LE GRAND TEST DE RESIDENT EVIL 4 SUR PS5
Changement de décor

« Leon est rattrapé par son passé quand il se rend en Espagne pour sauver la fille du président des États-Unis »
C’est en 2005 que Resident Evil 4 a marqué les esprits et les gamers puisque beaucoup le considèrent comme le meilleur de tous les jeux de la franchise. Parce que la saga a toujours le vent en poupe (en quatre ans Capcom a sorti les remakes de Resident Evil 2 et Resident Evil 3 et un opus inédit en la personne de Resident Evil Village), l’éditeur nippon se devait de continuer de poursuivre sur cette voie et c’est donc au tour du numéro quatre de se payer un lifting des plus réussis. Il faut bien comprendre que Capcom s’est appliqué à faire une relecture du titre de façon à le remettre aux goûts du jour pour passionner le plus grand nombre (lire plus bas « Pourquoi on aime RE4 »). On plonge donc dans cette histoire divisée en plusieurs chapitres qui rythment une intrigue des plus prenantes avec une palette de personnages qui vont croiser la route de Leon. Une mention particulière pour le retour d’Ada Wong qu’on avait laissée pour morte à la suite de la destruction du labo souterrain d’Umbrella à Raccoon City. Elle fait un retour remarqué et apprécié, même si toutefois pas assez exploité à notre goût. À moins que Capcom nous réserve un DLC dans les prochains mois, on croise les doigts.

Et le RE Engine a encore frappé !

C’est précisément ce que l’on ressent avec le remake de RE4 et les différents lieux que l’on « visite ». Entre éclairage et obscurité, le RE Engine, le moteur de jeu de Capcom, montre (une fois de plus) toute sa puissance. On sait de quoi il est capable, car chacune de ses utilisations pour les titres de Capcom a été couronnée de succès (De Resident Evil 7 à Village en passant par Devil May Cry 5 et Monster Hunter Rise). Ici, il prouve à nouveau que c’est une force pour Capcom, car il sublime chacun des environnements (du village moyenâgeux au château, sans oublier le complexe militaire et le laboratoire high tech). Le travail accompli sur les lumières s’adapte à chaque environnement, c’est d’autant plus important que les différents endroits sont fournis en détail et si ce n’est pas correctement mis en lumière, ça gâche le rendu et donc l’immersion. Fort heureusement, ici, ce qui n’est pas le cas.
« Les développeurs ont eu à dispo le RE Engine pour réaliser tous leurs souhaits ! »

Du côté des personnages, il n’y a rien à dire sauf que la modélisation est bluffante, même si les cheveux de Leon restent un peu trop en place, même au cœur des affrontements les plus coriaces, mais on oublie vite ce détail quand on s’arrête sur les expressions faciales qui donnent une âme à chaque personnage. Du côté du son, le travail est tel que le réalisme du jeu passe par cette ambiance sonore résolument moderne, avec ses bruits de nature plus vrais que nature, les cris des ennemis omniprésents qui glacent le sang et le bruitage des armes d’un réalisme sans nom. Le sound design est si bien soigné que sans lui notre immersion n’aurait pas été la même.

Un survival horror avec une bonne dose d’action

Qui dit multiplication des armes et des ressources, dit avoir un inventaire digne de ce nom. Léon ne se déplace jamais sans sa mallette (digne d'un tueur à gages). Cette mallette est divisée en compartiments dans la pure tradition de la saga, ce qui veut dire, qu'à un moment ou à un autre, il va falloir faire des choix. Il est donc important de l'améliorer dès que l'on peut, d'où la nécessité de multiplier les ressources et de ne pas hésiter à l’orner de porte-clés qui octroient des bonus bien utiles pour faciliter notre run.
« À mesure que l’on progresse dans le jeu, le gameplay devient plus axé sur l’action »

Tout au long du jeu, le gameplay va évoluer pour passer du classique de Resident Evil à de plus en plus d'action à mesure que l'on progresse. Alors oui, on retrouve les bases avec des ennemis qui vont se dresser sur notre route. Comme d'habitude, il faut se montrer précis (comme un sniper) dans ses tirs. Comme on a un arsenal bien fourni d'armes en tous genres, qui augmente à mesure que l'on progresse, on trouve notre bonheur entre les traditionnels fusils, les armes de poing, mitraillettes et lance-roquettes. Il faut aussi savoir jouer avec l'environnement pour ralentir, voire carboniser ses ennemis et puis il y a le cas du couteau.

