Comment ça se joue ?

Chacun commence avec le même paquet de six cartes de base. Au centre, cinq cartes Prix allant de 3 à 15, et sous chacune une carte Toon du marché, rangées dans l'ordre croissant selon le rang. Une manche, c'est quatre phases, toujours les mêmes. Révélation : tout le monde mélange son paquet et retourne ses cartes une à une dans une grille de trois sur deux, les autres cartes restent dans le paquet. Renommée : chacun compte les points de sa grille, selon la valeur de ses toons et leurs conditions. Marché : à tour de rôle, deux actions au choix, recruter un toon en payant le prix affiché au-dessus de lui, ou renvoyer définitivement un toon de sa grille pour cinq points. Nettoyage : on reprend ses cartes, la renommée non dépensée est perdue, et on recommence.
Les toons ont des effets. Par exemple, l'aigle retourne face cachée la carte qui le suit, le serpent renvoie la carte du dessus de ton paquet et en vole une au marché. Dès qu'un joueur atteint 30 points de renommée lors d'une phase de comptage, celui qui a le plus gros total prend la carte Choix du Critique, qui vaudra trois points de plus, et la manche se termine normalement. Puis vient la révélation finale : une dernière grille pour tout le monde, et celui qui génère le plus de points sur ce seul tirage a gagné. Deux pages de règles, une aide de jeu par joueur, et c'est parti.
« Tu ne pioches pas ta main, tu la retournes et tu es spectateur de la composition devant toi, parfois pour un bien...souvent pour un mal »
Rapide et limpide, après une partie pour apprendre

Rapide et limpide, c'est le résumé. Les quatre phases s'enchaînent sans temps mort, la révélation est simultanée, et la seule vraie décision, le marché, tient en deux actions. Pour la première partie, on patauge un peu, parce qu'on ne connaît pas encore les effets : on garde un dindon qui s'empile sur n'importe quoi ou on découvre le serpent à ses dépens. Mais ça devient vite clair. Les icônes des cartes se lisent au premier coup d'œil, l'aide de jeu rappelle les quatre phases et les symboles (mais on en a jamais eu besoin) et dès la fin de cette première partie, on a envie d'en faire une autre pour ne pas refaire les erreurs de composition du début.
« Une partie pour apprendre les toons, et la revanche part dans la foulée »
On râle, on prie, et c'est tout le charme
Soyons clairs : le jeu a un côté hasardeux. Tu recrutes une carte ultra cheaté, tu as fait le ménage dans tes cartes du début, mais ta carte est malheureusement retournée face cachée par ton aigle. Alors oui c'est pas de chance, mais d'un côté, pourquoi t'as pris ce **** d'aigle ? On rage quand on n'a pas le bon tirage, et c'est tout le charme du jeu. On prie à chaque carte retournée et on commente la grille du voisin.
On prie jusqu'à la dernière, la révélation finale, où tout le monde espère que le joueur qui vient de passer les 30 points va se rétamer. Parce que c'est bien ça le sel de la fin : ses 30 points ne comptent plus, il repart de zéro comme les autres, avec trois petits points d'avance s'il a le Choix du Critique, et il doit assurer encore une fois.
« Ce n'est pas parce que tu es le premier à 30 que c'est gagné, il faut assurer encore une fois »
Les toons de Diego Sá

Les cartes sont très belles. Diego Sá dessine une ménagerie de dessin animé, le coq pavaneur, le paon aguicheur, le lion sûr de lui. Si tu fais bien attention à chaque toon, tu peux déjà deviner un peu son effet. Pour l'iconographie, là aussi tout est clair. La boîte est petite avec en plus une mini-extension « Le Bouton Reset » glissée dedans et un mode solo.
« Chaque toon est dessiné pour raconter son effet »
FlipToons est-il fait pour toi ?
Si tu aimes les petits jeux qui s'expliquent en cinq minutes et se jouent en vingt, avec du hasard qu'on commente à voix haute et une vraie idée dedans, FlipToons est fait pour toi. Il est malin, rapide, et à la portée de tous : les enfants comprennent les toons aussi vite que les adultes, et personne ne reste derrière, puisque tout le monde retourne ses cartes en même temps. À trois, les tours de marché sont courts et la course au Choix du Critique reste serrée.
FlipToons : malin, rapide, et on prie jusqu'au bout
Malin, rapide et à la portée de tous. Une première partie pour apprendre les toons, et ensuite on enchaîne, parce que le tirage fait râler, parce que la révélation finale remet tout en jeu. Un petit jeu qui sait exactement ce qu'il est.
