En chassant sur les terres de Monster Hunter, Electronic Arts et Koei Tecmo ne pouvaient pas faire l’impasse sur la comparaison entre cette nouvelle licence et le jeu culte de Capcom. Pourtant, en arrivant à Azuma et en chassant son premier kemono, on découvre que le jeu a trouvé son style et sa voie pour se défaire de la comparaison, notamment grâce aux karakuri, des gadgets redoutables qui font toute la différence. On a testé Wild Hearts sur PS5 grâce à un code fourni par l’éditeur, voici notre verdict…
Jadis, la région d’Azuma vivait sereinement, mais quand
les animaux ont commencé à fusionner avec le paysage et à utiliser les
ressources de dame nature pour devenir des monstres géants redoutables,
l’endroit n’était plus sûr. Petit à petit, les habitants ont quitté les
différentes zones de la région pour se réfugier dans le village de Minato. Mais
la menace rode toujours et on arrive (avec notre personnage) au bon moment pour
donner un coup de main et traquer un à un ces monstres gigantesques dans des
combats épiques. En chemin, on découvre la technologie ancestrale des karakuri qui vont se montrer d’une puissance
redoutable sur le terrain.
« En plongeant
dans l’histoire d’Azuma, on découvre un univers qui ne manque pas de
surprises »
Bien que l’histoire de Wild Heartssoit assez commune, il
n’en demeure pas moins qu’on se laisse happer par le récit servi par un bon
nombre de PNJ sympathiques et avec une belle allure. Entre deux chasses aux
montres, la faune locale nous conte son histoire et nous aide à reprendre le
dessus et à repousser la menace que représentent les kemono. En choisissant de
développer toute une histoire autour d’Azuma et des kemono, Wild Hearts se
distingue des autres titres du genre en créant une véritable ambiance qui passe
également par les paysages, le design et la musique. En effet, l’ambiance
respire le japon féodal : on ne pouvait pas espérer mieux pour ce type de
jeu.
Ce qui nous frappe quand on foule pour la première fois
les terres d’Azuma, c'est la quiétude qui baigne les lieux. Certes, on n'a pas
encore rencontré de kemono mais le cadre, l'ambiance sonore et les sons de la
nature sont bienfaisants. On prend un réel plaisir à progresser petit à petit à
la découverte de ce monde nouveau, un monde qui vit avec toutes les bêtes qui
peuplent les lieux, les éléments (le vent, l’eau…). C’est un vrai plaisir que
de découvrir ce que ce monde nous réserve. En aventurier venu d'une contrée
lointaine, on se sent un peu comme Christophe Colomb, car tout nous émerveille.
Passée la surprise de la découverte, le jeu nous ramène à la réalité quand il
montre ses points faibles. Pour résumer, le jeu nous offre le meilleur comme le
moins bon, parfois on le trouve très beau, parfois on n’en revient pas que
certaines textures et d'autres bugs ne s’alignent pas sur les standards d’un
AAA, surtout que Wild Hearts est sorti seulement sur PS5, Xbox Series
X|S et PC. Comme pour Forspoken,
c'est toujours décevant de voir qu'un jeu attendu n'est pas à la hauteur ou
qu'il ne nous satisfait pas à 100 %. Pourtant, si on a été sévère avec Forspoken,
notre verdict est plus nuancé sur Wild Hearts, car le jeu se rattrape
sur plein d'autres points.
« La musique est très
japonisante, en combat ça amène un côté épique qui rend l'affrontement encore
plus prenant. »
C’est notamment le cas sur l'ambiance générale, avec le
côté Japon féodal qui nous a vraiment séduits, qui a su attirer notre œil (lire
plus bas « Pourquoi on aime le jeu »). C'est vrai que l'on peut être
plus indulgent quand un jeu offre de nombreux points positifs. Parmi ceux qui
nous ont le plus marqués c'est l'OST qui est juste magistrale. Sans être trop
présente, elle est là au bon moment, pour souligner les temps forts du jeu,
c’est précisément ce que l’on attend d’une bande-son. Un autre aspect qui nous
a bluffés, c'est par rapport à l'éditeur de personnage qui est ultra poussé.
