LE TEST DE SILENT HILL 2 SUR PS5
Après 10 ans de silence, Silent Hill refait parler de lui

« Silent Hill, c’est l’art et la manière de nous mettre mal à l’aise »
Si les deux sagas ont longtemps été comparées, celle de Konami s’est tout de suite démarquée en jouant la carte de l’horreur psychologique. Le premier jeu sorti en 1999 sur PlayStation a donné le coup d’envoi à une saga qui compte huit épisodes principaux et qui s’est déclinée en deux films. Mais c’est Silent Hill 2 qui a vraiment marqué les esprits et qui, aujourd’hui encore, est une référence incontestable. En gardant ça en mémoire, on comprend que Konami a voulu faire un remake de ce titre afin de lui donner une seconde vie et de permettre à une nouvelle génération de joueurs de découvrir une saga de référence. C’est à Bloober Team que la lourde tâche de faire revivre le jeu a été confiée et, on peut déjà l’annoncer, ils ont fait cela avec panache.

Du brouillard pour nous en mettre plein les yeux

« Le jeu est beau, mais pas exempt de défauts »
Une fois de plus, la réussite de ce remake sur le plan technique, on la doit au Unreal Engine 5 qui montre qu’il n’y a pas mieux pour nous offrir des jeux qui flattent la rétine. Éclairages, textures et reflets magnifient les décors. Mais la technique de ce remake souffle le chaud et le froid. À un moment, on est subjugué par un reflet dans une flaque ou par le rendu hyperréaliste d’un néon et le moment d’après, une expression faciale ou un déplacement robotique attire notre attention, donc nous sort du jeu. Le jeu est très beau, c’est incontestable, l’ambiance glauque à souhait est des plus angoissantes, mais il y a de petits couacs qui empêchent le jeu d’être parfait. N’empêche, il est fichtrement efficace pour nous faire flipper et ça, on le doit aussi au design des monstres qui est très réussi, surtout bien dégoutant et prouve qu’il n’y a pas que les zombies qui sont capables de jouer avec nos peurs. Un bestiaire réduit, mais qu’est-ce qu’il fait peur et qu’est-ce qu’il peut s’avérer coriace. Le succès de Silent Hill repose avant tout sur une ambiance et quoi de mieux que la musique et le sound design pour asseoir, un peu plus, cette ambiance pesante qui règne sur la ville.

La mélodie de l’horreur à Silent Hill

« On est tellement à cran, à presser la DualSense comme un citron, que le moindre bruit nous fait sursauter »
C’est pour apporter plus de réalisme au jeu que les développeurs ont troqué la caméra fixe du jeu original pour une vue caméra à l’épaule qui place le joueur derrière le héros. C’est par-dessus son épaule que l’on progresse, comme si James Sunderland nous sert de bouclier face aux monstres qui surgissent. Ce choix impacte forcément les combats, la progression et le sentiment que l’on ressent à mesure que l’on progresse. Changer la façon de « voir » le jeu permet à Silent Hill 2 de gagner en modernité. C’est aussi le cas avec la fluidité de l’expérience qui est apportée par l’absence de chargement (merci encore au SDD de la PS5), ce qui n’était pas le cas dans le jeu original quand on passait d’une pièce à l’autre et que l’on avait presque le temps de se faire un café.

Subir ou aller au contact

« Le deuil, la maladie et la culpabilité sont les thèmes du jeu. Oui, on ne rigole pas tous les jours à Silent Hill »
En explorant Silent Hill, on découvre que la ville pourrait presque être renommée en « Silent Evil » quand on croise les monstres humanoïdes qui pullulent. Le gameplay nous invite à choisir notre façon d’agir face à ces menaces qui sortent du brouillard. On a le choix de les attaquer au corps-à-corps, à distance avec une arme à feu ou de les esquiver.

De silence et de fureur

« 13 ans après, Silent Hill 2 continue à faire flipper les joueurs en quête de sensations fortes »

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L’HISTOIRE : 4/5
IMAGE ET SON : 4.5/5
GAMEPLAY : 4.5/5
L’AVIS GÉNÉRAL : 5/5
[ LA NOTE : 18/20 ]
Pour en savoir plus, mate la vidéo de Silent Hill 2 :
> Silent Hill 2
un jeu Konami
sur PS5 et PC
déjà dispo.
