LE TEST D’UNTIL DAWN SUR PS5
L’effet 🦋 papillon d’Until Dawn

« Il y avait matière à remettre le jeu au goût du jour, celui de la console next gen de Sony et des PC »
Tout commence dans un décor oppressant à souhait, un chalet perdu dans une station de haute montagne, avec une météo peu clémente, où huit jeunes se retrouvent pour passer un week-end au frais, dans le chalet des Washington, un séjour qui va leur réserver quelques sueurs froides et qui va voir la mort des jumelles Hannah et Beth. Elles meurent à la suite d’une mauvaise blague qui a mal tourné et, comme si cela ne suffisait pas, la présence d’un tueur dans les parages va finir d’achever le prologue. Un an après, Josh, convie la bande pour se retrouver sur les mêmes lieux (du crime). Un cadre qui n’est pas sans rappeler celui de Shining (sic !). Il semble s’être remis de la perte de ses sœurs et il est bien décidé de renouer avec ses amis, mais, dans l’ombre, le tueur est toujours là, prêt à s’occuper des protagonistes, un par un. Ainsi, le jeu nous fait alterner les personnages afin d’écrire leur futur et de « décider » de leur destin en interagissant avec les autres, en prenant des décisions ou en effectuant des actions qui auront des conséquences, plus ou moins joyeuses, plus ou moins désastreuses.

Réactions en chaîne à Blackwood Pines

« Si les décors sont si beaux, c’est grâce au travail fait sur le raytracing et les textures qui ont été améliorées »
Les environnements sont vraiment plaisants à regarder, on en serait presque ému en regardant le soleil se coucher derrière les montagnes, mais on sait ce qui nous attend, donc pour le côté romantique, on repassera. Si les décors sont si beaux, c’est grâce au travail fait sur le raytracing et les textures qui ont été améliorées. Celles du bois, du grain de la peau, de la neige, des matières et, d’une manière générale tout ce qui est organique, sont merveilleusement bien rendues à l’écran. On est également dithyrambique concernant les éclairages à la lampe torche qui sont dignes des meilleurs plans à la X files et qui rendent l’ambiance oppressante. En revanche, il y a un problème de fluidité entre les transitions des cinématiques et les phases de jeu ou sur certains déplacements qui manquent vraiment de réalisme. Ça n’aurait pas été de trop de retravailler cette partie pour assurer l’immersion totale dans l’horreur. Certaines expressions manquent aussi un peu de naturel, mais ça reste anecdotique et ne gâche pas le plaisir que l’on a pris à (re)découvrir à quelle sauce la bande allait être dévorée.

Leur survie ne tient qu’à nos choix

« C’est comme si le jeu prenait un malin plaisir à nous faire flipper »
Le gameplay repose donc sur l'effet 🦋 papillon avec la multitude de choix à faire, pour chacun des personnages. Un tableau permet de visionner en temps réel l’impact d’un choix ou d’une action. Du côté de la progression, c’est un gameplay dirigiste. Il faut se rendre d’un point à un point pour faire avancer l’histoire et le hors-piste n’est pas autorisé. On peut faire quelques menus détours pour explorer une zone annexe, dans laquelle, il y a une forte probabilité de trouver l’un des nombreux objets à collectionner, mais c’est tout. Il faut toujours se remettre sur le droit chemin pour avancer et explorer une nouvelle zone. Ces objets à trouver permettent d’étoffer l’histoire, mais aussi d’influencer la suite de notre aventure : c’est comme cela que l’on forge la destinée des survivants. On est presque sur un jeu dont on est le héros. Un jeu qui offre une bonne rejouabilité puisque l'effet 🦋 papillon permet de sculpter son aventure suivant ses choix. Donc, si on veut ne laisser aucun survivant, c’est possible dans une autre partie ou, au contraire, si on veut en chouchouter un personnage, c’est aussi possible. La version 2024, signée Ballistic Moon, fait la part belle à l’exploration qui récompense toujours ceux qui font l’effort de fouiller chaque pixel carré de Blackwood Pines et ses environnements variés. Pour apprécier effet 🦋 papillon, il faut refaire le jeu, ce qui a un autre avantage, ça permet de valider tous les trophées et donc de platiner le jeu.

Pourquoi on aime Until Dawn ?
Parce que c’est un jeu qui s’adresse et peut plaire à tous types de joueurs, les confirmés comme les novices qui vont suivre l’histoire comme un film. Ces derniers n’auront pas trop à se soucier du gameplay puisqu’il y a possibilité de supprimer les QTE et même l’option « Rester calme » peut être désactivée pour ceux qui trouvent que la mécanique exigeant de ne pas bouger est trop… exigeante. Le jeu propose donc de nouveaux paramètres d’accessibilité et d’ergonomie, c’est une bonne initiative qui permet à un maximum de personnes de profiter de l’expérience, même si elles ne sont pas des gamers chevronnés et, à l’approche d’Halloween, c’est un titre idéal pour ceux qui aiment jouer à se faire peur.

L’HISTOIRE : 4/5
IMAGE ET SON : 4/5
GAMEPLAY : 5/5
L’AVIS GÉNÉRAL : 4/5
[ LA NOTE : 17/20 ]
Lire aussi : Until Dawn, le test sur PS4 (2015)
Pour en savoir plus, mate la vidéo de Until Dawn :

un jeu Sony
sur PS5 et PC
déjà dispo.
