mercredi 22 mai 2019

Days Gone (test)


Survivre dans un monde sans foi ni loi, qui plus est, infesté de créatures mutantes plutôt féroces, c’est le programme de Days Gone. On a testé la dernière exclu PS4, voici le verdict...


L’HISTOIRE
Dans Days Gone, l’humanité est bien mal en point depuis qu’une mystérieuse pandémie a décimé la plupart des êtres vivants de la planète. Pour faire face à ce monde hostile (et ouvert que tu devras explorer pour en savoir plus sur les personnages et la catastrophe), une poignée de survivants, qui n’a pas muté en créatures sauvages et sans esprit, est devenue des chasseurs de primes que l’on nomme Drifter. Parmi eux, Deacon St. John, doit faire (comme si cela ne suffisait pas) avec la perte de sa bien-aimée. Pas facile de remonter la pente quand tous vous coursent et plus particulièrement des centaines de créatures rassemblées en horde…
Note 4/5

L’IMAGE ET LE SON
Days Gone est aussi beau que dangereux, c’est précisément le contraste entre la sérénité des paysages du haut-désert du nord-ouest du Pacifique et le caractère très sombre, très pessimiste de l’intrigue, qui attisent la curiosité quand on se lance dans la partie. Toutes les ressources de la PS4 ont été exploitées afin d’offrir des paysages somptueux et criants de réalisme. Les effets de lumière mettent en relief les paysages de l’Oregon, où se joue la tragédie qu’affronte Deacon.
C’est vrai sur le plan artistique, mais c’est aussi vrai pour le gameplay, car les développeurs voulaient proposer des affrontements complexes pour accentuer le côté réel de la situation et nous immerger pleinement dans le jeu. Days Gone est une expérience dans laquelle il faut s’immerger pour en apprécier sa grandeur. En soignant aussi bien l’image (même s’il faudra faire avec quelques problèmes d’affichage) que le son (on ne le répétera jamais assez, mais une bande-son réussie contribue en grande partie à s’immerger dans une histoire) ils ont réussi leur pari.
On le sait, un monde ouvert est crédible que s’il est réaliste et sur le plan technique les développeurs ont décidé d’accentuer leurs efforts sur les hordes et le défi d’afficher des centaines de mutants en même temps à l’écran créant ainsi une sorte de vague qui nous tombe dessus ce qui contribue à nous faire flipper. Oui, il vaut mieux avoir les nerfs solides. On n’oubliera pas le système de météo dynamique qui fait vivre le terrain de jeu et, à fortiori, l’histoire : rendant ainsi le cadre dynamique et luttant contre l’effet de lassitude.
Note 4/5

LE GAMEPLAY
Difficile de faire du neuf avec un genre éprouvé et dont certains titres sont de véritables références. Bien que Days Gone reprenne les codes du genre, le titre s’est appliqué à insuffler de bonnes idées qui lui permettent de tirer son épingle de jeu. On a donc affaire à un jeu de tir et d’action post-apocalyptique dans un monde ouvert qui est divisé en plusieurs zones : les nids des Freakers, les camps où sont cantonnés les survivants et un no man’s land dangereux. Et, comme si cela ne suffisait pas, Deacon va également croiser de nombreux ennemis, des factions humaines animées par la seule envie de voler toutes les ressources qu’elles trouvent et une faune sauvage des plus hostiles. C’est clair, Deacon a fort à faire, il doit se démener pour survivre dans ce monde hostile. Il ne peut compter que sur lui, ses capacités acquises du temps où il faisait partie des Mongrels MC, un club de bikers hors-la-loi, sur les armes qu’il doit crafter et sa moto, son fidèle destrier qui l’accompagne du début à la fin de l’aventure. Une monture qu’il doit customiser pour être à la hauteur de menaces toujours plus redoutables et, surtout, ne pas oublier de faire le plein dès que possible sans quoi c’est la panne sèche et, comme tu peux t’en douter, ce n’est jamais dans un endroit où il fait bon s’arrêter.
Les nombreuses missions secondaires permettent d’aider des humains non infectés qui vont ainsi rejoindre des camps dédiés et permettre à Deacon d’avoir accès à de nouvelles ressources ainsi que des jobs qui lui permettront également d’améliorer son équipement. Et il en faut pour lutter contre les ennemis. Ici, inutile de jouer les gros bras ou les bourrins, car c’est le meilleur moyen de mourir. Il vaut mieux faire marcher son cerveau et opter pour une méthode plus discrète. L’infiltration et la réflexion font bon ménage dans ce monde de « Freaks ». Observer son ennemi, s’équiper, élaborer une stratégie et poser des pièges avant de lancer les hostilités est une bonne méthode pour s’en sortir sans trop d’égratignure : que cela fait du bien d’avoir une approche plus intelligente pour venir à bout de chaque confrontation et, en bonus, le destin peut être de votre côté quand lors d’un affrontement d’autres ennemis surgissent : il n’y a plus qu’à les laisser se combattre et compter les points.
Pour rajouter de la difficulté, les conditions climatiques et le rythme journalier ont un impact sur les ennemis, notamment les mutants qui sont bien plus nombreux de nuit que de jour. Ce n’est pas la seule spécificité des hordes qui évoluent suivant un mode de fonctionnement particulier. Ils dorment le jour, chassent la nuit et vont aussi s’abreuver. Il est important de comprendre cette routine, car plus l’aventure avance plus les hordes sont massives et sans une bonne stratégie tu ne pourras pas en venir à bout.
Note 5/5

L’AVIS GÉNÉRAL
Si tu as la phobie des hordes de « zombies », si tu flippes à l’idée de te faire poursuivre par des créatures décérébrées, mais très tenaces, tiens-toi bien, les mutants de Days Gone sont redoutablement décidés à te faire rejoindre leurs rangs. Si les morts-vivants de Walking Dead, Dead Island ou Zombie U t’ont donné des sueurs froides, tu vas te cramponner à ta manette, car ce n’était que de la guimauve à comparer de ce que tu vas affronter en te glissant dans la peau de Deacon et en te frottant aux mutants de ce monde hostile où il faut être sans foi ni loi (et jamais à court de ressources) pour survivre.
Note 4/5

Pourquoi on aime le jeu : Pour l’ambiance oppressante de ce monde ouvert infesté de mutants. L’adrénaline est à son comble quand après avoir redouté de tomber sur ces monstres apocalyptiques, une horde conséquente te tombe dessus. Ce que l’on redoutait (en se rongeant les ongles) arrive et c’est le cœur palpitant que l’on se lance dans l’affrontement. Pouvoir nous procurer de telles émotions est une réussite à porter au crédit de Days Gone.

> Un jeu Sony sur PS4, le 26 avril.
[Note de la rédac’ : 17/20]

Aucun commentaire:

Publier un commentaire