Quand on voit comment celui de Hogwarts
Legacy a été encensé, alors qu'il assurait juste le service minimum, on
avait hâte d'entendre l’avis sur celui de Wild Hearts. Mais à notre
grande surprise, la plupart des testeurs sont restés muets alors que l'on peut
vraiment, mais alors vraiment, tout faire pour personnaliser son personnage dans
les moindres détails. Alors c'est vrai que visuellement le jeu souffle le chaud
et le froid, pour autant, les points positifs prennent le dessus sur les points
négatifs et le gameplay contribue à nous faire oublier les ratés visuels.
Avec son gameplay, Wild Hearts propose une formule
classique, donc éprouvée, à savoir aller se frotter à des monstres, remporter
le combat, récolter des récompenses qui permettent d'augmenter son équipement
et de se forger de nouvelles armes plus puissantes, ce qui permet d’aller
chasser des monstres encore plus gros qui nous apportent des ressources de
meilleure qualité pour mettre la main sur un équipement de haute qualité… Sur
ce point, Wild Hearts n'apporte rien de nouveau, il respecte à la lettre
les règles du genre. Pourtant, si le titre d'Electronic Arts nous a séduits
c'est qu'il avait quelque chose de plus à nous proposer pour faire des
étincelles sur le terrain. Ce qui caractérise les combats de Wild Hearts
c'est la vitesse, tout est très nerveux, que ce soit notre personnage ou les
monstres qui bougent dans tous les sens. Au début, on a été désemparé en se
demandant comment on allait pouvoir faire pour ne pas perdre la face sur le
champ de bataille, comment on allait pouvoir mettre la raclée à ses bêtes
monstrueusement gigantesques.
« Les Karakuri sont
des gadgets qui n’en sont pas »
Notre salut est venu des karakuri. Cette technologie
ancienne permet, grâce au « fil » que l’on trouve un peu partout, de « fabriquer »
des outils qui permettent de prendre le dessus surtout que plus on avance dans
le jeu, plus on progresse, plus on améliore son équipement, plus ils deviennent
perfectionnés (il existe trois types de karakuri dans le jeu). On passe d'un
simple mur de protection au début de l’aventure, à une bombe qui fait de gros
ravages et même un piège capable d'immobiliser pendant un certain temps les
plus grands monstres du jeu, ce qui est parfait pour lui asséner une bonne
volée de bois vert. Les karakuri sont la bonne trouvaille du jeu, celle qui
pimente le gameplay et qui contribue à nous rendre accro. Pourtant, à la vue
des premières vidéos de Wild Hearts, on pensait que ça allait être des
gadgets, mais pas du tout, ils font partie de la stratégie de combat puisque
certains sont plus adaptés à un type de monstres. Il faut faire les bons choix
pour que cela soit efficace. Si les karakuri sont utiles en combat, ils le sont
également dans la phase d'exploration, car ils permettent d'établir un camp, de
construire un garde-manger, un séchoir d’aliments pour concocter des plats qui
apportent des bonus, ils servent aussi à se déplacer plus vite. C'est tout un
ensemble de tyrolienne que l'on a déployé sur notre map et qui nous a permis de
quadriller chaque zone afin de les traverser en un temps record.
« Le challenge est
au rendez-vous de Wild Hearts et ça comblera les amateurs du genre »
Inévitablement la comparaison avec Monster Hunter
est là, mais le jeu d'Electronic Arts a su trouver le moyen de se démarquer et
de faire en sorte qu'on prenne un véritable plaisir à profiter de leur
proposition. Alors oui, le jeu n'est pas exempt de bugs, comme lorsque l’on est
empêché, sans raison, de placer ses constructions sur le terrain. En plein
combat, ça s'avère problématique, car on utilise notre réserve de fil sans
pouvoir construire complètement le karakuri voulu, donc c'est un échec et on
doit faire sans, ce qui peut être rageant. Des monstres qui s’avèrent redoutables, car ils sont en mouvement
perpétuel, ils sont même frénétiques, un peu comme s'ils étaient sous acide
pour certains d'entre eux, ce qui peut poser des problèmes quand on utilise une
arme lente comme le marteau. L’IA fait tellement bien les choses que les kemono
ne cessent de nous viser, ce qui laisse peu de temps pour reprendre non
seulement son souffle, mais aussi des eaux curatives, les potions du jeu, pour
régénérer sa santé. Sur certains aspects le jeu peut paraître plus simple que Monster
Hunter, surtout avec l'utilisation des karakuri qui confère un vrai
avantage en combat. En revanche, le « ciblage bloqué » que possède
certains monstres a de quoi donner du fil à retordre et certains combats nous
ont donné plus de problèmes que dans Monster Hunter.
