Après avoir remis les pendules à zéro, Liu Kang, le Dieu du Feu, Protecteur de la Terre et Gardien du Sablier, a bouleversé le monde de Mortal Kombat. C’est un tout nouveau continuum qui s’ouvre à nous dans ce qui est une suite de Mortal Kombat 11, tout s’appliquant à reprendre l’histoire à zéro. On s’est embarqué dans ce sequel/reboot pour suivre Liu Kang à la recherche de ses champions qui représenteront le royaume Terre dans le Mortal Kombat. C’est avec un code fourni par l’éditeur que l’on a testé Mortal Kombat 1 sur PS5, voici notre verdict…
Liu Kang décide donc de créer
un nouveau continuum ce qui a pour conséquence de rebooter le monde afin de
changer le cours des événements passés. De ce fait, les relations entre les
personnages vont changer, la nature même de certains Kombattants va être
différente et certaines interactions vont nous surprendre, dans le bon sens du
terme. Le début du mode histoire permet de placer les jalons de l’intrigue pour
installer l’univers et les personnages principaux, une aubaine pour ceux qui ne
connaissent pas la franchise. Dès les premières scènes, on se laisse prendre
par l’intrigue, les dialogues et le charisme des personnages qui sont des plus
soignés. Si la motivation première de Liu Kang
est louable, on va vite se rendre compte que chasser le naturel, il revient au
galop et que l’on a beau réécrire l’histoire, on en revient toujours aux basiques.
Les continuums vont s’entrechoquer pour notre plus grand plaisir et nous offrir
des combats d’anthologie pour atteindre son paroxysme dans l’ultime chapitre de
Mortal Kombat 1 qui se termine en apothéose avec un rassemblement de
Kombattants digne de Avengers Endgame.
« C’est un peu comme si
la nouvelle timeline que Lui Kang avait créée
cherchait, inexorablement, à rejoindre la timeline originelle »
Si on prend en considération que
le seul mode histoire, on fait le constat que ce Mortal Kombat 1 a
réussi son pari de rebooter la saga, pour permettre aux nouveaux joueurs de
plonger dans le lore sans avoir l’impression de ne rien y comprendre, tout en
continuant l’histoire en offrant une suite qui tient la route, qui ne trahit
pas la saga et ce qui a fait son succès. En ce sens, en faisant de cette
itération la « première » de l’histoire Mortal Kombat, NetherRealm réalise un vrai coup de génie et prouve que le jeu n’est
vraiment pas comme les autres jeux du genre. Quand certains ne s’embêtent pas à
développer un lore conséquent, qui tient la route et passionne les gamers, Mortal
Kombat s’efforce de proposer un mode histoire prenant. C’est sa marque de
fabrique depuis le début et elle continue de séduire, d’étonner et de
surprendre, même après douze opus. À ceux qui ne comprennent pas qu’un
« simple » jeu de baston, qui voit les combats s’enchaîner entre deux
protagonistes, puisse se renouveler jeu après jeu, on les invite à plonger dans
ce Mortal Kombat 1, qui fait figure de porte d’entrée parfaite pour se
laisser gagner par la fièvre MK.
Il ne faut pas longtemps pour être subjugué par la beauté
de Mortal Kombat 1. C’est vrai que toutes les bandes-annonces qui ont
été distillées durant les mois de post lancement par Warner Bros. Games nous
avaient fait lâcher des « waouh ! », mais il faut bien avouer
qu’une fois dans le jeu, dans le feu de l’action et une fois que l’on plonge
dans les cinématiques, on en prend plein les yeux et on s’étonne que le jeu
soit encore plus beau. C’est bien simple, aussi bien dans la forme, que dans le
fond (le scénario est diablement ficelé et happera les novices comme les
anciens avec ses nombreux clins d’œil que seul un vétéran Kombattant pourra
comprendre). L’histoire nous tient en haleine et se suit comme un film. Tant la
direction artistique a été soignée, elle est digne d’un travail de maître. On
savait que NetherRealm était doué pour soigner l’esthétisme de ses jeux, mais
ce Mortal Kombat 1 est la preuve de la maitrise visuelle du studio qui
atteint un paroxysme dans son art. Tout ce qui est effet de lumière (on ne
parle pas que du projo de Johnny Cage, ni de la lampe torche de Stryker), de
l’éclairage de chaque décor, des particules, des effets d’impact, la fumée de
Smoke, le feu qui embrase l’écran et d’une manière générale la minutie apportée
à chaque lieu, tout ça est digne des consoles nouvelle génération. Mais là où
NetherRealm pousse le curseur plus loin c’est dans la cinématographie des
vidéos qui content l’histoire. La caméra est en mouvement (même dans les
moments clés d’un combat) et offre des plans que l’on n’a pas l’habitude de
voir dans ce type de jeu. Le montage est travaillé et dynamique, ce qui muscle
la façon de raconter l’histoire et, finalement, ça fonctionne. On est pris, on
se laisse porter par les événements et les rebondissements.