« Garder Ashley près de soi et ses ennemis très loin de soi ! »
Bien que le jeu soit tourné plus action, du fait que Léon a une formation militaire, il reste que le beau gosse à la chevelure irréprochable est un peu trop lourdaud dans sa façon de se mouvoir. Le déplacement du personnage manque terriblement (suivant les critères actuels) de maniabilité et de fluidité. Pour rester dans la lourdeur, il y a le cas d’Ashley qui nous colle (trop) comme notre ombre, mais par rapport au jeu original, les développeurs ont atténué cet aspect. Cependant, on a aimé le fait que les ennemis s'en prennent à elle quand on la délaisse un peu et qu'on s'éloigne d'elle, ça nous rappelle qu'on est là pour la sauver. D’une manière générale, on a trouvé que les ennemis étaient plus intelligents que d'habitude, ce qui demande une attention particulière pour ne pas se faire repérer et pour qu’ils n’alertent pas le reste de la meute : ça donner une bonne dose de challenge.

Et on arrive encore à être bluffé !

« Ce remake est à la hauteur de ce que l'on pouvait attendre »
Globalement très propre et joli, même s'il y a quelques ratés au niveau des textures, on a été bluffé par ce remake qui est à la hauteur de ce que l'on pouvait attendre, à la hauteur de l’idée que l’on s’en faisait. On peut même monter d’un cran le curseur, car à plusieurs reprises on s'est étonné de ce que l'on voie à l'écran. Avec RE4, on côtoie le très bon, ce qui fait que l'on s'attarde sur les détails (ok ça nous donne aussi l'occasion de reprendre son souffle quand l'action est trop intense), mais aussi le moins bon qui nous fait sortir du jeu un bref instant. On n’a pas pu s'empêcher de le comparer avec ses prédécesseurs et si le remake de RE2 nous avait comblés, avec RE4 on est sur un niveau supérieur avec la variété des ennemis, qui est des plus appréciables, sans compter qu’ils sont plus coriaces, plus intelligents et qu'ils nous posent des problèmes. Ça apporte du challenge et ça fait que la route n'est pas un long fleuve tranquille.

Pourquoi on aime Resident Evil 4 ?
Avec le remake d'un des opus les plus appréciés de la saga Resident Evil, on a voulu pointer l'incroyable travail que les développeurs ont fait pour donner une nouvelle vie à un titre qui a fait ses preuves et qui n'avait plus rien à prouver, sauf voir s'il était capable, plus de 20 ans après, de conquérir les nouvelles générations, ou ceux qui étaient passés volontairement ou non à côté de la sortie originale. C'est bien là tout l’attrait d'un remake, c'est donner la possibilité d'offrir au plus grand nombre de jouer à un jeu culte et ce de la meilleure des façons, car oui Resident Evil 4 est tout simplement beau ! Il faut bien avouer que depuis 2015 Capcom met les moyens pour soigner ces remakes, qu'ils soient dignes de ce nom et qu’ils ne fassent pas figure d’une simple remise à jour du jeu. Titre après titre, le travail des développeurs est de plus en plus impressionnant. Ici, on parle de relecture de RE4 qui a été retravaillé graphiquement, mais aussi au niveau de la mise en scène ou encore en retravaillant certains aspects du gameplay.
Les précédents remakes de Resident Evil ont été accueillis avec plus ou moins de ferveur, ils ont fait de nouveaux adeptes, mais aussi des déçus, mais fort est de constater que la flamme est toujours aussi vive et que cette quatrième itération était (très) attendue et n'a pas déçu. Remake après remake, les gamers sont de plus en plus nombreux à replonger dans l'horreur de la saga Resident Evil et on ne peut que saluer cette tendance. Dans ces conditions, on verrait mal Capcom s'arrêter en si bon chemin et on attend donc avec impatience le remake de Resident Evil 5, notre préféré pour ne rien cacher, afin de retrouver le duo de Chris Redfield et Sheva Alomar dans leur aventure localisée dans le village africain de Kijuju où un virus mutagène a fait des ravages auprès de la population : tout un programme !
Mate la bande-annonce de lancement de Resident Evil 4 :
L’HISTOIRE : 4/5
IMAGE ET SON : 5/5
GAMEPLAY :4/5
L’AVIS GÉNÉRAL : 5/5
[LA NOTE : 18/20 ]

un jeu Capcom sur PS5, PS4
Xbox Series X|S et PC
déjà dispo.
