variation, pas une révolution.

Finspan : le Span qui plonge plus vite

Personnellement, c'est celui que je vais préférer. Je suis aussi plus apte à aimer des poissons, va savoir. tu plonges, tu fais des bancs, les sensations changent juste assez pour que tu ne refasses pas la même partie, et surtout tu la fais en moins de temps. Le plaisir de voir les espèces est intact, le principe de Wingspan aussi.

ParBruceContributeur
#Finspan