Des jours et des nuits

« Les portails torii sont des portes d’entrée pour les Ikoku, les créatures démoniaques qui profitent de la nuit pour envahir notre monde »
En se préparant correctement le jour, on peut (et on doit) tenir jusqu’au bout de la nuit face aux vagues successives de monstres qui déferlent dans chaque village de cette montagne sacrée. Petit à petit, chaque lieu est sauvé et on peut s’appliquer à retrouver les douze masques qui ont été volés et qui renferment les pouvoirs de la Déesse Amaterasu. Bien plus qu’une histoire développée qui tient en haleine, Kunitsu-Gami : Path of the Goddess compte sur le folklore japonais, dont le jeu puise pleinement son inspiration, pour nous immerger dans un monde rythmé par le Kugari. Certes, l’histoire se résume facilement, mais ce qui compte avant tout, c’est le gameplay et la direction artistique que les développeurs ont soignés. Leur proposition est une véritable invitation à plonger dans un jeu qui nous a surpris, dans le bon sens du terme.

Le folklore nippon donne le ton

« La direction artistique est si inspirée et inspirante, qu’elle tire son épingle du jeu et nous met des étoiles plein les yeux »
Le bestiaire est lui aussi inspiré des contes et légendes nippones. Ils sont aussi étranges que répugnants, c’est très efficace et ça contribue à renforcer le côté « contes et légendes » du jeu. Les personnages semblent sortis d’estampes et ce que l’on apprécie le plus, c’est leur façon de se mouvoir pour effectuer les rites de purification, de se déplacer (quand Soh trace la voie spirituelle pour guider Yoshiro), comme sa façon de se battre avec un enchaînement de coups que l’on croirait sorti d’un ballet, tant le résultat affiché est gracieux. Il fait ceci avec style et grâce. Puisque chaque zone est fermée et pas très grande, les développeurs ont utilisé la vue en 3D isométrique, avec une caméra que l’on peut rapprocher ou éloigner, mais aussi faire pivoter, ce qui permet d’avoir une immersion totale dans les lieux, on ressent bien le sentiment d’être coincé dans le village avec comme seule échappatoire l’éradication de tous les Ikoku. Bien sûr, techniquement, ça ne rivalise pas avec les mondes ouverts des AAA next gen, mais qu’à cela ne tienne, la direction artistique de Kunitsu-Gami : Path of the Goddess est si inspirée et inspirante, qu’elle tire son épingle du jeu et nous met des étoiles plein les yeux. Un sentiment conféré par la qualité de la modélisation et un soin apporté à l’esthétique visuelle du jeu. Le making of vidéo (en bas de page) nous montre comment les développeurs ont commencé par faire des maquettes réelles des éléments visuels avant de les modéliser informatiquement. Et puis il y a la bande-son, composée de musiques apaisantes, là encore dans l’inspiration du folklore japonais qui colle parfaitement au cadre et donne vie à l’atmosphère du jeu. L’image et le son, sont la vraie force du soft, qui fait oublier que l’histoire est réduite à sa simple expression.

Se préparer le jour pour se fighter la nuit

« Nos journées sont aussi chargées que nos nuits »
On comprend bien (et c’est ce qui fait l’intérêt), que le gameplay du jeu allie tower defense et stratégie. La formule est justement dosée pour nous accrocher et nous rendre un brin accros. On a beaucoup aimé la façon dont Sho se bat, mais aussi les quelques combos dont il dispose qui peuvent être redoutables. Il possède aussi une esquive et une parade des plus efficaces, qui nous ont sauvés plus d’une fois face à des ennemis revêches. Et puis il y a les masques d’Amaterasu que l’on récupère à mesure que l’on avance et qui permettent de donner de nouveaux jobs aux villageois et qui permettent d’adapter sa stratégie en fonction des monstres à affronter. Par exemple, le sumo (comprendre le tank) sera utile aux côtés de Yoshiro pour attirer sur lui les ennemis et encaisser les coups. Son coût est élevé, mais il en vaut la peine.

On ne l’avait pas vu venir

« Le gameplay et la direction artistique que les développeurs ont soignés est une véritable invitation à plonger dans un jeu qui nous a surpris, dans le bon sens du terme ! »
Émerveillé (pour ne pas dire envoûté) par les danses de Yoshiro et fasciné par les assauts chorégraphiés de Sho, on est vite devenu accro au point de ne plus lâcher la DualSense. L’inspiration du Kagura donne une vraie identité graphique et sonore au jeu et fait qu’on a été piqué dès le début et que l’on s’est laissé porter par l’histoire et que l’on a suivi Sho et Yoshiro dans leur quête de purification des différentes menaces nocturnes qui pèsent sur la région. Ce jeu d'action, qui fait la part belle à la stratégie en temps réel, et aussi un tower defense. Exactement ce qui nous fallait pour nourrir notre cerveau de gamers avec de l’action, de la réflexion, mais aussi de l’émotion, car, et on insiste, la proposition graphique, l’esthétisme du jeu, sont artistiquement beaux, fluides, pour nous en mettre plein les yeux avec des artifices qui explosent à l’écran, à l’image de la beauté des animations des actions et des combos de Sho.

Pourquoi on aime Kunitsu-Gami : Path of the Goddess ?
Parce que le jeu fait honneur à la culture et au folklore japonais. On l’a vu dans ce test, les décors, les costumes, les objets et l’ambiance sonore sont des éléments issus de l’art de vie japonais. Capcom précise que « tous les éléments du jeu (…) sont axés sur le principe japonais du Wa ». Le Wa prône l’harmonie sociale et l’humilité et rythme la société au Japon. Ceci est pleinement retranscrit dans le jeu et c’est ce qui nous a complétement immergés dans Kunitsu-Gami : Path of the Goddess qui offre une expérience de jeu unique en son genre.

L’HISTOIRE : 3/5
IMAGE ET SON : 5/5
GAMEPLAY :5/5
L’AVIS GÉNÉRAL : 5/5
[ LA NOTE : 18/20 ]
Pour en savoir plus, mate la vidéo de Kunitsu-Gami - Path of the Goddess :

un jeu Capcom
en version démat sur Xbox Game Pass
et sur Xbox Series X|S, Xbox One,
PS, PS4 et PC.
déjà dispo.
