Quand, dans un futur proche, des dinosaures refont leur apparition sur Terre, ils trouvent sur leur route des Exocombattants bien décidés à les empêcher de régner à nouveau sur Terre. C’est, en équipe, armé des technologies les plus sophistiquées et guidé par Leviathan, une intelligence artificielle mystérieuse, qu’on s’est lancé dans cette nouvelle licence Capcom. C’est avec un code fourni par l’éditeur que l’on a testé Exoprimal sur PS5, voici le verdict…
9 min de lecture
Pour son jeu
de tir à la troisième personne, Capcom a décidé de souffler le chaud et le
froid en faisant se rencontrer les dinosaures de l’ère jurassique à la High-Tech
ultra sophistiquée des Exosquelettes du futur. C’est un véritable combat des
titans qui s’annonce, un mélange des genres qui avait attiré notre attention
dès la présentation du projet lors
du State of Play de mars 2022.
La
dernière fois que l’on s’était glissé dans un exosquelette pour combattre des
monstres et pour sauver l’Humanité, c’était en 2019 avec Anthem, l’action-RPG
de BioWare édité par EA, qui n’avait pas su rencontrer son public, malgré de
bons atouts, mais qui avait su nous séduire. C’est avec le souvenir de cette
bonne expérience que l’on s’est lancé dans Exoprimal, la nouvelle saga
créée par Capcom, avec l’enthousiasme de se frotter à des hordes de dinosaures,
de faire un carnage, avec comme promesse que 65 millions d’années plus tard,
ils vont connaître une nouvelle extinction. On débarque donc, en 2040, avec le
jeu qui nous apprend que les dinosaures sont réapparus sur Terre via des
failles spatio-temporelleset qui
débarquent par vague entière (un peu à la façon des zombies dans Days Gone).
Mais dans ce futur proche, la haute technologie de la société Aibius Corp va permettre
à une poignée d’Exocombattants d’être les derniers remparts de l’humanité.
C’est équipé d’une armure ultra perfectionnée, les exosquelettes, et d’un
arsenal ultra puissant que l’on se frotte aux dinosaures, car la société à la
capacité de déterminer où les grosses bébêtes vont apparaître. Nos premiers pas
dans l’histoire font office de tutoriel et nous permettent de faire la
connaissance des différents membres de l’escouade Hammerheads (que l’on apprend
à connaître et apprécier à mesure que l’histoire avance) et de Leviathan, l’intelligence
artificielle d’Aibius, qui est là pour nous guider et nous soutenir sur le
terrain de combat.
« 65
millions d’années après leur extinction, les dinosaures sont de retour sur
Terre, mais pas pour longtemps, les d’Exocombattants d’Aibius Corps. vont les
chasser sans retenue »
Mais voilà,
lors d’une mission d’exploration, l’avion qui transportait la bande est pris
dans un mystérieux tourbillon qui le fait se crasher sur l’île de Bikitoa. Les
Disparus vont alors découvrir le véritable « visage » de
Léviathan qui oblige les Exocombattants à s’affronter entre eux et entre
dinosaures : le carnage peut alors commencer ! Capcom a soigné
l’intrigue pour donner sens à son jeu et ne pas en faire un simple TPS, mais
pour apporter un cadre, des rebondissements, des mystères et des protagonistes sympathiques
qui forment un tout. À mesure que l’on avance dans le jeu et que l’on multiplie
des combats, on assemble les pièces du puzzle qui, une fois le jeu bouclé, nous
apportent l’éclairage nécessaire pour comprendre les raisons de la réapparition
des dinosaures et les raisons qui poussent Leviathan à organiser les Hunger
Games du jurassique. Parce qu’enchaîner les combats peut vite devenir
routinier et lasser les joueurs, il est important pour un jeu vidéo d’ajouter
d’autres éléments qui vont piquer notre intérêt et nous donner envie d’aller
plus loin, de ne pas lâcher la manette pour aller au bout de l’histoire. Le
thème du jeu, le développement de l’intrigue, la façon de faire pour recoller
les morceaux et la présence des dinosaures est, à notre goût, le cocktail idéal
pour se délecter cet été d’un jeu qui envoie du lourd.
