SOMMAIRE
Un père et un fils pour empêcher une prophétie

« En proposant une suite directe au premier opus, Santa Monica Studio signe avec God of War Ragnarök une aventure épique qui s’étoffe à mesure que les personnages gagnent en profondeur. »

God of War Ragnarök nous offre une galerie de personnages
que l’on apprécie de plus en plus, avec une mention particulière pour Sindri,
le nain bricoleur, qui est toujours de l’aventure avec son frère Brock. Son
humour, son attitude et la relation qu'il entretient avec Atreus sont des plus
plaisants et contribuent beaucoup à notre attachement pour les personnages du
jeu. Chacune de ses répliques fait mouche (« Ha ! Si ces dalles pouvaient
parler… Elles auraient des bouches ») et confère au jeu la touche
humoristique qui tranche avec la froideur dont Kratos fait preuve. De son côté,
bien qu'il fasse des efforts, le Dieu de la guerre est toujours aussi peu
loquace, mais il commence à montrer ses sentiments, pas trop quand même. Il
reste dans la réserve et donne le ton quand il coupe court à la conversation
d'un « non » autoritaire. Kratos est aussi froid que le Fimbulvetr,
mais rien ne demeure figé et ses lames du chaos sont trop en feu et commencent
à réchauffer son cœur à mesure qu'il accepte ses responsabilités de père. En se préparant pour le Ragnarök, Kratos va, lui aussi,
continuer à changer.
L’HISTOIRE
Note : 5/5

Des environnements époustouflants
Nos premiers pas dans le Midgard de God of War Ragnarök nous ont fait nous interroger quant à la différence graphique entre cet opus et son prédécesseur. À mesure que l’on avance dans le jeu, on prend conscience que le niveau graphique a monté d’un cran et qu’il est à la hauteur des capacités de la PS5. Le gros du travail a été fait sur les environnements qui offrent un niveau de détails impressionnant.

Ce sont tous ces détails qui attirent notre attention et nous font dire que « c’est vraiment beau ! ». Que ce soit la transparence de la glace et son scintillement au soleil, les particules qui virolent dans le désert, les joyaux qui illuminent les grottes sombres chez les elfes ou la luxuriante jungle des bois de Vanaheim que nous fait visiter Freya. Et que dire des effets de la poudre colorée (bleue, verte, jaune, mauve) dont se sert Angrboda en combat ? Le résultat est digne d’une color run.
« Pour s’immerger et apprécier la qualité graphique de God of War Ragnarök mieux vaut jouer sur une TV OLED avec le casque Pulse 3D »

L’IMAGE ET LE SON
Note : 5/5

« Tu brûles Kratos… ça va passer ! »

Si d’une manière générale le gameplay est efficace, on émet un petit bémol au sujet du compagnon géré par l’intelligence artificielle. Parfois, il a des comportements « bizarres ». En effet, Il n’est pas rare qu’il disparaisse de l’écran pour apparaître soudainement devant nous. C’est le cas quand on avance trop vite et que l’on change subitement de direction. Il en est de même en combat puisqu’il est rarement attaqué, même par une horde d’ennemis se trouvant à ses côtés, mais bon, comme on est trop occupé à rester en vie, on n’en fait pas forcément cas. Néanmoins, ces compagnons de fortune sont d’une aide précieuse pour prodiguer des conseils en combat, en pointant une faiblesse de l’ennemi. En exploration, ils nous indiquent la direction à prendre ou ils nous donnent des conseils lors des différentes énigmes avec leurs mécanismes parfois complexes. En changeant le personnage que l’on contrôle ou en changeant de compagnon, on a une véritable diversité dans la façon de jouer, ce qui est une bonne chose pour ne pas s’endormir sur ses lauriers puisque l’aventure est copieuse. Il nous aura fallu plus de 70h pour boucler le jeu à 100%.
« Le gameplay repose sur les bases solides du premier opus et propose des nouveautés pour booster l’expérience de jeu »

En se lançant dans l’aventure, on n’a pas été dépaysé, on
a vite retrouvé nos marques et l’on s’est vite adapté aux nouveautés et
nouvelles présentations des menus. Parce que Kartos et Atreus peuvent enfin fouler
les territoires qui leur étaient interdits, ils vont rencontrer de nouveaux
ennemis, mais aussi des visages familiers, ce qui était indispensable pour une
suite qui se veut dans la foulée du précédent opus.
GAMEPLAY
Note : 4/5