« Mortal Kombat 1 est la preuve de la maitrise
visuelle de NetherRealm qui atteint un paroxysme dans son art »
Tous les éléments que l’on a pointés ci-dessus font que
l’on est immergé dans le récit et confirment que Mortal Kombat 1 est
certes un jeu de combat, mais qu’il ne se cantonne pas simplement dans ce genre
en offrant tout un univers qui fait que l’on se prend au jeu et que l’on veut
connaitre les tenants et les aboutissements. Les graphismes HD contribuent à
notre immersion dans un univers plus détaillé que jamais. On en veut plus et on
en redemande. L’expression des visages est tout bonnement parfaite, on sait que
les dernières générations de consoles sont capables du meilleur, mais on ne
pensait pas qu’elles pouvaient nous offrir autant, et surtout pas avec un jeu
de baston. Les émotions que retranscrivent les visages des Kombattants a de
quoi surprendre tant elles sont réalistes, tout comme certaines textures
d’objets qui sont criantes de vérité. On est à la limite du photoréalisme. Du
côté de la bande son, il n’y a rien à redire, car elle accompagne parfaitement
l’action, comme le craquement des os et les autres « douceurs »
sonores qui accentuent le côté frappadingue des Fatalités et autres Brutalités.
La VF est soignée et fait appel à la crème des doubleurs pour faire jeu égal
avec ceux de la VO : ça finit de nous convaincre de la réussite technique
du jeu.
La proposition que nous fait Mortal
Kombat 1 est des plus Klassiques, ce qui lui permet de ne pas renier son héritage
tout en proposant de la nouveauté pour rendre le titre vivace et montrer que MK
est une saga moderne qui sait se renouveler. On l’a vu, le mode Histoire est
dans la pure tradition de ce que la saga nous propose et il continue de dorer
son blason. Parce que, de base, MK est un jeu d’arcade, il est tout à
fait logique (on n’aurait pas compris si ça n’avait pas été le cas) de
retrouver le mode Arcade à travers l’ascension des Tours qui nous permet
d’enchaîner les combats et de débloquer différentes cinématiques de fin. Pour
devenir le Kombattant ultime, il va falloir maîtriser les coups et cela va
demander beaucoup de pratique. Le mode Entraînement est très bien fait pour
permettre à tout le monde de progresser. Pour faire la différence et prendre le
dessus, il va falloir maîtriser les différents combos, en çà, le mode tutoriel
sera ton meilleur ami. Ensuite, tu pourras tester ta valeur de Kombattant en
affrontant d’autres joueurs en ligne ou en local et c’est là que tu vas
comprendre que tu as encore du taff pour ne pas te faire ridiculiser. Le roster
de base comprend 24 persos d’anthologie, au chara design des plus soignés et au
style de combat varié : chacun trouvera son préféré.
« Mortal Kombat 1 propose
une expérience riche en contenu, avec un gameplay toujours aussi
efficace »
Du côté de la nouveauté, le
mode Invasion a eu toutes nos faveurs. Dans ce mode solo, on déplace notre
personnage sur une sorte de plateau en 3D sur lequel on va enchaîner des
combats rapides, en un round, ce qui permet d’avancer rapidement et de ne pas
avoir l’impression que cela s’éternise : c’est dynamique et prenant.
L’ensemble des épreuves proposées est varié (teste ta force, survivre, les
mini-tours), les environnements sont une fois de plus détaillés et variés et
l’aspect graphique du « jeu de plateau » est des plus efficaces. Ce
mode permet de gagner de l’expérience et de nombreux objets purement
cosmétiques. Il fonctionne sur le rythme de Saisons, ce qui garantit au jeu de
se renouveler et fera que l’on n’est pas prêt à laisser MK1 de côté. Ce
qui avait paru être un artifice dans les trailers, s’est avéré être une bonne
trouvaille. En introduisant les Kombattants Kameo dans les matchs, Mortal Kombat
1 renforce son gameplay, car ces partenaires de combat interviennent en
soutien quand on les envoie sur le terrain. Ils peuvent attaquer, donner des
coups et faire la différence quand ils sont bien utilisés. Leur rôle est loin d’être
anecdotique quand on s’applique à les appeler au bon moment. Après avoir essayé
plusieurs combinaisons, on trouve vite le Kameo qui s’accorde parfaitement aux
personnages que l’on a choisis.