Inévitablement, on ne peut s'empêcher de comparer Wild
Hearts avec Monster
Hunter la légende qui a établi les règles en matière de chasse aux gros
monstres. Il est évident que les ressemblances sont nombreuses, mais ça ne nous
a pas empêché de prendre beaucoup de plaisir dans la découverte de cette
nouvelle licence. En effet, Electronic Arts et Koei Tecmo se sont appliqués
pour créer un univers riche, vivant, inspiré, dans lequel on a pris plaisir à
évoluer et à chasser une variété de monstres au design recherché. L'idée du jeu
est que les animaux qui vivent sur Azuma ont fusionné avec leur environnement
ce qui en fait des hybrides au design qui est du meilleur effet. On l'a vu, la qualité graphique est vacillante et pour
une version next gen on s’attendait à mieux. Très clairement Wild Hearts
n'est pas le plus beau des jeux, mais ça ne fait rien, ça n'a jamais enlevé
notre plaisir de jouer parce que les mécaniques sont parfaites. En effet, c'est
grâce au gameplay et à la bonne trouvaille des kemono que l’on a pris le dessus
sur les monstres.
« Les kemono sont
la bonne trouvaille du jeu qui permet à Wild Hearts de se défaire de
l’étiquette "Monster Hunter-like" »
On en a eu pour notre argent, tant au niveau du contenu,
de l'histoire qui est basique mais prenante, et au niveau du challenge avec une
difficulté qui peut s'avérer élevée, mais avec le bon équipement, les bonnes
armes, les améliorations, il n'y a pas de raison de rester sur le caillou. De
toute façon, il y a le multi qui fait qu’on peut toujours bénéficier de l'aide
d'un chasseur plus expérimenté pour faire la différence : c’est toujours
une force pour ce genre de jeu. Le pari de se frotter à Monster Hunter
était à haut risque, car ça ne peut que passer ou casser et pour Wild Hearts
ça passe haut la main. Le jeu est très dynamique grâce à un arsenal de gadgets
qui permet de se mouvoir très rapidement, ce qui est plus que nécessaire car
les monstres sont redoutables, surtout quand ces derniers sont enragés. On ne
peut que recommander le titre, autant pour les novices que pour les vieux
routiers, il peut s’adapter à chaque style de joueur.
Minato, où convergent toutes
les zones, nous sert de point de repère, c'est notre QG qui fleure bon le Japon
avec son architecture typique, ses échoppes traditionnelles, les couleurs
chatoyantes, la présence omniprésente du bois et sa « faune » locale.
On a adoré le look de l'intendante qui sort tout droit d’une estampe. On est
tombé sous le charme de cette charmante bourgade inspirée par le folklore
japonais et c’est avec un réel plaisir, qu’on a pris plaisir à évoluer dans un
environnement chaleureux, avec des tenues qui rappellent le Japon féodal. Le
lore de Wild Hearts, des monstres aux personnages, en passant par les
paysages et surtout la bande-son, tout est un pur régal, tout fait référence au
Japon et tout rend hommage au pays du soleil levant. D’ailleurs, au sujet de la
musique du jeu, elle est tout simplement magistrale et en combat, elle ajoute
une dimension épique aux affrontements.
Mate la vidéo pour en savoir plus sur Wild Hearts :
> Wild Hearts
un jeu Electronic Arts
sur PS5, Xbox Series X|S et PC
déjà dispo[ Note : 18/20 ]