La première chose qui saute aux yeux dès que l'on se
lance dans l'aventure Exoprimal, c'est que le jeu est beau. Il n'est pas
exceptionnellement beau, mais il fait son effet avec ses environnements
futuristes plutôt « réalistes » (du moins dans l'idée que l'on se fait d'une
ville du futur), dans le character design et son avatar personnalisable (dans
une moindre mesure, mais ça permet de créer un perso rien qu’à soi), sans oublier
les exosquelettes qui sont stylés et variés. Visuellement parlant, le jeu a été
soigné. Mais ce qui nous a le plus impressionnés, ce sont les dinosaures qui
semblent tout droit sortis de Jurassic Park. Criants de vérité, ils font
leur effet quand les failles les déversent sur le champ de bataille. On sent
bien l'expertise de Capcom en matière de gros monstres. Les nombreuses
itérations de Monster Hunter ont permis de maîtriser les mouvements et les
animations des bébêtes et, appliqué à Exoprimal, ça donne de la
nervosité et de la fluidité dans les combats, ce qui est des plus agréables et
permet de rendre le titre lisible dans son ensemble.
« On sent bien l'expertise de Capcom en matière de
gros monstres avec une maîtrise des mouvements et des animations des grosses
bébêtes d’Exoprimal »
C'est beau, mais où le jeu est moins bon, c'est dans la
diversité. Oui, il faut t'attendre à être pris dans une boucle temporelle tant
tu vas recommencer, encore et encore, les mêmes types de missions. Mais c'est
le tribut à payer pour voir des variations de dinosaures et débloquer des
nouveautés. Le manque de diversité dans ce que propose le gameplay est un
facteur qui fera que certains lâcheront le jeu, c’est pourquoi il est important
que les développeurs ne tardent pas à apporter de la nouveauté au jeu. Si tu te
laisses happer par l'arc narratif du jeu, si tu n’as pas le poil qui se hérisse
à chaque fois que Leviathan te donne des ordres et si l'esthétisme du titre
t'accroche, comme nous, tu devrais vouloir découvrir ce que le gameplay du jeu
réserve et te lancer dans le massacre de dinosaures. Du côté de la bande-son,
il n'y a rien de marquant, Exoprimal ne compte pas sur cet artifice pour
marquer les esprits, pour séduire les gamers. À noter que les dialogues du
jeu sont en anglais, sous-titrés en français, et que seule la voix de Leviathan
a été doublée dans la langue de Molière. Là encore, Capcom navigue entre deux
eaux. C'est déroutant, mais il faut voir le bénéfice que cela apporte (bien
qu'on aurait aimé une localisation intégrale en français) dans la frénésie des
combats, c'est plus compliqué de lire des sous-titres, donc on préfère voir le
verre à moitié plein.
Avant
de se retrouver sur le champ de bataille et de se frotter aux différents
dinosaures et à une équipe de cinq personnes, parlons formalités, car pour
pouvoir jouer à Exoprimal, il faudra impérativement un abonnement qui
permet de jouer en ligne puisque le jeu est uniquement jouable dans ce format.
Il faudra aussi être préalablement muni d’une Capcom ID, ce qui ne devrait pas
poser de problèmes si tu joues à Street Fighter 6 ou t’inscrire gratuitement.
Une fois ces conditions remplies, on va pouvoir se jeter dans l’arène et ce
qu’il y a d’agréable (et qui rend l’expérience plus fun) c’est que l’on peut le
faire avec ses potes. Mais avant de marteler frénétiquement les touches de sa
manette pour dégommer le plus de dinos possible, il faut tout d’abord se
choisir un exosquelette suivant le rôle que l’on veut tenir dans
l’affrontement. Ici, pas folie, c’est du connu puisqu’on a le choix entre Tank,
Soutien et Assaut pour ceux qui aiment foncer tête baissée. C’est basique, mais
permet au plus grand nombre (et quel que soit son profil gamer) de s’essayer à Exoprimal.