Une suite digne de ce nom

C'est comme cela que l'on a pu prendre conscience de la
beauté du titre et du travail que les développeurs avaient fait pour rester
dans la continuité, tout en lui donnant une nouvelle dimension qui allait nous
prendre (sans nous lâcher du début à la fin) et faire monter notre adrénaline à
mesure que Kratos et Atreus se préparaient à affronter le Ragnarök. Puisque le
titre est une suite directe, teasée à la fin du premier opus avec la scène de
clôture et l'arrivée de Thor à Midgard, il est normal d'avoir un sentiment de
déjà-vu à se retrouver une nouvelle fois en plein cœur des 9 royaumes.
D'ailleurs, si tu te souviens bien, dans le premier God of War tous les
royaumes n'étaient pas accessibles. Vanaheim, Asgard, Svartalheim et Jötunheim
nous faisaient de l’œil, mais leur accès demeurait irrémédiablement interdit, chose
qui se débloque avec Ragnarök.

« Parce que Ragnaröck reprend où l’on avait laissé Kratos et Atreus, on a l’impression de n’avoir jamais quitté les 9 Royaumes. En terrain conquis, on se reprend au jeu et on se reprend une nouvelle claque visuelle, servie par une histoire dieublement bien ficelée. »
Parce que l’on est fans de la saga, on a un degré d’exigence élevé quand un nouvel opus devient disponible. On attendait God of War Ragnarök et il ne nous a pas déçus, les aventures de Kratos et Arteus nous ont une fois de plus impressionnées. Difficile de ne pas se laisser happer (comme Kratos qui choppe un Draugar avec ses lames) par l’histoire et ses twists, ses moments dramatiques et l’intensité de l’action avec certains combats qui demandent à être recommencés, plusieurs fois, pour trouver la bonne mécanique et passer au suivant. Si le jeu permet de choisir son degré de difficulté afin que les plus exigeants, comme les novices, puissent profiter du jeu, God of War Ragnarök permet d’ajuster l'accessibilité, ce qui est plus qu’appréciable. Et quand ces ajustements ne suffisent pas, le changement de difficulté est toujours possible en dernier recours, mais attention, ce choix est irréversible, donc il est à utiliser uniquement si on se sait au pied du mur, mais que l’on veut continuer d’avancer dans l’histoire et de ne pas se priver d’en connaître le dénouement.

Les défis ne manquent pas dans le jeu afin de nous donner de quoi jouer si on s’est mis en tête de platiner le titre : cette mission s’annonce aussi colossale que celle de Kratos d’empêcher le Ragnarök, mais qui est tellement gratifiante quand le dernier trophée s’affiche à l’écran. Ragnarök clôture l'épopée de Kratos et Atreus en territoire nordique et on se prend à rêver à la suite de la saga, car on ne voit mal Santa Monica Studio s'arrêter en si bon chemin : Wait and see !
L’AVIS GÉNÉRAL
Note : 5/5

Pourquoi on aime God of War Ragnarök ?
En fait, ce n’est pas
seulement God of War Ragnarök que l’on aime, mais toute la saga qui a
fait la renommée de Santa Monica Studio. Lancé en 2005 sur PS2, God of War
a été de toutes les consoles Sony (de la PS2 à la PS5, en passant par la PS
Vita) en proposant, à chaque fois, une histoire solide, des graphismes à la
hauteur de la console et un gameplay taillé pour les amateurs d’action. Cette
recette gagnante a conquis de plus en plus de joueurs, ce qui a permis à la
saga de devenir une référence vidéoludique. Depuis que Kratos a refait sa vie à
Midgard, la saga a pris un nouveau tournant pour gagner en profondeur. Lui qui
marchait seul alors qu’il se frottait aux Dieux et aux Titans, marche
dorénavant avec son fils à ses côtés dans une suite épique, faite de grands
moments du jeu vidéo, tant dans les combats que dans l’histoire avec ses
moments d’émotions intenses. Nul doute que God of War Ragnarök demeure un
vrai grand jeu vidéo d’action aventure avec un fort contenu narratif qui, une
fois n’est pas coutume dans l’histoire de la saga, ne nous a pas déçus :
bien au contraire, on en veut encore plus !
Pour en savoir plus, mate la vidéo de God of War Ragnarök :

le 9 novembre. (Réalisé avec la version de test fourni gracieusement par Sony Interactive Entertainment Europe)
[ Note : 19/20 ]
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