Enfin, on retrouve Princess Peach dans un jeu où elle est la seule héroïne, aux épaules larges, pour relever le défi de se glisser dans la peau de plusieurs personnages. C’est avec un code fourni par l’éditeur que l’on a testé Princess Peach : Showtime !. Voici notre verdict…
Après une aventure mouvementée (et couronnée de succès)
dans Super Mario Bros. Le film, Peach s’accorde un peu de temps pour elle, loin des
merveilles du royaume Champignon, elle s’est planifié une soirée détente qui
tourne court. En effet, l’infâme sorcière Syrah a pris possession du théâtre de
l’étincelle, semant le chaos et annulant toutes les représentations. Alors que
Peach se faisait une joie de s’accorder une pause théâtrale, elle déchante,
surtout qu’elle se retrouve coincée dans le bâtiment. Quand elle fait la
rencontre de Stella, la gardienne des lieux, elle décide de libérer ses
véritables natures en incarnant de nombreux personnages. Ainsi, Peach a la
lourde tâche de battre Syrah et ses sbires et de remettre sur pied les
différentes représentations : Que le spectacle commence !
Comme pour les jeux Mario, le pitch de Princess Peach : Showtime ! est des plus
basiques. Pas d’entracte prévu, le jeu va droit à l’essentiel. En fait, le
titre tire son originalité de la direction artistique qui est époustouflante
(comme on le verra plus loin) et du concept de glisser Peach dans dix
personnages différents, qui ont leur propre univers et leur propre gameplay.
C’est donc un jeu singulier et marqué que nous offre Nintendo pour le troisième
jeu solo de l’égérie de la firme nippone (lire l’encadré Quand Peach se la joue solo). C’est un véritable écrin qui va la mettre en valeur et
attirer sur elle les spotlights et toute l’attention qu’elle mérite. Après tant
d’années passées dans l’ombre de Mario à faire office de belle plante au
royaume Champignon, Peach s’est enfin émancipée, elle a trouvé dix rôles à sa
hauteur. On ne peut que saluer le choix de Nintendo d’avoir joué la carte
badass pour une héroïne qui nous en met plein les yeux.
La magie du jeu repose sur le huis clos que représente le
théâtre de l’étincelle. Par l’intermédiaire de Peach, on se retrouve coincé
dans la bâtisse, qui est divisée en plusieurs étages qui servent de hub pour
« assister » aux représentations (quatre par étage) du théâtre. Comme
chaque spectacle est unique, ils ont chacun leur style qui leur permet de se
démarquer. Graphiquement, le jeu est très réussi, les développeurs se sont fait
plaisir pour aller au fond de leur proposition. Ils n’ont pas fait les choses à
moitié, chaque niveau est une scène que Peach doit explorer et chaque élément
du décor nous rappelle sans cesse que l’on est dans une pièce de théâtre, avec
les spots, le rideau rouge, les ficelles, les planches, les décors tournants,
les filins et on en passe. Peach ne pouvait pas rêver mieux pour faire ses pas sur
la scène vidéoludique.
« les développeurs de Princess
Peach : Showtime ! se sont fait plaisir pour aller au fond de
leur proposition »
Depuis le long-métrage sorti en 2023, On sent bien que Nintendo
veut soigner les cinématiques de ses jeux pour atteindre un niveau d’excellence
cinématographique. Ici, on est dans le prolongement du film avec un soin dans
les détails et une technique de haut niveau. La position et les mouvements de
caméra nous ont bluffés et apportent une bonne dose de modernité et donnent un
coup de fouet au rythme du jeu. Non, le quotidien de Peach n’est pas pépère,
elle sait jouer de ses personnes et rien ne lui fait peur. Il faut dire que
depuis 40 ans qu’elle se fait tyranniser par Bowser (le premier Super Mario
Bros. date de 1985), on peut dire qu’elle en a vu d’autres. La direction
artistique de Princess Peach : Showtime !est l’une des meilleures pour un jeu Nintendo tant elle fait preuve de
créativité et de diversité. À plusieurs moments, ça nous a rappelé l’univers de
Little Big Planet. Du côté de la musique, c’est tout autant soigné, dans le pur style
d’une pièce de théâtre. Elle tient une part belle, habille chaque pièce, ce qui
permet de compenser le manque de dialogue.