« Le
gameplay se veut flexible puisque l’on peut changer d’exosquelette (donc de
rôle) en cours d’affrontement »
Afin de
s’adresser au plus grand nombre et pour ne pas laisser ceux qui auraient un
complexe d’infériorité et ne se sentiraient pas à la hauteur, les développeurs
ont misé sur un système rassemblé autour de dix exosquelettes, répartis sur les
trois classes citées ci-dessus. Ainsi, il y a assez de diversité pour que l’on
trouve exosquelette à son pied, puisque chaque armure à ses propres
spécificités et qu’on peut les améliorer avec des modules qui augmentent les
aptitudes et des outils qui permettent d’ajouter des capacités : ce qui
explique que la prise en main est rapide. Le gameplay se veut flexible puisque
l’on peut changer d’exosquelette en cours d’affrontement pour s’adapter aux
aléas du combat. On aurait aimé que la carte de la diversité soit également
appliquée aux modes de jeu, puisqu’il faut se contenter du mode « Survie
Jurassique » dans lequel deux équipes de cinq joueurs s’affrontent en
simultané, sur le même champ de bataille, pour accomplir en premier différentes
missions, avant l’apothéose de la mission finale où il faut canarder ses
adversaires sans retenue pour décrocher la victoire. Afin de motiver les
troupes, Exoprimal propose un Pass de Survie (gratuit ou premium) qui
permet de mettre la main sur des récompenses qui seront utiles ou simplement
cosmétiques. Tout ça est très convenu, mais, on le répète, on voit ce choix
comme un moyen de rendre le titre accessible même à ceux qui ne sont pas
attirés ou pas assez « forts » dans ce type de jeu.
Un jeu non exempt de défauts, mais il fait le
job
La problématique de ce genre de jeu, qui vient chasser
sur le même terrain que de grandes franchises (qui trustent le marché et qui ne
laissent pas de place aux nouveaux, est de trouver la formule qui va faire la
différence afin de s’affranchir de l’étiquette du « jeu qui ressemble
à… ». On comprend mieux pourquoi Capcom a choisi de faire se rencontrer
l’ancien monde de la préhistoire (matérialisé par les dinosaures), au monde du
futur (matérialisé par les exosquelettes et leur technologie), et ça fonctionne.
Ça
aurait pu être raté, mais la saga Jurassic Park est passée par là, sans
compter qu’on s’est aussi habitué à chasser des monstres gigantesques (à
l’allure de dinosaures) dans Monster Hunter, donc si tu es comme nous,
tu aimes tout ça, tu vas y prendre goût.
« Visuellement Exoprimal est au top et question
fluidité, le RE Engine de Capcom a encore frappé »
Certes, le jeu a ses défauts et manque cruellement de
variété dans les modes de jeu qu’il propose, mais visuellement il est au top et
question fluidité, le RE Engine de Capcom a encore frappé. L’arrivée des
raptors par dizaines est impressionnante et aussi marquante que celle des
zombies de Days
Gone. Ce déferlement est une bonne façon de mettre la pression et pour
garder son sang-froid, mieux vaut être bien préparé, avoir choisi le bon
exosquelette et compter sur ses partenaires de jeu. On pensait qu’on allait
vite se lasser, mais non, il y a un gout de « reviens-y » des plus
délicieux. Exoprimal, c’est le plaisir coupable qui fait le job et qui
n’a pas fini de nous séduire, car Capcom a trouvé la formule pour continuer à
nous régaler.
Comme
on l’a dit en début de ce test, avec Exorprimal, Capcom mélange les
genres et nous offre un jeu qui assume cette « folie », ce côté crazy
qui apporte au titre sa singularité. L’éditeur d’Osaka aurait pu s’en arrêter
là, mais non, il a décidé d’aller encore plus loin dans le côté décalé et de le
faire avec ses autres licences phares. C’est ce que l’on a découvert en
regardant la route de route d’Exoprimal qui détaille les trois premières
Saisons du jeu, qui nous emmèneront jusqu’au début 2024. Si tu trouvais déjà
ouf de voir des exosquelettes affronter des dinosaures, que diras-tu quand les
combattants de Street
Fighter VI entreront dans la partie en octobre prochain ou encore les
mastodontes de Monster
Hunter qui débouleront pour la Saison 3, en janvier 2024 ?
L’annonce en a surpris plus d’un, mais on ne va pas cacher que, de notre côté, on
a hâte de voir comment les développeurs vont gérer ses collaborations et si
cette direction apportera une véritable valeur ajoutée à cette nouvelle saga.
En tout cas, sur le papier, c’est très prometteur et ça devrait donner envie
aux fans de SF et MH de se lancer dans l’aventure.
Pour en savoir plus, mate la vidéo
de Exoprimal :
L’HISTOIRE : 5/5
IMAGE ET SON : 5/5
GAMEPLAY :4/5
L’AVIS GÉNÉRAL : 4/5
[ LA NOTE : 18/20 ]
> Exoprimal un jeu Capcom sur PS5, PS4
Xbox One, Xbox Series et PC
déjà dispo.
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