a réussi son pari de rebooter la série tout en
continuant de faire vivre l’histoire commencée il y a 31 ans et qui est plus
vivace que jamais. Le studio a fait cela de façon subtile sans jamais renier
son héritage, ni rogner sur la modernité du titre. Ce qu’il faut bien
comprendre, c’est qu’il n’est pas facile pour un jeu de combat de proposer un
lore qui soit dense et varié, de développer des histoires qui s’intercalent
entre chaque combat. De trop nombreux jeux, proposaient un semblant d’histoire
qui était collé grossièrement entre des combats qui s’enchainaient, mais Mortal
Kombat a toujours fait en sorte de soigner son intrigue et Mortal Kombat1 respecte cette volonté de conter une véritable histoire, basée sur un
scénario digne de ce nom. C’est bien simple, tout au long du mode histoire, on
n’a plus l’impression d’être dans un jeu de combat tant la réalisation
hollywoodienne est magistrale, tant la fluidité de l’histoire et du gameplay
forment un tout qui s’enchaîne sans temps mort. La qualité graphique joue pour beaucoup
dans notre immersion, on n’a jamais été aussi ébloui par un jeu Mortal
Kombat. On avait du mal à imaginer que la saga puisse autant se renouveler
et pourtant c’est bien le cas en réussissant à combiner le reboot au sequel.
« Après avoir bouclé le mode histoire, on se dit que
ce n’est pas un jeu, mais un film que l’on a regardé, tant les cinématiques et
les phases de jeu forment un même tout »
Il
faut remonter à la fin de Mortal Kombat 11 pour trouver les prémices du
petit dernier de la franchise qui va nous amener (tout au long du jeu) à
redécouvrir la saga et à retrouver une foule de personnage culte, que l’on
connaît par cœur, mais qui pourtant ne sont plus vraiment les mêmes, au point
de te faire changer d’avis sur certains persos. Tu l’auras compris, MK1
joue avec les réalités alternatives pour mieux nous divertir et pour nous
montrer que l’univers Mortal Kombat et capable de se modifier, de se
réinventer, de jouer avec ses codes pour s’adresser aussi bien aux gamers qui
prennent le jeu en main pour la première fois, comme aux vieux briscards qui
ont poncé les onze premières itérations. Ce qu’il y a
de bien, c’est que le gameplay est accessible au plus grand nombre, il ne faut
pas craindre d’être à la hauteur, il faut faire confiance en ses capacités, car
on peut très vite apprendre les bases et prendre plaisir à se bastonner pour
profiter des modes solo que propose le jeu. Ça devient plus compliqué quand on
se frotte aux autres Kombattants, c’est là que l’on voit ceux qui maîtrisent
vraiment les combos (et donc le jeu). Oui, pour progresser il ne faut pas se
contenter d’appuyer au hasard sur les boutons, il y a toute une stratégie à
mettre en place pour trouver le bon timing pour placer ses combos et faire un
maximum de dégâts. Le constat est sans appel, Mortal Kombat est un jeu complet
et une vraie réussite.
Pourquoi on aime Mortal Kombat 1 ?
S’il y a bien une chose
qui a fait la renommée (et la controverse) de la saga Mortal Kombat, ce sont les
Fatalités, le finish ultime d’un combat, qui va asséner le dernier coup pour « finir »
l’adversaire. Ces coups, que l’on réalise en appuyant sur une combinaison de
touches, sont volontairement sanglants (même gores dans la plupart des cas),
violents, mais « drôles » à la fois. Il y a une autre façon de
terminer un combat, ce sont les Brutalités, qui sont « moins »
violentes que les Fatalités et qui se font (pour simplifier) en effectuant un dernier
coup spécifique pour vaincre l’adversaire. Il y a des dizaines de Fatalité et
Brutalité différentes et c’est toujours jubilatoire de les voir, car elles sont
dignes d’un film d’horreur. Mortal Kombat 1 nous a régalés et ne déroge pas à
la tradition. C’est même bien gore du fait de la qualité graphique du titre,
mais c’est ça qui est bon et c’est ce que les fans de la saga veulent depuis le
premier volet.
L’HISTOIRE : 5/5
IMAGE ET SON : 5/5
GAMEPLAY :5/5
L’AVIS GÉNÉRAL : 4/5
[ LA NOTE : 19/20 ]
Pour en savoir
plus, mate la vidéo de Mortal Kombat 1 :
> Mortal Kombat 1,
un jeu Warner Bros Games
sur PS5, Xbox Series X|S,
Switch et PC,
Déjà dispo.