C’est en découvrant le gameplay de Princess Peach : Showtime ! que l’on
se dit que le jeu est destiné aux plus jeunes et aux joueurs occasionnels. Le
bouton A pour sauter et le B en guise de touche d’action (ZL et ZR ne servant
qu’à prendre la pose et à récolter des récompenses). Voilà, on ne peut pas
faire plus simple. Pourtant, le gameplay n’est pas aussi basique puisque
suivant le personnage qu’elle incarne, Peach va être capable de mille et une
prouesses. C’est la force du titre de proposer différents styles de jeu, qui va
de l’action (estocade à l’épée, triple loops piqué en patins à glace, Note de
musique quand elle donne de sa plus belle voix, le coup du lasso en stetson et
santiags), à l’infiltration (façon Sly Cooper),
l’enquête (façon point’n’click) et même en jouant à Cooking Mama en
cuisine pour concocter de délicieuses pâtisseries. Très clairement, Nintendo
propose une gamme très large et variée d’univers qui collent parfaitement à
l’image de Peach.
« On se dit que le jeu est parfait pour
initier les novices aux jeux vidéo, car il prend les bases den’importe
quel gameplay en mode facile »
Ça aurait pu être redondant et ennuyeux, mais il n’en est
rien, on s’amuse, car chaque nouveau tableau est une découverte. Si on vise le
100%, on doit même retourner chaque niveau pour trouver tous les items (plus ou
moins) cachés, ce qui apporte un peu de challenge au jeu. On ne va pas le
cacher, le titre ne deviendra pas une référence en matière d’ennemis et de boss
imbattables, on est vraiment sur un jeu accessible au plus grand nombre, il
faut bien garder cela en mémoire quand on lance une partie. Tout se gère
facilement et rapidement selon que l’on est joueur de jeu vidéo, et pas besoin
d’être super fort. En fait, on se dit que le titre est parfait pour initier les
novices aux jeux vidéo, car il prend les bases de n’importe quel gameplay en
mode facile. C’est une sorte de tuto universel pour le jeu vidéo, mais qui a la
particularité d’offrir un univers vaste et inspiré vraiment agréable.
Princess Peach :
Showtime ! est une très bonne surprise qui a la particularité
de proposer un jeu original, travaillé et divertissant. Bien qu’il s’adresse
aux plus jeunes et aux novices, tout le monde pourra s’amuser avec les
aventures inédites (et en solo) de Peach. En fait, de par sa structure (avec
plein de niveaux rapides à boucler), le jeu est idéal pour s’octroyer des
pauses détentes dans une journée sans passer des heures sur sa console. C’est
le jeu idéal pour se faire une petite partie et passer à autre chose avant de
revenir plus tard ou le lendemain pour se glisser de nouveau dans la peau d’un autre
personnage. D’ailleurs, chacun aura son préféré. On doit dire que Peach Ninja
nous a bien régalés (aussi bien dans le gameplay, que dans la construction et
l’animation du niveau « Ninjutsu - Le parchemin de l'eau »), surtout
quand Peach use de stratagèmes pour se fondre dans le décor et progresse incognito
sous le nez de ses ennemis.
« C’est le jeu idéal pour se faire une petite
partie et passer à autre chose avant de se glisser de nouveau dans la peau d’un
autre personnage »
Il y a comme ça plein de petits moments anodins qui
ponctuent l’aventure et qui contribuent à donner une singularité au jeu. Indéniablement,
Peach s’est émancipée de Mario et a trouvé sa voie pour devenir une vraie
héroïne de jeu vidéo qui n’a besoin de personne (sauf d’elle-même et de ses
personnages) pour briller en étant propulsée sur le devant de la scène. C’est
qu’elle a les épaules larges la Princesse, une vraie femme moderne. Elle qui
avait déjà un capital sympathie élevé, pourrait bien tirer la couverture à
elle.
Eh non, ce n’est pas la
première fois que Princess Peach se retrouve être la seule héroïne d’un jeu
vidéo. Celle qui a pour habitude de jouer les doublures et de rester au second
plan, a déjà eu les honneurs d’une aventure vidéoludique en 2006 avec Super
Princess Peach sur DS. Un jeu de plates-formes dans lequel, sur l’île des
Emotions, elle devait secourir Mario, Luigi et Toad des griffes de Bowser. Armée
de son ombrelle (on est loin de l’épée, du fouet et de ses capacités de ninja
dans Showtime !) Peach jouait les gros bras en jouant avec ses
émotions (Tristesse, Colère, Sérénité et Joie).
Mais bien avant cela, en 1990,
alors que Nintendo America l’avait rebaptisée Princess Toadstool, Peach avait
son propre jeu sur la Game Watch, une montre qui ne proposait qu’un seul jeu
basique, Princess Toadstool’s Castle Run, distribuée en prime chez
McDonald’s au Japon et aux États-Unis.
L’HISTOIRE : 4/5
IMAGE ET SON : 5/5
GAMEPLAY :4/5
L’AVIS GÉNÉRAL : 4/5
[ LA NOTE : 17/20 ]
Pour en savoir
plus, mate la vidéo de Princess Peach :
Showtime !:
> Princess Peach: Showtime!
un jeu Nintendo
sur Switch
déjà dispo.